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COLLECTION OF

William Schaus

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PRESENTED TOTHE

National Muséum

MCMV

inSTOIRE NATURELLE

INSECTES

LÉPIDOPTÈRES

VII. NOCTUÉLÎTES

m.

HISTOIRE NATURELLE

DES

INSECTES

SPECIES GENERAL

DES

LÉPIDOPTÈRES

Par MM. BOISDUVAL et GCENÉE.

TOME SEPTIÈME.

NOCTUÉLITES

Par m. a. GUENÉE. TOiME m.

OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES

PARIS

LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET

»UE HALTEFECILLK, 12.

1852.

1

HISTOIRE IVATlIREllE

DES

INSECTES LÉPIDOPTÈRES

FAM. II. HOMOPTERID.^ Bdv.

Bdv. Faun. Mad. p. 108.

Chenilles voisines des Catvcalidcs, à 16 pattes, mais ayant souvent tes pre- mières plus courtes et impropres à la progression ; à corps allone/é et à tête aplatie antérieurement. Chrysalides arrondies antérieurement, aiguës posté- rieurement, le plus souvent recouvertes d'une efflorescence violâtre ou bleuâtre. Papillons à antennes crénelées de cils courts, multiples dans les çf, simples dans les Q ; à palpes longs, ascendants, à dernier article long, linéaire, non spatule ; à plérygodcs écartées et souvent huppées à l'extrémité ; à abdo- men plus ou moins déprimé, muni à la base d'une crête large, aplatie, et sur les anneaux suivants de crêtes fines et linéaires ; à ailes à franges larges, les quatre concolores et participant des mêmes dessins; F indépendante insérée vis- à-vis de la et plus ou moins séparée de la nervure médiane; bord abdominal formant une gouttière trcs-velue.

M. Boisduval a établi sculemcnl de nom cette famille, qui, par quelques- unes de ses chenilles, se rappruclic exlromcmcnt des Calocalides. Comme celles-ci, elles sont deini-arpcnteiixes, ce qui tient à la brièveté de leurs première paire de pattes membraneuses, qui ne leur permet pas de s'en servir pour marcher. Comme elles aussi, elles sont aplalics en dessous, mu- nies d'éminencessurlell'^ anneau, et il n'est pas jusqu'aux couleurs et aux dessins qui ne rappellent ceux de nos Cntocala européennes. Les chrysa- lides ont encore plus d'aflinité avec ces dernières : leur forme et l'pnduit farineux qui les recouvre, permettent de les confondre tout-à-fait avec elles. Mais s'arrête la ressemblance de ces deux familles, elles insectes

Lépidoptères^ Toute 7. 1

JUN 0 4 2003

3 HOMOPTERID^.

parfaits de celle-ci n'ont pour ainsi dire rien de commun avec l'autre. Loin d'avoir, comme nos Catocala, les ailes inftjricures de couleurs bril- lantes, avec des bandes noires, ils diffèrent au contraire de presque toutes les autres Noctuélides, en ce que leurs quatre ailes sont complètement semblables et participent toutes dos mêmes dessins-, leurs couleurs sont gé- néralement peu brillantes : le brun feuille-sèche et le noirâtre y jouent presque le seul rôle. Les dessins consistent dans les lignes ordinaires et souvent quelques autres, accessoires. Les taches des supérieures sont le plus souvent nulles ou à peine marquées. La ligne subterminale est celle qui joue ici le principal rôle, elle forme en effet, dans beaucoup d'espèces, deux grands arcs qui se rejoignent au milieu du bord terminal et s'y perdent dans une ombre vague. Cette dernière varie pour la forme, mais persiste dans tous les genres de la famille : c'est un caractère constant, quoique peu important au premier abord.

Les genres sont trés-rapprochés dans cette famille, et cependant, quand on connaît les premiers états, il faut, bon gré mal gré, les multiplier. Il se pourrait encore que je n'aie pas été assez loin dans ce morcellement, et l'un des groupes de mon genre Homoptera deviendra peut-être par la suite un genre séparé.

Les Homoptérides sont en grande partie américaines. Le reste habite l'Inde, et ces dernières ont un lacies tout particulier. Une seule espèce, ré- cemment découverte, est européenne.

Gen. PÏI^OCYMA Hb.

Hb. Verz.

Chenilles..,..', Antennes longues, crénelées dans les çf de cils multiples, mais tiis-courls. Palpes assez cjrêles, ascetidants-verticaux, à dernier article long, dressé, linéaire, obtns. Tête petite. Veux très'pelits et rapprochés dans tes femelles. Thorax globuleux, zôné, à plétygodes très-divergentes et velues. Abdomen qlubre, un peu déprimé, subcaréné, muni de crêtes fines dans les deux sexes, finissant brusquement en pointe. Ailes concolores, dentées: les super, aiguës au sommet, avec les taches ordinaires distinctes ; inférieures peu char- gées de dessins, à tieivure médiane ne se ramifiant qu'assez loin de la base.

Ce genre dont je ne connais jusqu'ici qu'une seule espèce, n'appartient que de nonr à Hubner, qui a réuni à celle-ci une vraie Ilomopicra {Caly- ca7iihata) et une autre espèce douteuse {Fltictuaris), Il est bon d'observer, du reste, que la Calycanthata d' Abbot est fort mal figurée, et que le cT res- semble beaucoup à la Lvnifera, ce qui justifie l'erreur de Hubner.

Il se rapproche beaucoup du genre Homoptera, dont il diffère cependant assez par la forme et les dessins des ailes, l'abdomen, les pattes, etc., pour qu'on puisse conjecturer que les chenilles doivent offrir des différences analogues. Le papillon rappelle un peu certaines Toxocampa.

HOMOPTERID^.

I lZ-20. Pn.^OCV.MA LrNlFEP.V IIl).

Hb. Zutr. 97, 98.

35 à iO""». Ailes d'un gris-testaci-. Supt-ricuros couvertes de petites Stries noires, transversales : leur base d'un brun foncé très-tranché, nuancé de noirâtre. Une tache apicale semblable, aiguë, et noire au som- met. Ligne coudée bien marquée , fine et ondée. Tache réniforme en croissant , d'un jaune-roussâtre ; orIMculaire remplacée par un point noir qui se trouve placé sur un large espace transversal d'un gris clair. Ailes infér. ayant une bande subterminale brune, les traces d'une autre au-des- sus, et le bord terminal très-strié. Dessous plus clair, avec une lunule et une fine ligne centrale ondée. renielle plus grande et un peu plus sombre.

Amérique Septentrionale. Coll. Bdv.

Gen. ALAMIS Gu.

CItcnilles Anlenne.i assez courtes, épaisses, veloutées, à peine pu-

bescentes, même dans les cf. Palpes écartés, assez grêles, leur second article mince, tantôt hérissé, tantôt renjlé et alors déprimé et comme canaliculé anté- rieurement, le 3" au moins un tiers plus court, linéaire, droit. Trompe courte. Yeux gros. Thorax assez convexe, velu-écailleux., carré, à ptérygodes un peu divergentes et muni d une forte touffe relevée à sa base. Abdomen épais, plus Ou moins déprimé, finissant brusrfuemcnt en pointe obtuse, tronquée et velue, crête au moins sur les premiers anneaux. Pattes courtes, très-velues dans lesçf, assez velues dans les femelles. Ailes dentées, maies, concolorcs, sguammeuses, à lignes midtiplcs, distinctes : la sublenninale ne formant pas d arcs distincts touchant le bord terminal.

Quelque peu nombreux ijuc soit ce ijcnre, il est plus répandu à lui seul que tous les autres de la même famille qui habitent exclusivement l'Amé- rique. Celui-ci est à la fois européen , africain, américain, mais surtout asiatique. Les espèces qui le composent sont généralement inférieures pour la taille aux Homoptera. Leurs ailes ne sont pas dentées Irès-profondément, mais le feston terminal est plus continu et mieux marque que dans le reste des genres de cette famille : il est surmonté d'un autre feston parallèle, noir. Les autres dessins se réduisent à des lignes nombreuses, mais parfois assez confuses, et le dessous est uni cl clair, avec de simples atomes qui tendent à former des lignes.

Le Muséum d'histoire naturelle possède une espèce de ce genre , rap- portée par Dclalandc du pays îles lloltcntots, mais qui est tellement usée qu'il m'est impossible d'en donner une bonne description.

H HOMOPTERID^.

i39, 1. Alamis Dmbrina Gn.

38""". Ailes d'un brun de terre d'ombre, traversées par une multitude de petites lignes denlicuk'es, plus foncées, parmi lesquelles sont confon- dues les lignes ordinaires : la coudée suivie d'une large bande irrégulière, déchirée, d'un gris-noirâtre, semé, au milieu, de quelques écailles blanches qui est suivie elle-même, au sommet et au milieu de l'espace terminal, de deux larges plaffucs du même gris. Entre cette bande et ces plaques , serpente la ligne subterminale, qui est de la couleur du fond la plus claire, et linement dentée. Ailes infér. offrant la même ligne , surmontée d'une foule d'autres moins nettes, mais également denticulées, toutes s'éteignant avant d'arriver à la côte. Un fdet noir festonné précède, sur les quatre ailes, un feston terminal, parallèle, fin, clair. Dessous d'un gris-blanchâtre, avec des atomes bruns, la trace à peine visible des ligaes du dessus, et une série subterminale de petits traits noirs sagitlés.

Indes orientales. Coll. Saunders. Deux Ç.

i3?.2, Alamis Albicincta Gn.

36"»'». Ailes dentées, sans coude distinct, d'un brun de terre d'ombre, traversées d'une foule de lignes ondées un peu plus foncées, avec un fin liseré clair, surmonlé d'un autre également fin et noir, et, entre les deux, un petit point blanc bien marqué entre chaque nervule. Ligne subtermi- nale commune, épaisse, blanche, dentée en zigzag régulier aux ailes infé- ricu-es, irrégulier aux supérieures, on voit notamment une dent aiguë, saillante sur le pli cellulaire. Espace terminal presque entièrement sau- poudré de blanc coupé, entre les nervules inférieures, par de fins traits noirs. Ailes supérieures ayant, en outre, une bande blanche, irrégulière, après la ligue extrabasiiaire, qui est noire, ainsi que la coudée, et la tache réniforme vaguement indiquée en gris-noir. Dessous des quatre ailes d'un gris-testacé très-clair , avec des atomes formant des lignes vagues ; les inférieures avec un point noir placé dans la cellule, mais beaucoup plus rapproché de la base qu'à l'ordinaire. Abdomen avec cinq crêtes épaisses

Silhet, Inde centrale. Coll. Gn. Deux ç^.

i323. Alamis IIyi'oph.ea Gn.

35">"'. Ailes peu dentées : les supérieures prolongées à l'apex, à bord terminal coupé obliquement, non denté ni arrondi; les quatre d'un brun de terre d'ombre, traver.sécs d'une foule de lignes ondées, plus foncées; les supérieures ayant les deux médianes noires, écartées, parallèles ; l'ex- trabasilairc précédée et suivie de lignes ombrées d'un gris-noir un peu

HOMOPTERIDiE. 5

verdâtre ; la coudée suivie d'une ligne du même ton , très-rapprochée parallèle et s'élargissant à la côte en une grande tache que traverse le sommet de la subterminale, qui est de la couleur du fond , et se perd en descendant. Deux petits points clairs dans le bas de la tache réniforme, qui est à peine indiquée. Dessous des quatre ailes d'un gris-brun uni , soyeux, luisant, sans aucune ligne ni point : celui des inférieures couvert de petits poils drapés , ainsi que la base des supérieures. Jambes très- velues; les antérieures couvertes de poils ochracés et portant, en outre, une sorte de palette élargie , formée par des poils noirâtres. Abdomen avec cinq crêtes épaisses, dont la première double.

Inde centrale. Coll. Gn. Un (f.

On reconnaîtra facilement cette Alamis ^ par le dessous de ses ailes; mais comme je n'eu ai vu qu'un seul çf, et rien que des 9 de quelques autres espèces, il serait possible que j'eusse fait un double emploi. Il se- rait donc bon d'en réunir un grand nombre d'individus et de vérifier mes descriptions sur les deux sexes.

,/l324. AlawiS PolioiDES Blanch.

43 à 55"'". Ailes profondément dentées, à franges longues et squam- meuses , d'un gris-cendré sabl« de noirâtre ; les super, avec les trois lignes distinctes; l'cxtrabasilaire roussàtre, vague, arquée et tremblée; la coudée fine, noire, sinuée et denticuléc , et la subterminale claire, parallèle à la précédente , dont elle est très-rapprochée. Un trait noir très-fin, éclairé, au sommet de chaque dent. Tache réniforme seulement indiquée , avec un point blanc inférieur. Ailes infér, moins chargées que les super., avec deux lignes presque droites, vagues, atteignant à peine la côte; l'inférieure dentée et plus rapprochée de l'autre au bord terminal .- dessous d'un gris pâle, avec des lignes vagues. 2<-' article des palpes velu- hérissé. Abdomen peu déprimé.

Chili. Rapporté par M. Gay. M. N.

J'ai vu deux femelles qui présentent entre elles une certaine différence: l'une étant plus petite, plus foncée, mieux écrite et, ce qui est moins ordi- naire , ayant le dernier article des palpes notablement moins long que l'autre.

i325. Alamis Albidens h.-s.

Hecr.-Sch. S95 = Aïbidentaina Frey. IV pi. 354 f. 1.

30"™. Ailes super, dentées, d'un gris-teslacé, avec une foule de fines lignes transverses plus claires, au nombre desquelles la subterminale plus distincte, parallèle au bord, un peu dentée et précédée d'une nuance d'ua gris de fer, élargie dans le haut. Lignes ordinaires très-fines, noires : les deux premières arquées et tremblées ; la coudée écartée , presque paraN

Lépidoptères. Tome 7. 2

(5 HOMOPTERID^.

lèle, d'abord flcxueusc, puis lunulée, formant une petite dent saillante sur la 2e nervule inférieure. Une simple éclaircie à la place de la réni- fornie. Feston terminal fin, clair, surmonté, à distance, d'un autre, noir. Frange divisée par une ligne foncée. Ailes înfér. ayant , outre les lignes claires et les festons des supérieures, une bande partant de l'angle anal formée de trois lignes noirâtres et se perdant vers la fin de la cellule. Dessous d'un blanc-testacé, avec une multitude de petites lignes plus fon- cées, dont une médiane aux inférieures, plus apparente et finement den- tée. Russie méridionale. Coll. Bdv. Un cf.

Cette rare espèce est la seule de sa tribu qui soit européenne. Elle a beaucoup de rapports avec la précédente.

1826. Alamis Glaucinans Gn.

Elle est très-voisine de la LigiUa; mais, comme je n'ai plus celle-ci sous les yeux en ce moment, je regrette de ne pouvoir en donner une descrip- tion comparative. Cependant, je vais faire celle-ci dans les mêmes termes que l'autre, afin qu'on puisse mieux les distinguer.

32mm, Ailes un peu dentées, d'un brun-testacé clair, avec une foule de petites lignes plus foncées, très-fines, parallèles, au nombre desquelles les lignes ordinaires. Coudée plus distincte, fine, noire, suivie, au sommet, d'une lilure laciniée extérieurement , d'un gris-noir, et de trois taches semblables , au-dessous des et inférieures et de la sous-médiane , puis d'une ligue roussâtrc très-pâle (la subterminale), qui envoie un trait noiiâtre à l'apex. Presque tout l'espace médian est recouvert par des écailles d'un blanc-bleu, sur lesquelles se découpe la réniforme, qui est de la couleur du fond , et vaguement environnée de noirâtre. Une ligne festonnée très-fine, parallèle au feston terminal, qui est clair. Ailes infér. avec de très-fines lignes parallèles , dont deux plus noires et plus dis- tinctes, presque droites , à quelque distance du bord. Dessous des ailes et corps comme chez Ligilla.

Silhet. Coll. Gn. Un cf.

1827. Alamis Ligilla Gu.

50"i™. Ailes un peu dentées, d'un brun-testacé clair, avec une foule de stries et de lignes un peu plus foncées, au nombre desquelles les ligues ordinaires. Coudée plus distincte, fine, noirâtre, suivie de quelques lâches d'un noir-ardoisé, surtout au sommet, puis d'une autre ligne presque pa- rallèle, d'un roussâtre pâle, qui envoie parfois un trait foncé au milieu du bord terminal. Tache réniforme de la couleur du fond , mais ponctuée de blanc et environnée de noirâtre. Une petite ligne festonnée, très-fine, noire et parallèle au feston terminal , qui est clair. Ailes jnfér. avec plu-

* ÎIOMOPTERIDvE.' y

siéurs lignes fines brunes, droites, à peu de distance du bord terminal Dessous d'un blanc-brunâtre, a\cc une multitude de stries à peine plus foncées, et un petit poiut cellulaire brun. Abdomen déprimé, rectangu- laire, fortement crété , le second anneau ayant deux crêtes placées sur la même ligne. Pattes antérieures du çf très-cotonneuses.

Java. M. N. el Coll. de la C'" des Indes.

Cette jolie espèce rappelle tout-à-fait, eu petit, les Homoptera,

Gen. XYLIS Gn.

Chenilles, i, a Antennes des çj* crénelées de cils assez longs, entre lesquels sont d'autres poils fins. Palpes ascendants-verticaux, le second article long, droit, épais, rectangulaire, le 3* linéaire, assez fort, bicolore, droit, aigu. Tho- rax carré, très-velu, à ptérygodes écartées et huppées à [extrémité. Abdomen long, gros, obtus, peu déprimé, ayant le premier anneau garni d'une crête ar- quée, le second muni de deux pinceaux latéraux, et tous les suivants de crêtes linéaires. Pattes fortes, à jambes très-velues : les postérieures épaisses, avec des poils denses et longs; les intermédiaires munies aux genoux d^un pinceau de poils soyeux, aussi long que la jambe. Ailes ob longues, dentées, épaisses, pul" vérulentes: les supérieures ayant le bas du bord terminal éduxncré ; les infér, coudées, à dents aiguës.

Les caractères ne manquent pas, comme on voit, pour ce genre, qui est du reste trés-voisin des Uomoptera. Indépendamment des différences si- gnalées, on n'aperçoit point ici d'une manière distincte la subterminale, et l'ombre qui se voit au milieu du bord lerminal est vague et ne se lie à au- cun dessin.

i328. Xylis Setipes Gu.

SS™""-. Ailes dentées, oblongues, avec le coude du bord terminal très- marqué, et toute la partie qui est au-dessous de ce coude sensiblement rentrante, surtout aux supérieures; d'un brun de bois, avec un doubk rang subterminal de traits noirs. Supérieures ayant tout le bord termi- nal, presque jusqu'à la coudée, d'un brun très-clair (la côte exceptée), et traversé par de vagues taches noirâtres , mais sans ligne subtcrminale. Inférieures ayant tout le disque de ce même ton clair, puis deux lignes écartées, denticulées, noires ; puis, au-dessous, une tache obloiigue, d'un noir-ardoisé, marquée de quelques écailles blanches. Dessous des infér. d'un blanchâtre ochracé, saupoudré de brun, avec une grande lunule cellulaire évidée, deux lignes fines, une ombre subterminale, et une série de points géminés, noirâtres. Pattes intermédiaires garnies, au genou, d'un long bouquet de poils d'un jaune doré , soyeux.

iSouvelle-Fribourg (BrésilJ. Coll. Gn. Un seul cT.

8 HOMOPTERID/E.

. Gen. HOMOPTERA Bdv.

Bdv. Icou. du règne aniui.?

Chenilles nises, alloiujccs, atténuéci anlérieiiremeiU, à tétc petite, munies <tuue êminence bifide sur le 11' anneau, à 16 pattes, mais ayant la première paire de membraneuses plus courte et impropre à la marche. Chrysalides obtuses antérieurement^ coniques et aiguës postérieurement, recouvertes tfune efftorescence dxtn blanc bleuâtre ou violdlre. yintennes assez longues, cré^ nelies de cils fins et verticilUs dans les o"» simples, très-courts et très-écariés dans les 9- Pal/n-s très-ascendant^, le second article peu recourbé, le 3* moitié moiVu. lonq, linétrirc-aplali, obtus. Trompe moyenne. Thorax robuste, lanje, vehi, tn's-currë, à ptéryijodes longues, aplaties, velues et divergentes à l'extré- mité. Pattes velues dans les çf: les cuisses intermédiaii-es tris-grosses et très- garnies de poils denses. Abdomen large, un peu aplati, avec une large crête aplatie sur le pivmier anneau et de très-petites sur les anneaux suivants. Les auatre ailes concolores, également chargées de dessins, un peu coudées au mi- lieu du bord terminal.

Voici un genre pour lequel les caractères ne manquent pas : on n'a à cet égard que rembarras du olioix. Il est aussi nombreux qu'il est naturel. C'est surtout à ses chenilles que s'applique ce que j'ai dit dans les géné- ralités de la tribu, de la ressemblance avec celles des Ca/oco/a. Toutefois il ue faut pas regarder cette ressemblance comme absolue. Ainsi les chenilles des Homoptera ne sont point munies de franges latérales, ccmposées de poils furfuraces, on ne voit chez elles aucune saillie sur le 8<^ anneau, et celles du ll'^ consistent invariablement en deux pointes qui portent les tra- pézoïdaux postérieui-s comme chez les iÇotodonta. En revanche, l'incisioa du 5<" anneau est toujoui-s occupée en grande partie par un espace jaune ou fauve, précédé de deux taches ocellées ou annulaires. Enfin, indépendam- ment de la brièveté de la première paire de pattes, qui force la chenille de tenir le 6"^ anneau éloigné du plan de position, les et 5>^ sont presque toujours courbés en arc, en sorte qu'on les dirait renflés sur le dos.

Les insectes parfaits ont un aspect suiffeneris : leurs ptérygodes sont fortement divergentes, et leur extrémité, au lieu d'être taillée en pointe, comme chez les autres Noctuelles, est munie de poils coupés carrément et souvent relevés en forme de crête. Leur abdomen est également garni de crêtes sur presque tous les anneaux; mais celle du premier est large, coupée carrément et aplatie en forme de palette, taudis que les autres sont très-petites et comme linéaires. Les cuisses des pattes intermédiaires sont fortement renflées dans les o^j cl leur face extérieure est le plus souvent munie de poils longs et denses. Les antennes sont crénelées, et cette crénula- tion consiste en de petits bouquets ou verlicilles de poils rangés régulière- ment de chaque côté de la tige, mais seulement chez les mâles, car, chez les femelles, ces poils sont simples, courts et écartés.

Les ailes des Uovioptera sont larges, bien pareilles, habituellement deû-<

«OMOPTERIUjE. 9

té«s, de couleur de bois pourri ou de feuilles sèches, sablées d'alomes plus foncés. La plus visible de leurs lignes, la subterminaie, y forme deux grands arcs, qui embrassent tout le bord de l'aile et viennent se joindre au milieu de ce bord, leurs extrémités se perdent dans une lâche grossière; elle se continue Ircs-visiblement sur les ailes inférieures, elle est pre^^ue droite, seulement un peu tremblée, et suivie ordinairement d'une ombre terminale. Les autres lignes sont aussi visibles, quoique moins frappantes; la coudée est très-Une, mais très-noire et forme des zigzags ou des ondu- lations trés-irréguliéres. On soupçonne plutôt qu'un ne voit distinctement la tache réniforme, qui est esquissée tantôt en clair, tantôt en foncé, et doijt un petit point extérieur marque ordmairement la partie inférieure. Le des- sous des quatre ailes est uniforme comme le dessus , mais plus pâle et marqué d'une infinité de stries.

Les mâles se distinguent des femelles par les caractères ci-dessus cités. Les dernières sont en outre un peu plus petites, et leurs ailes un peu plus arrondies, mais elle ne différent pas pour les dessins.

Les Homoptera paraissent habiter spécialement le nouveau continent. J'en connais cependant une des Indes orientales, mais le nord de l'Améri- que est la partie elles sont le plus répandues. Les anciens auteurs en ont connu quelques-unes qu'ils ont prises pour des Géomètres. Hubner en a figuré une dans ses Noctuelles d'Europe (449) sous le nom de Fluctuaris., etOllivier l'a décrite d'après sa figure (143); mais je ne l'ai pas vue en na- ture, et les différences sont trop subtiles dans ce genre, pour que je me permette de l'imiter. D'ailleurs, si la coupe d'ailes est rendue exactement, elle pourrait bien n'être pas une vraie Homoptera.

Je divise ce genre en deux groupes : le premier contient les Homoptères proprement dites ; le second, qui se reconnaît d'abord à ses ailes entières, s'écarte assez notablement et provient peut-être de chenilles différentes.

GROUPE L

t i329. Homoptera Peruncta Gn. ftgmm. Ailes dentées, d'un bnm feuille morte foncé, avec le feston un peu plus clair et surmonté de traits ovales, blanchâtres, chevronnés supérieure- ment de brun. Les lignes ordinaires, absorbées pour la plupart par l'in- tensité du fond, ne se voient que par intervalle , et surtout à la côte; elles sont composées d'écaillés grosses, raides et comme saillantes. Aux ailes inférieures, les deux ordinaires sont bien plus marquées, bien parallèios et fortement dcnticulées : elles y surmontent une tache assez large , ardoisée, saupoudrée, dans un des sexes, d'écaillés d'un blanc-bleuàtre aux supérieures. La tache réniforme est ponctuée extérieurement de blanc, et le disque, derrière elle, fst obscurci d'ardoisé-violâtre. Dessous d'un brun clair, avec les traits terminaux du dessus ; les inférieures avec une grande lunule évidée; trois lignes parallèles discoïdales, et une ombre subterminale, plus foncées.

10 HOMOPTERID/E*

51. N. Sans indication de patrie.

Les deux individus sur lesquels est faite cette description, quoique pas- sablement conservés, quant aux ailes, sont vieux et probablement décolo- rés. En outre, tous deux manquent de palpes, et le mâle d'antennes. Je n'oserais donc affirmer qu'ils n'appartiennent pas au genre Alarnis , les dessins du dessous différant assez sensiblement de ceux des vraies Homop' iera,

n

/ l33o. HOMOPTERA FlCTlLIS Gn.

52mm, Ailes à dents très-aiguës, d'un brun de bois pourri : les supé- rieures avec la tache réniforme indiquée par de petites écailles claires qui l'entourent , surtout extérieurement. Les deux lignes médianes extrême- ment fines, noires : la coudée très-sinueuse et en zigzags aigus, très-fine-! ment liserés de clair. Espace terminal traversé, dans le bas, par une bande arquée, d'un gris-ardoisé-verdâtre terne, non précédée d'une ligne déter- minée. Une série de points subterminaux , très-petits, clairs. Ailes infé- rieures vaguement rayées et striées jusqu'à la ligue subterminale, qui est presque droite, fine, géminée, d'un brun vif, et suivie d'une large bande du même ardoisé. Dessous d'un brun clair, strié de plus foncé , sans aucuns dessins distincts.

Cayennc? Coll. Feisth. et M. N. Trois Ç.

l33l. HoMOPTE^A GuADVLPEfJSIS Gu.

Extrêmement voisine de la Fictiîis, dont elle a la taille et le port.

Ailes à dents très-aiguës, d'un brun-terreux clair, à reflet légèrement violâtre, avec un liseré terminal plus clair. Supérieures striées à la base, ayant la réniforme indiquée par de petites écailles claires, qui l'entourent, surtout extérieurement. Ligne coudée en zigzag , tellement fine qu'elle est à peine visible, si ce n'est vis-à-vis de la cellule et au-dessus de la sous- médiane. Ligne arquée de l'angle interne d'un gris-violâtre sombre, par- fois précédée d'un petit Irait noir près de son sommet. Ailes infér. vague- ment et peu visiblement striées et rayées jusqu'à la subterminale, qui est d'un brun-noir vif, géminée; le filet inférieur non parallèle, sinué, très- rapproché au centre, formant, à l'extrémité externe , deux A , dont le premier en surmonte un troisième, et, au-dessous, à l'extrémité anale, une petite tache noirâtre, vague, qui remplace la bande qu'on observe chez la Fictilis, et dont on voit, en effet, parfois, une trace indistincte. Dessous finement strié; les infér. avec le disque jaunâtre, une lunule cellulaire et un commencement anal de bande noirâtre. Quelques poils vers le bord abdominal. Pattes et poitrine d'un gris-ochracé.

Guadeloupe. M. N. Coll. Gn. et Lefebvre. Cinq çf. Cette espèce serait-elle le mâle de la précédente?

HOMOPTERIDJE, 1 1

I l332. HoaiQPTEBAjTERROSA Gn. ^^ U.t^tCL^ ^

Lumta Cr. 308 C 2 non Drur. nec Fal>.

Elle encore très-voisine de la Fictilis, mais plus petite et d'une autre forme.

66'""'. Ailes dentées, d'un brun-terreux clair: les supérieures finement striées, avec le disque et l'apex plus foncés. La réniforme entourée exté- rieurement d'écaillés claires; la coudée comme chez Guadi/lpensis, ainsi que la ligne arquée de l'espace terminal , mais sans trait noir qui la pré- cède. Extrémité apicale de la côte finement liserée de noir. Ailes infér. comme cliez Fictilis, mais Qpncolores, Dessous d'un gris-brunâtre pâle, strié de brun, sans dessins distincts.

Guadeloupe. Coll. Gn. Une seule 9. Mexique. Coll. Bdv. Une seule

Nota. Cette espèce, intermédiaire entre Fictilis et Guadulpensis , se distingue de toutes deux par sa taille plus petite, ses ailes plus arrondies, et à dents moins aiguës. Il faut, toutefois , ne pas perdre de vue que je n'ai vu qu'un ou deux individus de chaque espèce. Encore la femelle mexicaine que m'a communiquée M. Boisduval est-elle en très- mauvais état.

La Lu7iata Cr. qui ne paraît pas la même que celle de Drury, se rap- porte-t-elle ici ou représente-t-elle une autre espèce propre à la Guyane ? C'est ce qu'il est fort difCcile de décider sur une figure aussi iraparfaite que celle de Cramer.

Il:

i333. HoMOPTERA Strigimacula Gn.

60"»m. Ailes d'un brun clair, très-lavé de gris-blanc testacé et strié de noirâtre fies supérieures avec l'cxtrabasllairn très-oblique, limitant un espace brun ; la coudée fine, noire, dentée , en zigzags arrondis, et mar- quée, sous la nervule inférieure , d'une grasse tache brune, arrondie, qui saute d'abord aux yeux. Arc iuférieur noirâtre, seul visible. Ligne des inférieures bordée supérieurement de brun-carmélite, et surmontant, au milieu, des poils écailleux d'un gris-cendré. Une série commune de points vagues, subteruiinaux, bruns, dont le dernier, aux ailes Supérieures, est géminé et noirci. Dessous des quatre ailes d'un testacé-jaunâtre , très- slrié de noir, sans lignes ni bandes distinctes ; les inférieures ayant le disque couvert de poils longs et plus visibles que dans aucune autre espèce. Pattes intermédiaires fournies d'une bourre cotonneuse extrême- ment abondante. Ptérygodes fortement écartées et formant deux espèces de coquilles, ainsi que les deux crttes thoraciques et la première crèie abdominale.

ir 1 HOMOPTERID;^.

Pernambuco. Coll. Gn. et M. N.

Cette espèce est extrêmement remanjuable par ses pattes intermé- diaires. Leurs cuisses sont épaissies et munies, sur leurs tranches, de poils soyeux, longs et recourbés, qui se continuent sur la jambe. Ceci se rencontre chez beaucoup d'espèces de genres différents; mais, ce qui est propre à celle-ci , c'est que la partie interne de la cuisse est aplatie et garnie d'une bourre cotonneuse d'une abondance telle, que j'en ai enlevé â une seule cuisse un paquet qui égale en volume une grosse aveline et dépasse notablement celui du corps tout entier. Cette bourre est retenue entre la cuisse et la poitrine, tant par les poils dont je viens de parler que par un rang de larges écailles furfuracées, transparentes, disposées sous ces poils, et qui paraissent destinées à les empêcher de s'échapper, quoi- qu'elles soient elles-mêmes très-peu adhérentes. Ce qu'il y a de singu- lier, c'est que, quand l'insecte a replié ses cuisses le long de la poitrine, on ne se douterait pas de la présence de celte quantité extraordinaire de duvet , dont l'usage est tout-à-fait inexplicable , puisqu'il est l'attribut exclusif des mâles.

1334. HoMOPTERA Obsita Gn. T KAA,\-:*- fi'^

Taille de la Ficiilis, dont elle est encore voisine. Ailes d'un brun- feuille-sèche clair, avec tout l'espace médian envahi par du noir saupou- dré d'atomes verts. Ligne subterminale peu distincte , mais suivie infé- rieurement d'un arc très-marqué, et au sommet, d'un commencement de bande, noirâtres, saupoudrés de vert. Un point géminé à l'angle interne. Ailes infér. marquées d'une infinité de stries noirâtres , avec une petite ligne géminée, noire , suivie d'une bande noirâtre saupoudrée de vert. Dessous d'un ochracé-blanchâtre, avec une foule de stries brunes.

Coll. Gn. Elle m'a été envoyée comme venant du Brésil.

N. B. J'ai vu une espèce voisine et inédite du Mexique, «lais elle est en trop mauvais état pour que je puisse la décrire, et aussi un individu du M. N., qui me paraît appartenir à VOhsita, mais qui est trop décoloré pour que je puisse laflirmcr.

[1335. lIo.UOPTERA LUNATA Dr, Crur. I p. /iO pi. 20 f. 3.

Elle est aussi très-voisine des précédentes , et sa taille est la même. Ailes dentées, d'un brun clair, nuancées de noir-bleuâtre, plus sombres à la côte. La ligne extrabasilaire est géminée et se perd dans l'ombre cos- tale. L'espace médian est traversé par des lignes brunâtres, vagues, qui se perdent en partie en arrivant à la tache réniforme, qui est seulement indiquée en noir-bleuâtre et qui porte d'ordinaire un point blanchâtre à sa partie inférieure. La ligne coudée est fine, noire et très-tremblée,

>

IlOMOPTEKlDiK. lOk

comme clicz toutes les espaces «lu même genre. La suhtfirminalc n'est bien écrite que dans la nioili(5 inférieure de l'aile , oii elle forme un arc noir, suivi d'une épaisse ligne d'un noir-l)leu. Il en est de même de la ligne qui lui correspnnd, sur les ailes inférieures. Chez le mâle , il y a une traînée d'atomes blancs qui se condensent à l'angle anal en une petite tache irrégulière. Au-dessus de la ligue précitée, on voit les autres lignes vagues, brunes, et un point cellulaire. Le dessous est d'un gris très- clair, avec beaucoup de lignes vagues plus foncées. Pattes antérieures du mâle très-velues.

La chenille est blanchâtre, nuancée de gris, avec k-s lignes vasculaire et sous-dorsales noirâtres, interrompues. L'incision postérieure du û* an- neau offre une large tache fauve, surmontée de deux omicrons noirs. Une petite tache jaune se voit dans l'incision du 6^". Le est occupé en par- tie par un grand espace gris. Les trois premiers ont, à la place de la stig- matale, chacun un trait noir. Toutes les pattes et la tête sont de la cou- leur du fond ; cette dernière .ivec des traits noirs. La chrysalide est entièrement recouverte d'une cffiorescencc d'un violet-Iilas. La plante qui accompagne le dessin d'Alibot, est un Ilypeiicum; mais elle vit aussi sur les chênes, les frênes et 1rs pruniers. Elle se chrysalide entre des feuiileSî à la fin d'avril.

Amérique Septentrionale, en mai. Coll. (jU. Bdv. etc.

Cette espèce rappelle un peu, pour les couleurs et les dessins , notre Boarmia Nyciemeraria d'Europe. La ligure de Drury est trop grossière pour qu'on puisse être rigoureusement sûr que cette Homoptère est bien sa Lunaia: mais c'est celle qui s'en rapproche le plus, de toutes celles que je connais, et comme elle est Irès-comniune en Virginie et en Caroline, pays cités par Drury, il y a tout à parier que c'est bien celle qu'il a figurée et décrite. Quant à la Lunaia Je Cramer, elle se rapporte plutôt, comme je l'ai dit, à ma Terrosa.

^^336. HOMOPTEKA ViRIDANS Gn. -.L S.Ù\A,AlA^t.CM^i'£^

Luimta Cr. 308 C ? (non Drur. nec Fab.) ' ''^ n-^ --i.

Taille des précédentes. Ailes d'un jaune d'ocre terne, strié de brun et de verdâlre : les supérieures avec les espaces médian et basilaire envahis par du brun mêlé de vert-olive, sur lequel se détache l'extrabasilaire, for- mant une bande d'un ton roussâtre. Arcs sublerminaux verts. Ligne cou- dée fine, noire, très-irrégulière, et suivie, k la côte, d'une tache d'un brun- vert. Ailes infér. striées de vert, hormis un rayon entre la sous-médiane et la h' inférieure, avec la ligne ordinaire très-noire, bien marquée, gémi- née , à filets assez écartés et presque comblés de noir, surmontant une bande vague, verte, arquée au milieu en sens opposé. Dessous strié, avec une lunule assez distincte et une bande vague, plus foncées.

Un seule femelle assez nuiivaise, rapportée du Brésil par leu Dela- lande. M. N.

f4; HOMOPTERID/F*.

/I337. HOMOPTERA EXHAUSTA Gn,

50œm. Ailes d'un blanc un peu jaunâtre, avec des stries plus foncées. Les supérieures ayant une large bande oblique terminée par l'extrabasi- lairc, une grande tache à la côte^ entre la coudée et la subterminale, et une autre tache également costalo, mais plus vague, au milieu, d'un brun feuille-morte vif, strié de brun foncé; la dernière traversée, sur la ner- vure, par une nuance verte. Ligne coudée fine , noire , très-nette. Une ombre au milieu du bord terminal et quelques points subterminaux peu marqués. Inférieures avec la ligne très-nette noire , géminée, à filets rap- prochés, mais expirant vers la cellule, dans une nuance d'un jaune feuille- raorte, et surmontant, entre les dernières nervules inférieures, un groupe maculaire d'atomes verts , éclairé supérieurement de blanc pur. Dessous d'un gris-jaunâtre strié. Collier roux.

Femelle beaucoup plus jaunâtre et plus striée, avec les taches consé- quemment moins tranchées; les arcs subterminaux bien marqués en brun. Tache des inférieures moins netic, mal éclairée en dessus, parfois divisée en trois points.

Un mâle rapporté du Brésil par le capitaine Freycinet. M, N. Deux femelles de l'Amérique Septentrionale? Coll. Bdv. et Gn.

a

i338. HoMOPïERA Edusa Dr.

Dr. II pi. 2/i f. a. = Puirescens Guér. Règne auim. pi. 89 (la Chenille),

55mm. Ailes d'un brun de bois nuancé et strié de foncé. Une éclaircie d'un blanc-verdâtre après la ligne extratasilaire. Un point blanc à la partie inférieure de la tache réni forme, qui est remplacée par un espace obscur. Tout l'espace terminal d'un blanc-grisâtre ou bleuâtre, formant, aux ailes supérieures , deux grandes lunules circonscrites par les deiLX. arcs ordinaires. Une série terminale de gros points bruns, vagues, et souvent confluents. Dessous d'un gris-cendré , avec une lunule discoïdale et des lignes plus foncées.

Chenille couleur de chair, avec toutes les lignes interrompues, feston- nées , noirâtres ; les trapézoïdaux et latéraux de la même couleur, ainsi que les deux points du al>" anneau. Dans les incisions des li^ et 5" an- neaux , est une large tache orangée, et sur le dos du /(« on voit deux cercles noirâtres qui renferment les trapézoïdaux. La tête et les pattes sont concolores. Cette chenille vï?, en août, sur la Verge-d'Or et proba- blement sur les chênes, et fde vers la mi-septembre. Il est probable qu'elle a deux générations. La chrysalide est entièrement couverte d'une efflorescence bleuâtre.

Amérique Septentrionale, en ociobic. Coll. Bdv. ctGn. N'est pas rare,

'' HOMOPTERID,£, iS

1339. HOMOPTERA MlNERrV Gn.

A2'"n>. Ailes (l'un jaune d'ocrc clair, avec tout l'espace médian d'un jaune plus foncé. Toute la base , jusqu'à l'extrabasilaire, d'un brun-noir. Taclie réniforme visible, étranglée, d'un brun-noir, et surmontée d'une tache vague de même couleur à la côte. Une troisième tache semblable, mais plus grande et plus nette près du sommet. Ligne subterminale brune, sinuée , coudée sur les supérieures, formant deux V superposés dans la cellule des inférieures. Tout l'espace terminal très-clair, divisé, au milieu des supérieures , par une tache brune, nuancée, aux infér., de blanc- bleuâtre. Une série de petites lunules terminales brunes. Dessous blan- châtre, avec des lunules et des lignes nombreuses, brunes. Thorax d'un brun-noir.

Chenille d'un gris-cendré clair, nuancé de blanc par places, avec les lignes ordinaires festonnées et interrompues, et les points noirâtres. Dans l'incision des ti<' et 5" anneaux , une large tache d'un jaune-citron. A la partie antérieure des et 7"^, une tache noirâtre marquée de points blancs. Pointes du 11 anneau noirâtres . avec un trait latéral de même couleur. Tête et pattes concolores. Elle vit, en avril, sur les chênes et le bois de fer. La chrysalide est couverte d'une poussière violâtre.

Amérique Septentrionale, en mai et juin. Coll. Bdv.

I l3Ao. HoMOPTERA CaLYCANTHATA Abb.

Abb. pi. 104 p. 207,

Taille de la Minerea. Ailes d'un brun-noir, avec tout l'espace terminai formant une large bordure d'un teslacé clair, saupoudré d'atomes rougeâ- tres en approchant du bord. La partie foncée de l'aile est traversée par une multitude de lignes noirâtres , et on y remarque seulement deux éclaircies ochracées partant de la côte , après l'extrabasilaire et avant la coudée. La tache réniforme est grande, bien visible et noire. La bordure claire de l'aile forme deux sinus très-marqués aux ailes supérieures; mais elle n'est point traversée d'un trait au milieu , comme chez les autres espèces. Celle des inférieures est aussi parfaitement entière, et très-tran- chée.

Chenille d'un gris-cendré nuancé de blanchâtre el de noirâtre, avec les lignes ordinaires noirâtres: la sous-dorsale géminée, continue, mais seu- lement sur les trois premiers et les sept derniers anneaux, la stigmatale surmontée de traits noirs, très-obliques. Une petite lâche couleur d'ocre dans les incisions des k" et S- anneaux. Ces deux derniers, ainsi que le 6', e S"" et le 3*^ semés çà et de taches noires, dont quelques-unes ont le entre blanc. Pointes du 11' presque horizontales. Elle est figurée par

J*r- HOMOPTERID^.

Abbot sur le Calycanthus floridus; mais elle vit aussi sur les chênes. Elle se métamorphose en avril , et le papillon éclôt en mai. La chrysalide est rouge, sans elllorescencc.

Amérique Septentrionale. Décrite sur le dessin original d'Abbot. Elle est assez mal rendue sur la planche gravée et pourrait être méconnue. On prendrait le niAle au premier abord pour la Phœocyma lunifera , tandis que la femelle est fort difl'érente ; mais la chenille est bien la même que celle qui accompagne le dessin qui m'a servi pour cette description. Tou- tefois , il sera prudent de s'assurer de son identité. D'ailleurs , dans le dessin que j'ai sous les yeux, la chenille est représentée sur un Rkexiu.

GROUPE II. i34i- IIoMOPTERA Obliqua Gn.

43">"'. Ailes très-peu dentées , d'un cendré un peu rougeâtre, clair, nuancé çà et de blanchâtre. Une grosse tache d'un rouge-ferrugineux à la place de la réniforme. Une ligne subterminale fine, sinuée, n'étant bien marquée que dans la moitié inférieure de l'aile et précédée d'une ligne encore plus fine et plus vague. Sur les ailes inférieures, une épaisse ligne semblable, courbe, liserée extérieurement de couleur clair». Ces lignes d'un roux-ferrugineux. Quelques atomes noirâtres sur l'espace terminal. Dessous d'un gris-roussAtre très-clair, uni. Palpes grêles. Pattes presque glabres.

Amérique Septentrionale, Coll. Bdv.

Gen. YPSIA Gn.

Chenilles allongeas, moniliformcs, sans aucune éminence, avec les patte:: to-ules égales, à têle assez grosse; vivant sur les arbres. Chtjsalides non efflo- rescentes. Antennes des Ç comme dans le genre précédent. Palpes ascen- dants, comprimés, leS" article moins long, plus épais, moins linéaire. Trompe moyenne. Thorax carré, à ptérygodes velues, divergentes à l'extrémité. Abdo- men des Homoptera. Les quatre ailes semblables, dentées. La ligne sublerminale continue et ne formant pus deux arcs.

Je n'aurais certainement pas songé à faire un genre séparé des deux es- pèces qui vont suivre, sans la différence capitale qui se montre dans les pre- miers étals. Ainsi, la chenille de Wpsia /Eruginosa a toutes les pattes ïncmbraneuscs égales, et conséquemmcnt ne doit point être arpenteuse;clle n'a aucune trace des cmincnces du dl<^ anneau, non plus que dos taches des incisions. Sa tète est proporlionnellement beaucoup plus grosse que celle des Homnptera. Elle vit sur les arbres. Enfin, la chry>alide est plus effilée, plus aiguë postérieurement et dépourvue de toute efflorescence. Une autre différence résulte aussi de l'époque d'apparition. En effet, tandis que les chenilles des Homopieray proprement dites, se trouvent au

IIOMOPTERIDJB. î y

printemps , spécialement au mois d'avril, et donnent leurs papillons dans le courant de mai , les chenilles d'Vpsia vivent à la fin de l'automne et ne deviennent insectes parfaits qu'au printemps suivant.

Il est impossible, on le voit, délaisser dans le genre précédent une espèce dont les premiers étals sont aussi tranchés. Cependant les insectes parfaits ne présentent que des différences bien légères, ainsi qu'on en peut juger par les caractères ci-dessus, soit avec les llomopiera, soit avec les Alamis, Quoi qu'il en soit, à moins de supposer qu'Abbol s'est trompé et a figuré le papillon à côté de la chenille d'une aulrc espèce, il n'y a pas moyen d'ex- pliquer cette singularité. Malgré l'exactitude bien connue de ce naturaliste, je m'en serais cependant tenu à celte supposition, si les différences les plus essentielles ne se reproduisaient dans le genre Jnthracia, à savoir : les pat- tes toutes égales, l'absence deséininenccs du 11'- anneau et le manque d'ef- florescence sur la chrysalide. J'ai donc maintenir le genre Vpsia, sous peine de renier tous mes documents à la fois. Mais j'appelle sur ce point Tattenlion des naturalistes américains.

Je dois faire observer également que, quand les chenilles des Alamis seront connues, il est possible qu'une refonte soit nécessaire dans les genres Ypsia et Alamis. Ainsi, l'unique espèce américaine de ce dernier devra peut-être être réunie avec celui-ci.

J'ai compris également dans ce genre VUndularis de Di'ury, qui, au premier abord, paraîtrait devoir se placer dans le genre AnthracLa. Mais on voit, en l'étudiant, qu'elle n'a de commun avec lui que la couleur noire, et que les autres caractères sont bien mieux ceux du genre Vpsia. La décou- verte de la chenille achèvera de juger la question, *

/^{2.

YpSIA iEaUGINOSA Gu.

i5"'"^ Ailes d'un brun-noir foncé, avec une bande commune, incer- taine , d'un gris-rougeàtre ou violâtre clair, traversée par trois lignes, dont l'intermédiaire plus marquée et plus noire. Extrabasilaire peu mar- quée et suivie d'une bande d'atomes d'un vert clair, marquée d'un point noir dans la cellule. Un groupe d'atomes semblables à la place des taches ordinaires , dont le milieu est parfois marqué d'un point noir. Espace terminal concolore, mais fortement saupoudré des mêmes atomes verts. Une série de points pâles avant les franges. Dessous d'un gris-sale, chargé d'atomes bruns, avec une lunule cellulaire et quelques traces de lignes brunes. Un point noir près de l'angle anal. Thorax , palpes et abdomen concolores.

La chenille est entièrement d'un vert clair, sans aucun dessin, avec la tète assez grosse, concolore, et les pattes d'un vert seulement plus jau- nâtre. Elle n'a aucune éminoncc, et toutes ses pattes ventrales, comme je l'ai dit aux caractères du genre , sont égales et même assez longues. Elle vit, en septembre et octobre, sur une plante que les Américains nomment Swamp Dogwood., et dont je n'ai pu trouver le vrai nom. Le papillon éclôl

t8 HOMOPTERIDjE.

dès le nloîs d'avril. La chrysalide est obtuse antérieurement, avec l'ab- domen très-conique et terminé par une pointe fine. Elle est d'un roui^e clair, sans aucune efllorescencc.

Amérique Septentrionale, en avril. Coll. Bdv.

p^lz.

Ypsia L'ndui.aris Dr,

Drury I p. 19, pi. 9 f.û

Si l'on ne jugeait que sur la couleur, on serait tenté de rapporter cette espèce au genre Anthracia , mais elle a tous les caractères des Ypsia et ne saurait en être distraite.

ÛSnim. Ailes d'un noir de corbeau, avec une grande quantité de lignes ondées, jusqu'à la subterminale, puis de stries sur l'espace terminal, d'un noir plus mat. Subterminale assez épaisse , renflée aux deux extrémités, et interrompue , vis-à-vis de la cellule, par trois taches blanches salies d'écaillés brunes. Tache réniforroe formée aussi par des lignes noires , évidée en anneau étranglé et ouvert aux deux bouts. Ailes inférieures avec une ligne noire qui fait suite à la sublerminale , éclairée en dessous par des atomes blancs , et surmontée d'une autre ligne beaucoup plus fine. Dessous des quatre d'un brun-testacé clair, avec une multitude de stries et d'atomes noirâtres, mais sans dessin précis. La ligne des inférieures indiquée toutefois près de l'angle anal , ou elle est éclairée d'un peu de blanc. Palpes noirs, avec l'extrémité blanche.

Amérique Septentrionale. Coll. Cn. Un cf.

Gen. anthracia Hb.

Hb. Verz.

Chenilles à 16 pattes égales, rases, cylindriques^ très- atténuée s postérieure' ment, sans émincnces, à tête grosse, lenticulaire ; vivant sur les arbres. Chrysalides obtuses antérieurement, très-aiguës postérieurement, non effiores- centes. Antennes crénelées dans les çj*, comme chez les Homoptera. Pal' pes ascendants, épais, arqués, à dernier article court ou moyen. Trompe courte. Thorax peu robuste, convexe, subarrondi, à ptéiygodes peu saillantes. Abdomen conique, non aplati, aigu postérieurement, muni dans les ç^, sur les 3*^ et 4e® anneaux, de deux petites crêtes linéaires. Pattes des Homoptera. Ailes cïtlières, concolores, luisantes, à franges larges, à lignes parallèles; celles des $ mates en dessous.

Ce joli genre est très-voisin des Homnptcra proprement dites, mais il en diffère par une foule de caractères qui ressortironl suffisamment de l'alinéa précédent. Ilubner qui l'a créé, n'y renferme que deux espèces qui n'ont pas le moindre rapport entre elles ( i7«c?w'am Dr. et Ephialtes Hb.). Le peu Anthracia que je connais, habitent l'Amérique du nord. Leurs che- nilles qui rappellent un peu celles des Grammodes, vivent sur différentes

nOMOPTERID^E. 1 9

espèces de chênes propres à ces controes. On distinguera d'abord les pa- pillons, à leurs ailes foncées et luisantes, comme les plumes de corbeau ; a leur thorax dont les plérygodes, quoique bien velues, s'épanouissent beau- coup moins à leur extrémité; à leurs palpes, qui sont réî^'uliéremcul recour- bés et non brusquement coudés, cunune dans les genres suivants, etc., etc.

Undularis Drury parait, au premier abord, se rapporter à ce genre, mais la couleur seule cause celle illusion (voyez le genre Ypsia).

Il est bon de remarquer que, dans ce petit genre, le mode de transfor- mation est difl'ércnt de celui des Homuptera. Celles-ci, en efifet, filent une légère coque entre les feuilles d'arbres, taudis que les Anthracia s'enfon- cenl en terre.

i344- Anthracia Coracias Gn.

36mm. Ailes arrondies, presque entières, d'un noir de corbeau luisant, avec plusieurs lignes parallèles et ondées , d'un noir mat -, la dernière ordinairement plus distincte et parfois éclairée d'atomes blanchâtres. On voit çà et quelques légères teintes d'un brun-isabelle , et notamment un rayon entre la nervure sous-médiane el la i*" nervule des inférieures, dont la côte est largement teintée de la même nuance. Tache réniforme a peine distincte, mais suivie d'un groupe d'atomes d'un blanc-ochracé. Une série terminale de petits points noirs éclairés de blanc. Dessous d'un gris luisant, avec une ou deu\ lignes indistinctes.

Femelle semblable en-dessus, mais ayant le dessous d'un gris plus rou- geàtre, tout-à-fait mat, avec la ligne plus visible.

Amérique Septentrionale , en mai. Coll. Div, Habite les bois, et se pose sur les arbres. Elle est commune en Géorgie.

La chenille est d'un gris foncé, avec les sous-dorsalcs blanches, inter- rompues sur le û<^ anneau par quatre taches ocellées , et sur le par deux semblables. Les trapézoïdaux des anneaux suivants et les stigmates sont noirs, entourés de cercles blancs. Au-dessus de ces derniers règne une teinte roussàtre. La tète et les pattes sont eoncolores. Abbot la repré- sente sur le Quercus phellos, mais elle vit aussi sur d'autres espèces de chênes. Elle sechrysalise à la fin d'avril,

1345. Anthracia Cornix Gu. , /

Extrêmement voisine de la précédente, dont elle diffère principalement par les palpes, dont le dernier article est très-court et à peine distinct, tandis qu'il est long et linéaire dans la Coracias. Les éclaircies brunes des ailes sont plus nombreuses, plus étendues et occupent une partie du disque. Les points terminaux sont plus grands, plus allongés, et presque contigus.

Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Un seul cf.

FAM. II.

HYPOGRAMMID.^ G-.

Chenilles rases, altonifées, dcmi-arpeuteuses, munies cCéminences sur les 8* et 1 1* anneaux. Antennes simples ou crénelées de cils très-courts et multi- ples dans les o". Palpes qréles, à second article mince, à 3^ non spatule. abdomen crête ou garni de rangs de poils en-dessus. Trompe courte ot moyenne. Pattes asset courtes. Ailes épaisses, bien garnies d'écaillés, marbrées, à taches peu dislinclts. Indépendante insérée non loin des trois suivantes.

Celle famille avoisine les Homoplérides par ses premiers genres et surtout par le genre Sufia, puis elle se modifie, au point que les derniers en sont au coulraire fort éloignés. Il y aura donc peut-être matière à division, dans l'avenir, mais aujourd'hui tous ces genres réunissent assez de carac- tères communs pour rentrer, à la rigueur, dans la même famille ; ils pas- sent d'ailleurs de l'un à l'autre, par des transitions presque insensibles. Ainsi, les Cœnipeta et les Hijpogramma, qui sembleraient, par leur abdo- men non crété, leurs ailes inférieures discolores, les lignes si marquées du dessous, leurs palpes longs et recourbes, etc., devoir former une famille tout-à-faii distincte du genre Yrias, dont l'abdomen est fortement crété, les ailes inférieures concolores et à dessins communs, les lignes du dessous absentes, etc., s'y rattachent élroitement par la Cœnipela Suttea. Dans l'état actuel de la science, il m'a donc paru mieux de laisser celte famille un peu hétérogène, comme je la présente ici, que de la diviser prématurément en quatre ou cinq autres, dont les types seraient exprimés par les genres Safia, Campometra, Praxis, Lepidodes, Hypogramma. Plus tard, et quand le nombre des espèces de cette famille aura décuplé, ce qui arrivera cer- tainement, les entomologistes plus heureux que moi apercevront la lu- mière, là je ne trouve qu'obscurité. Eu attendant, j'établis deux sous- familles, dont la dernière devra conserver, dans tous les cas, le nom d'Hypogrammides, qui s'applique spécialement à elle.

PREMIJÈBE soub-FAMiLLE (Yriadce^. Gen. safia Ga.

Chenilles Antennes tninces, filiformes dans les Ç . Palpes écartes,

grêles, ascendants-verticaux, le 2" article arqué, à peine plus épais que Le 3% qui est linéaire, prtsque aussi long, obtus au sommet. Trompe moyenr{e. Thorax peu conve.xe. Abdomen arrondi, renflé uu milieu, terminé dans la

HYPOGRAMMID.E. 2 ï

Ç pat une pointe aiguë de poils comprimés, sans autre crête ijue celle de la base. Ailes dentées, subanguleuses, cuncolores et à dessins communs, ma~ tes et pulvérulentes, à lignes fines; l'indépendante insérée au même point que lu 4* inférieure; dessins du dessous peu murgués.

Ce genre est pour ainsi dire intermédiaire entre les Homoptérides et les Hypogrammides, et, comme je n'ai pu l'étudier que sur un seul individu femelle, dont le corps est un peu dénudé, il serait possible que je ne l'eusse pas mis à sa véritable place. Il a un aspect phaléniforme, et ressemble pres- que à une Boarmia à gros corps.

Je n'ai vu en nature ni Japeta, Cr. (346 G.), ni Levina, Cr. StoU, etjt ne sais si elles doivent être rapportées à ce genre.

i346. Safia Celia Cr.

Cr. 3Û6 EF.

ÛS""". Ailes dentées, d'un testacé-jaunâtre, sablé et marbré de brun , avec une série subtcrminale arquée de traits noirs ; les supérieures ayant des écailles verdàtres sur le disque. Tout l'espace basilaire brun, traversé de lignes, et un peu après, une bande droite du même brun. Une tache triangulaire semblable à la côte. Milieu de l'espace terminal largement envahi par du noirâtre. Ailes infér. ayant le disque d'une nuance rou- geâtre, toute la moitié interne du bord terminal envahie par du noirâtre, sur lequel se découpent quelques taches ou traits clairs, et une ligne noire composée de lunules, qui expire à la cellule. Les trois dents qui corres- pondent aux trois dernières nervules , plus aiguës et plus saillantes. Des- sous très-sablé de brun, avec une grande lunule évidée et des lignes on- dées brunes, mais perdues en partie dans le fond , et bien moins accusées chez mon individu que dans la figure de Cramer.

Guyane. Coll. Gn. Une seule 9-

Gen. YRIAS Gn.

Chenillci.;'.''.. Antennes crénelées de cils multiples dans les q", séts.~ cées dans les Ç. Palpes assez courts, plus ou moirxs ascendants, grêles, peu velus, leur dernier article assez court, obtus, non spatule. Trompe moyenne. Thorax écailleux , à ptérygodes écartées. Abdomen assez épais, crête dans les deux sexes. Ailes subdentées, épaisses, concolores, marbrées, à dessins semblables; les deux nervules extrêmes de la médiane insérées au même point; pas de dessins bien marqués en dessous.

Ce genre n'a que deux ou trois espèces à peine, et pourtant, peut-être, de- vrait-il se diviser en deux. 11 forme en effet deux groupes distincts : le pre- mier est composé d'espèces de taille moyenne : le article de ses palpes,

Lépidoptères, Tome 7. 3

22 HYPOGRAJVÎMIDJE.

quoique court, est encore du tiers du précédent ; ses ptérygodes sont un peu huppées à rextrémité; l'abdomen des femelles est muni de petites crêtes linéaires, disposées deux par deux sur chaque anneau.

Le second est de petite taille : le dernier article de ses palpes est très- court et presque en bouton ; ses ptérygodes ne sont point huppées ; son ab- domen est plus conique, garni de très-petites crêtes linéaires, uniques, et terminé par un bouquet de poils laineux, très-épais, qui surmonte un autre pinceau inférieur, plus petit.

Dans les deux groupes, les quatre ailes sont exactement semblables, fine- ment marbrées ; les lignes sont distinctes, fines, ondées et dentées, mais au- cune n'attire l'attention. La subterminale joue pourtant, comme dans les Homoptérides, le principal rôle, surtout aux inférieures, ou elle est mieux marquée que les autres, hormis à la côte.

Ce genre est américain.

GROUPE I. i^>i347. Yrias Acharia Cr.

Cr. 346 C.

Ji3n"°. Ailes subdentées, d'un brun-noirâtre mêlé de gris-viblâtr'e, 'et semées çà et de quelques écailles d'un blanc-verdâtre , avec un feston terminal , et une série de points noirs éclairés supérieurement de gris, traversées par plusieurs lignes fines, ondées et dentées, noirâtres : la sub- terminale éloignée du bord, empâtée et un peu anguleuse sur les premières ailes, fine , denticulée, et suivie d'une liture d'un blanc-carné , à l'angle anal, sur les secondes. Tache réniforme indiquée par une ligne ou deux points blancs extérieurs, quelquefois même toute blanche. Dessous d'un gris-noirâtre, avec des places terminales blanchâtres. Une ligne médiane et une lunule cellulaire, vaguement obscures.

Cayenne, Coll. Feisth. Pointe-à-Pltre. Coll. Lefebvre. Trois Ç.

La figure de Cramer est grossière, et les lignes y sont mal rendues. Elle se rapporte cependant bien à cette espèce.

i348. Yrias Porphyrascens Gn.

fiS'""'. Ailes super, subdentées, prolongées à l'apex, et à bord termi- nal coupé obliquement ; d'un brun-noir velouté à la base et â la côte, et d'un gris-rougeâtre clair au bord terminal et jusqu'à la moitié du bord interne, ces deux couleurs fondues insensiblement. Lignes assez peu dis- tinctes, déniées en zigzags, d'un blanc-bleu sur la partie foncée, et d'un noir éteint sur la partie claire. Tache réniforme entourée extérieurement

HYPOGRAMMID.E. 23

d'une petite ligne blanche interrompue. Un petit trait d'un rouge-rosé au bord interne , près de la base. Ailes infér. d'un gris-brun , lavé de rouge» rosé, avec des lignes noirâtres peu marquées, et le pli, entre la médiane et la sous-médiane , gris et interrompant la couleur du fond. Les quatre avec un feston noirâtre, précédé , à distance, d'une série de traits semblables, mais presque droits. Dessous des quatre ailes d'un gris de fer soyeux , uni, sans aucun dessin. Une tacbc |blanclie au bord terminal et sur la frange, au bout de la première nervule supérieure. Pattes très-velues. Palpes très-recourbés et appliqués contre le front. Partie relevée des ptérygodes teintée de rougeâtre,

PersaiBJ^uco. Coll. Ga. Un cf.

GROUPE IL

I 1349. Yrias PrOgenies. ^^^_J,iC.

28""», OU moitié plus petite que la précédente. Ailes presque entières, d'un gris-violet foncé , avec un feston terminal noir, et toutes les lignes bien distinctes : l'extrabasilaire et la coudée noires, arquées et tremblées, communes, la seconde épaissie à la côte et dans la cellule; la subtermi- nale ochracée, ombrée des deux côtés, denticulée et assez nette aux infé- rieures, où elle est surmontée d'une bandelette de même couleur, inter- rompue et vague aux supérieures, elle est précédée d'une tache rousse entre les 2^ et 3'' nervules de la sous-costale, et suivie d'un espace violet bordé d'une tache apicale d'un noir vif. Un groupe d'atomes blanchâtres dans la cellule, à la place des taches ordinaires. Dessous d'un gris-cendré, avec un point et des vestiges de lignes, obscurs. Palpes presque droits. Thorax traversé par des lignes brunes.

Saint-Tbomas. Coll. Guérin. Guadeloupe. Coll. Lefebvre.

Gek. STIMMIA Gn.

Chenilles.. '..i Antennes assez courtes, crénelées de cils fins et multi- pks dans les ç^. Palpes longs, ascendants : le article squammeux- lissé, un peu renflé, le 3' mince, aciculaire. Toupet frontal et thorax squammeux^ ce dernier subcarré, à ptéiygodes lonijues, non relevées en crêtes. Abdomen long, relevé, conique, muni de larges crêtes squammeuses. Pattes longues, à er- gots prononcés ; toutes les jambes munies aux genoux de bouquets de poils abondants. Ailes épaisses, subdentces, arrondies, les quatre semblables pour les dessins, à taches et lignes confuses; les inférieures ayant l'indépendante isolée et rapprochée du pli terminal.

J'ai fondé ce petit genre sur deux espèces de la Guyane, dont je n'ai vu que des mâles, et dout l'un est en assez mauvais état. Il serait boa de voir

S

2^ JïYPOGRAMMIDiE.

des femelles et une plus grande quaniiié d'individus , pour s'assurer qu*iî est bien à sa véritable place. La nervulaiion des ailes inférieures pourrait en faire douter.

i35o. Stimmia Carneomacula Gu.

32!="». Ailes subdentées, arrondies : les supérieures d'un gris-brun- vîolâtre, avec l'espace sublerminal et une partie de la base glacés de bleu d'acier, et des lignes très-confuses et interrompues, plus foncées. Tache or- ticulaire en forme de point; réniforme en croissant noir et suivie immé- diatement d'une grande tache arrondie, couleur de chair, montant jusqu'à la côte et traversée par une ligne noirâtre (la coudée). Une rangée de petits points couleur de chair suit les traces de celte dernière, et il y a une série semblable de traits terminaux surmontés de points noirâtres. Ailes infé- rieures ayant le disque couleur de chair très-sablé de rougeâtre et de noir, avec une grosse tache cellulaire, noire, et une grande partie du bord terminal d'un brun glacé d'ardoisé : leur dessous gris-testacé, avec la lu- nule et des traces de lignes noirâtres. Thorax brun , à collier couleur de chair, semé de points rouges. Abdomen brun, avec trois fortes crêtes mélangées de rougeâtre. Pattes très-longues; les jambes antérieures mu- r/ies d'un bouquet de poils fauves, divergents; les postérieures garnies d'une large touffe de poils gris.

Cayenne. Coll. Feistli. Un seul (f.

// i35i. Stimmia Scoria Gn.

Prœcisalis Hb. Zutr. 367, 368?

Elle ressemble à la précédente pour la forme des ailes, mais elle est absolument dépourvue de taches et d'atomes carnés et rouges.

27""". Les quatre ailes semblables, d'un brun-noirâtre glacé de lilas, surtout à la base, avec des lignes et taches d'un noir-brun mat , parmi lesquelles on distingue le point orbiculaire, la réniforme pleine, l'ombre médiane qui se continue sur les inférieures, et la subterminale parallèle au bord, dont elle est très-rapprochée, maculaire et également continuée sur les inférieures. Dessous d'un gris-noir, avec une lunule et des traces de lignes, noirâtres. Thorax et abdomen de la couleur des ailes, avec les crêtes concolorcs. Pattes moins longues que chez la précédente; les jam- bes antérieures avec une plaque de poils cachant un bouquet de poils blancs; les postérieures abondamment fournies de poils cotonneux, gris, mêlés de quelques poils jaunes. Dessous de l'abdomen d'un blanc-jaunâtre. Troisième article des palpes long, mince, et ^ sommet très-eOilé en pointe aiguë.

Cayenne. Coll. Feisth,

HyPOGAAMMiDyB. "^ ' ". ' ^" ' sS

Le seul individu mâle sur lequel est faite cette description, est en mau- vais état, et les ailes peuvent avoir perdu, en partie, leurs dessins. Il faut tenir compte de ces circonstances dans ma description.

La Prœcisalis Hb. ressemble beaucoup à celte espèce ; cependant , la figure est trop grossière pour que j'ose lui donner ce nom, qui resserablo trop d'ailleurs à celui des PyraJcs.

Gen. CAIVIPOMETKA gu.

Chenilles très-allongées, cylindriques, renflées antérieurement, munies dè- minences dorsales, à têle globuleuse, saillante, ayant les deux -premières paires de pattes membraneuses, avortées et impropres à la marche, et les autres paires très-longues. Chrysalides effilées, moniliformes, non ejjlorescenles, à extré- mité anale coupée carrément. Antennes crénelées de cils verticillés dam les ç^. Palpes grêles^ ascendants-obligucs, le article arqué, le 3* droit, fusiforme. Trompe moyenne. Thorax carré, velu-squammeux, zôné, à ptéry- godes écartées et huppées à (extrémité. Abdomen épais, cylindrique, crête, terminé en pointe obtuse et velue dans les cf. Pattes moyennes, assez peu. velues. Ailes presque entières, épaisses : les super, un peu oblongues, à cote droite, à ligne subterminale formant deux angles ; les infér. concolores, mais à dessins peu prononcés; le dessous à lignes très-confuses. 1'* nervule insérée vis-à-vis de la 4c.

Ce genre qui est très-voisin des deux précédents, offre, sous ses premiers états, des caractères extrêmement tranchés. Ses chenilles sont, comme les Centaures, moitié Géomètres, moitié Calocalides. Les derniers anneaux ont en effet une ressemblance frappante avec ceux des Catocala, tant pour les dessins que pour les éminencesdes 8'- et ii", tandis que tous les premiers rappellent certaines chenilles (ÏEnnomos. Les deux premières paires de fausses pattes sont complètement avortées, en sorte que la chenille est fran- chement arpenteuse.

L'insecte parfait ne présente rien de saillant, si ce n'est que ses ailes in- férieures commencent déjà à différer assez notablement des supérieures, et établissent ainsi la transition au genre Cœnipeta.

i352. Campometra Amella Gn.

Û6""n. Ailes d'un gris-noir très-légèrement brunâtre : les supérieures ayant presque tout l'espace médian blanchâtre, surtout à la côte, il est marqué de deux taches noires. Tache réniforme cerclée de blanc et om- brée extérieurement d'un fort trait noir; orbiculaire remplacée par un point vague, très-noir, placé sur une ligne transversc, vague, droite, noire, touchant les deux bords. Ligne extrabasilaire fine, tremblée, éclairée des deux côtés de blanchâtre; subterniinale noire, formant deux angles sail- lants, épais, plus noirs : l'un au-dessus de la première nervule de la sous-

îè hypogrammid.î:."

costale; l'autre sous la seconde de la médiane. Une série Subtermlnale'et parallèle au bord, de traits noirs, transversaux, presque contigus, droits. Ailes infér. plus pâles, beaucoup plus unies , avec trois lignes sombres vagues, terminées par du noir à l'angle anal. Thorax gris, zôné de noirâtre. Dessous gris, mêlé de blanchâtre, avec partie des franges plus claire, et des ombres vagues.

Amérique Septentrionale, en juin. Coll. Bdv.

La chenille est figurée par Abbot, sur l'arbre de Judée {Cercis siliquastrum) et les chênes. Je renvoie aux caractères du genre pour la description de sa forme. Quant à sa couleur, elle est d'un gris-blanc teinté de jaune d'ocre, avec toutes les lignes noirâtres « épaisses, géminées, interrompues. De petits traits entre la vasculaire et les sous-dorsales, et au-dessus de la stigmatale , la font paraître comme marbrée. L^ tête est irès-arrondie, concolore, avec des points noirâtres. Toutes les pattes sont concolores. Il y a une petite éminence obtuse sur les 8'", 11"^ et 12* an- neaux. Elle se chrysalide en terre, à la mi-mai.

La chrysalide est presque de la même forme que celle de la Nonagria TypJu^t déprimée sur l'enveloppe des ailes, avec les anneaux très-monili- formes , d'un rouge clair; son extrémité anale est foncée et cpupée c^- réipent.

Gen. CYCLODES Gn.

Chenilles. i.>.. Antennes très-longues, cylindriques, épaisses, mais shn" plement veloutées et sans aucune cilialion. Palpes à 2* article épais, un peu subulé, squammeux-lissé, te 3" court^ nu, pyriforme. Trompe robvste. Veux ^ros. Thorax squammeux. Abdomen velu, subconique , terminé par un bou» <juet de poils. Pattes lonques, robustes, à ergots longs, mais médiocrement ve- lues. Poitrine et base de Cabdomen velus-cotonneux. Ailes larges, épaisses, soyeuses, subdentées, presque concolores : les inférieures participant des mêmes dessins, à cellule courte, à indépendante robuste, mais insérée assez Ipin des suivantes, et non loin du pli cellulaire.

L'unique espèce qui compose ce beau genre, est assez difficile à placer convenablement ; elle pourra peut-être rentrer par la suite dans la tribu des Patulœ. N'en ayant vu qu'un seul individu, je n'ose rien en dire de déGni- tif. Du reste, qu'elle soit placée, elle formera toujours un genre à part et si caractt'srisé, qu'il n'est pas même discutable. On remarquera surtout ses longues antennes exactement cylindriques et garnies dans toute leur partie inférieure d'une sorte de masse veloutée, que je ne puis mieux comparer qu'au duvet qui garnit les chatons des plantes du genre Typha, el que les enfants nomment des Moines.

HTPOGRAMMIDJE. 27

i353. Cyclodes Omma HoevJ

Van dcr Hocven, Descr. de Lép. nour. p. 5 pi. 7 f. 7 aS.

60°"". Ailes festonnées et dentées : les supérieures d'nn gris-olivStref nuancées de gris-cendré clair, surtout vers l'extrémité, et traversées par plusieurs lignes ondées, brunâtres, dont la plus saillante est la coudée, qui est très-irrégulière, géminée, ondée-lunulée, et suivie d'un commen- cement de subterniinalc, d'abord droite, puis rentrante, largement ombrée d'olivâtre. Dans la cellule, et tout près de la base, se voit une tache très- arrondie en anneau fin, d'un bleu d'acier métallique, cerclé de noir, et «ntouré à distance d'un cercle olivâtre. La tache réniformc est nulle. Ailes inférieures noirâtres, avec une bande d'un gris-blanc, commençant au bord abdominal et s'étcignaat vers la nervure sous-costale, divisée par un filet noirâtre et surmontant des groupes d'atomes d'un bleu d'acier. Au-des- sous, le bord est également gris et divisé par un filet noir au-dessus du feston. Dessous des mêmes ailes d'un gris-vert, avec le bord doublement festonné, d'un ochracé-verdâtre, surmonté d'une ligne noire qui s'arrête à la inférieure, et une ligne profondément dentée, lunulée, verdltre, éclairée d'ochracé.

Java, Inde centrale. Coll. Gn. Un mâle. Rare. Gen. LEPIDODES Gn.

Chenilles... >,'. antennes épaisses, à peine crénelées de cits multiples, très- courts, chez les q", simplement moniliformes chez les Ç. Palpes courts, épais, velus, leur dernier article très-court et en bouton. Trompe robuste, mais courte. Thorax velu et très-squammeux à la fois. Abdomen long, assez ro- buste, muni dans les deux sexes de fortes crêtes ou brosses velues, dont les deux premières très-squammeuses. Pattes courtes, à jambes velues, à ergots robustes, mais courts. Ailes subdenlées, épaisses, luisantes, très-squammeuses, conco- lores, à dessins communs; la premièiv nervule insérée presque au même point que les deux suivantes.

Ce curieux genre se reconnaîtra d'abord à ses palpes, dont le dernier ar- ticle est très-court, et à toutes les parties de son corps, dont les poils sont mêlés d'écaillés grossières. Il est assez difficile de lui assigner une place précise sans connaître ses premiers états, et il se pourrait fort bien que celle que je lui donne ici ne fût pas la véritable. 11 joue à peu près dans cette famille le même rôle que le G. Syntomopus dans les Amphipyrides ; cependant il a une certaine parenté avec le précédent.

Les deux sexes ne différent point quant aux dessias ; l'espèce unique qui le compose est complétemeui iaédite.

a8 HYPOGRAMAlIDj:.

/1354. Lepidodes Limbulata Gn.

ib™". Ailes d'un brun-soyeux, ayant par places un reflet mordoré, avec une bordure assez étroite, d'un blanc-jaunâtre, divisée par des traits Jbruns, parallèlement à la frange, et précédée d'une série de points ou ta- ches foncés : supérieures ayant le disque et une bande sous la nervure sous-costale, du même blanc, sur lequel se détachent à peine des linéa- ments mordorés, dessinant la tache réniforme, et une ligne extrêmement sinueuse avant la bordure. Un large espace noirâtre occupe une partie du bord interne , et le bas de la ligne extrabasilairc arquée d'abord, puis for- mant un angle sous la sous-médiane, s'y détache en brun-brûlé. Inférieures ayant, au-dessus de la bordure, de fines lignes géminées, obscures, surmon- tées, au bord interne, de deux groupes d'écaillés du même blanc qu'elles, et tout l'angle anal mordoré; leur dessous brun, trés-squammeux , avec un gros point cellulaire et une ligne très-dentée, discoldale, noirâtres. Collier, palpes et poitrine d'un brun-mordoré. Poils du thorax et des brosses de l'abdomen mêlés d'écaillés d'un jaune-soufré-verdâtre.

Colombie. Coll. Bdv. Feisth. et Gn,

Gen. praxis Gn.

CIteniUes Antennes des çf assez courtes, crénelées de cils veriicil-

lés. Palpes c/rêles, ascendanls-oblitjues, à 2e article velu-hérissé, à 3* assez, long, écailleux, aplati, un peu élargi à [e.vlrémité. Yeux petits et rapprochés. Thorax convexe, trés-velu, lisse. Abdomen très-coni(jue, avec des crêtes e7«- vées, simples, formant de fortes brosses chez les q", gros, déprimé, élargi, ter- ynii;ié en pointe brusque et garni de crêtes fines et linéaires chez les Ç. Pattes courtes, fortes, très- velues dans les cf. Ailes très-dentées, épaisses, un peu lui- santes, concolores, pulvérulentes : les supérieures à bord interne fortement coudé, et beaucoup moins long que la côte; les inférieures un peu prolongées dans le sens du corps, avec les poils du bord addominal bien fournis ; les cjuatre no-vules droites, longues, et insérées au même point, assez près de ta bnse de l'aile.

On est assez embarrassé de mettre â sa place ce genre fondé sur deux belles espèces de la Nouvelle-Hollande. Par l'aspect général de la première, il paraîtrait appartenir aux Polydesmides ; mais en l'examinant en détail, on lui trouve encore plus de rapports avec les Hypogrammides. VEdwardsii se rapproche des Cœnipeta, par la forme et l'échancrure de ses ailes infé- rieures. Je crois inutile d'insister sur les caractères du genre Praxis^ qui sont des plus tranchés.

HYPOGRAJLMID.E. JQ

i355. Praxis Porphyretica Ga.

38""". Ailes très-denlées, avec un feston noir, profond ; d'un brun- rouge de porpiiyre, saupoudré de gris-violàlre : les supérieures avec des lignes transverses, irrégulières, fines, tremblées, dont trois noires et quatre d'un brun-violàtre, moins distinctes; les inférieures avec cinq lignes de cette dernière couleur, plus régulières et bien parallèles. La subterminale plus ou moins éclairée de blanchâtre. Un très-petit point blanc à l'attache de l'aile supérieure, et sept points blancs ou rougeStres à leur côte. Des- sous des inférieures d'un gris-carné, avec une lunule, deux lignes dentées et une large bande, d'un noir luisant. Front d'un blanc-rosé.

Femelle semblable, avec l'abdomen trës*gros et déprimé, comme c«lui

des Homiiptera.

Terre de Van-Diemen. Rapportée en quantité par M. Verreaux. M. N. et Coll. Gn.

i35G. Praxis Edvvardsii Gn.

<i2""". Ailes supérieures épaisses, squammeuses, d'un gris-noir un peu bleuâtre, avec les lignes parallèles, irrégulières, dentées ou macu- laires, d'un noir profond, éclairées çà et de jaune d'ocre ; la sublermi- naleplus régulière, plus éclairée, plus dentée. Sept points blancs à la côte. Ailes inférieures de couleurs et de dessins analogues, mais seulement au bord terminal et à l'angle interne, le reste de l'aile étant d'un gris-noi- râtre, terne et uni. Ces dernières très-profondément dentées, doublement festonnées, avec une forte échancrurc à l'angle anal. Un point blanc très- marqué au sommet de chaque dent du feston , sur les quatre ailes. Des- sous des inférieures d'un gris de fer, avec une lunule demi-ocellée, deux lignes séparées par quelques taches et deux larges taches subterminales, noires. Front blanc.

. Australie. M. N. Décrit sur un bel individu mâle unique, rapporté par M. Verreaux, et que je dédie à M. Milne-Edwards, professeur d'Entomo- logie au Muséum national, en reconnaissance de la bienveillance qu'il m'a témoignée.

DEUXIÈME SOCS-FAMILLE (Hj pogrammidœ Propr^

Gex. CiENIPETA Hb.

Hb. Verz.

Chenilles Antennes assez longues, crénelées de cils très-fins, et

multiples dans les cf. Palpes longs, peu velus, asccndants-rccourbés, compri-

3o HTP0GRA!MMIDi15.

mes, le 2c article enslforme, arqué, le 3^ aplati, linéaire, presque aussi lon^i Trompe courte. Corps ijrêle. Thorax déprimé, lisse, peu velu. Abdomen, long, f/têlc, conique, lisse, avec des poils ne formant pas de crêtes. Cuisses et jambes des pattes antérieures abotidaminent couvertes de poils laimiux dans les ç^. Ai- les à franqes entrecoui>ées : le.i supérieures prolongées au sommet, lisses, un peu luisantes, à dessins très-marqués ; les inférieures assez étroites, munies dans les r^ d'un sinus formant une dent à l'anylc anal. Dessous marqué de lignes sinueuses et de dessins très-distincts; 1"^ nervule insérée presque au même point que la seconde.

Ce genre comprend des espèces très-jolies, et qui se distinguent, au pre- mier coup-d'œil, par leur abdomen lisse, la forme de leurs ailes, et les des- sins très-marqués en dessus et surtout en dessous. Le premier groupe a encore une affînité marquée avec les Yrias. Il pourra bien devenir néces- saire d'en former un genre intermédiaire. Le second forme la transitioi» avec le genre suivant. La forme des pattes antérieures des mâles est remar- quable dans celui-ci : la cuisse est aplatie, allongée et recouverte en dessus d'une couche de poils qui recouvre la poitrine, tjuand la patte est repliée; la jambe présente à peu prés le même caractère, et en outre elle est munie, à son insertion avec le tarse, d'un pinceau de soies presque aussi long que ce dernier, et qui, tantôt, le recouvre en partie, tantôt s'épanouit en avant. Outre celte particularité, les mâles présentent encore une échancrure plus ou moins marquée, près de l'angle anal des secondes ailes, et cette échan- crure est parfois si profonde, qne la portion de laile qui constitue l'angle anal, forme comme une sorte de lobe séparé.

Les femelles se distinguent nettement par leurs ailes inférieures, non échancrées, et de couleurs beaucoup moins vives: les supérieures plus ar- rondies; leurs premières paires de pattes beaucoup moins velues, la forme de leur abdomen, etc.

Toutes les Cœnipeta habitent le Nouveau-Monde.

Les auteurs en ont donné quelques-unes. Cramer en ligure une (596 F.) sous le nom de Serapis, qui paraît très-voisine de nos espèces du 2"^ groupe, mais qui ne se rapporte complètement à aucune. Le même auteur a donné, pi. 324, DE , comme étant le mâle de Damonia, une Noctuelle qui pour- rait bien aussi être une Cœnipeta du même groupe.

Calligramma, Hub. Zutr. 157, 158, paraît appartenir aussi au groupe I, et se placer dans le voisinage de la Suttea ; enfin Compotrix, \TJ, 179 du même ouvrage, me parait encore voisine des mêmes espèces. Cependant elle semble sen éloigner plus que la première.

GROUPE I. [Helia Hb.)

r

/Ï357. CiENiPETA Suttea Gd. ftO»". Ailes supérieures d'un cendré-brunâtre, irès-clair, chatoyant

lîTPOGnAiNDtrn^.. 3 r

en violet, avftc les lignes CTtrabasilaire et coudée presque parallfclcs, fines, ondées et dentées, noires. Tache réniforme obscure, cerclée de noirâtre, et surmontée de deuv liliires costales. Espace médian souvent plus clair que le fond. Ligne suhterminale claire, denticulée, peu visible. Ailes infér. avec une ligne noire, se perdant avant la cflte, et l'angle interne noirâtre. Dessous des quatre avec une lunule claire, cerclée de noir, et une ligne médiane dentée. InMr. ayant en outre une large bande subtemiinale noire.

Brésil. Coll. Gn. etLefebvre. Trois cT-

j358. C^NIPETA BiBITRIX Hb, Hb. Zutr. 343.

Je ne l'ai pas vue. Elle paraît voisine de ma Suttea. Elle est plus petite. Les ailes supérieures sont d'un gris-lilas, avec deux larges bandes noi- râtres. Irrégulières, séparées à la côte par une tache ochracée, ovale, et la ligne subterminale jaune, flexueuse. La coudée et la tache réniforme se dessinent un peu en clair sur le fond. Les inférieures sont d'un jaune- ochracé, avec des lignes subterminales noires. Le dessous est pareillement oc h racé.

Surinam.

GROUPE IL

iSSg, CiENIPETA PoL\NOE Gn.

42mm. Ailes super, d'un gris un peu lilas, mélangé çà et de quelques écailles verdâtres, avec une multitude de lignes ondées et sinueuses, d'un brun-noir, qui paraissent même faire la couleur du fond On distingue, parmi ces lignes, l'extrabasilaire , qui est la plus anguleuse et qui louche la ligne suivante, sur la k'' inférieure. Une tache blanche costale est traversée par l'origine de la coudée. Celle-ci est suivie d'une ligne d'un gris-lilas ou ver- dâtre, dont le sommet forme des lunules contiguës. Un gros point noir à l'apex. Frange entrecoupée de blanc. Ailes infér. noirâtres, avec leur moitié interne traversée par des taches d'unjauned'ocre très-obscur, principale- ment dans le voisinage du bord abdominal; celle du milieu formant une ligne brisée qui s'avance au-delà de la cellule. Frange coupée de blanc en trois endroits. Sinus qui sépare le lobe anal peu profond. Dessous noirâtre, à frange coupée de blanc : les supérieures avec la tache du dessus et un petit trait apical, blancs, très-distincts; les inférieures ayant toute la pre- mière moitié d'un gris-ochracé , avec un trait cellulaire géminé et deux lignes médianes également géminées, brunes; la seconde éclairée de blanc. Une tache blanche, subtemiinale, près de l'angle interne. Collier bordé de brun, et ayant de chaque côté un anneau brun. Poitrine blanche. Un petit point noir sur la collerette de poils qui entoure les yeu.\ eu dessous.

32 HYPOGRAMMID*.

Femelle à ailes supérieures moins chatoyantes , à lignes plus marquéeâi à ailes inférieures sans sinus, à lignes jaunes plus enfumées. Les dessins du dessous des inférieures un peu moins nets.

Cayenne. Coll. Feisth. M. N.

Ise paraît pas irès-rare.

/l36o. CjîNIPETA LOBULIGERA Gn.

CoUiquens Hb. Zutr. 117, 118 (la 9)?

Elle diffère de la Polynoe par les caractères suivants : Les ailes supérieures sont plus triangulaires , plus prolongées i l'a- pex. Leur frange n'est pas coupée de blanc , mais seulement mêlée de jaunâtre et de noirâtre. Elles sont d'un gris-rougeatre un peu lilas. Les deux lignes médianes sont bien plus distinctes que toutes les autres. La tache réniforme flgure une sorte de bouchon obscur. Les ailes inférieures ont le lobe anal très-profondément découpé, d'un cendré clair. Les lignes jaunes y sont plus claires, plus étendues, et elles se fondent avec la basci qui est d'un gris clair. Le dessous n'a ni taches ni traits blancs ; celui des inférieures est entièrement d'un jaune-ochracé clair, avec une bande sub- lerminale noire. Les lignes du milieu sont plus écartées, et la double lu- nule touche la supérieure, au point de ne laisser qu'un espace très-petit, que diminue encore un épaississement que la lunule présente dans sa moi- tié Interne. Le collier n'a point d'anneaux bruns, tout le dessous ducoi^s est ochracé,

Bahia. Coll. Saunders. Un (f.

J'ai un mauvais individu venant aussi du Brésil, que je considère comme la 9i mais je suis loin d'en avoir la certitude. Toutes les ailes sont aussi larges que celles de la Polynoe, et encore plus arrondies, les inférieures surtout; ces dernières sont presque unies, avec les traces jaunes à peine distinctes. Leur dessous offre quatre lignes médianes bien parallèles, placées toutes à égale distance, et la double lunule est isolée et assez distante de la supérieure et nullement épaissie. La tache noire apicale des supérieures y reparaît aussi distincte qu'en dessus.

Serait-ce la femelle de l'espèce suivante, ou, plutôt encore, celle d'un» espèce différente des trois, et dont je ne connaîtrais pas le cT? Il faudrait avoir plus d'individus pour résoudre ces questions. C'est à cette femelle que se rapporte le mieux la figure de Colliquens^ Hb. Zulr. 117, 118, mais je n'ai pas osé donner ce nom à l'espèce, puisque je ne suis pas sûr que cette 9 lui appartienne.

rf^^{f\AA: W

ttVPOGRAMMlD.E. 33

CiENCPETA AnILOBA Gn.

V

Elle est cxtrêmemeni voisine de la Lobuligeruy et semble intermédiaire entre elle et la Polynoe. Voici en quoi elle diffère des deux :

Les ailes supérieures ont la coupe de la Polynoe, et la couleur et la frange de la Lohuligcra; cependant on observe ici des teintes verdâtres que je ne vois point chez cette dernière. Les lignes ordinaires y sont aussi distinctes, mais plus empâtées de brun, surtout l'extrabasilaire, dont les dents sont plus arrondies et notablement épaissies entre les nervures médiane et sous-niédiane, et la subterminale, dont les taches sont bien visibles. Le point apical est en partie oblitéré et confondu avec le feston terminal; il manque complètement en dessous. Les ailes inférieures sont intermédiaires entre les deux espèces ; leur lobe étant moins profondé- ment découpé que chez la Lobuligera et concolore au reste de l'aile, ainsi que la base. En dessous, il n'y a pas de taches blanches. Celui des supé- rieures est d'un noirâtre presque uni ; celui des inférieures terne, avec les dessins beaucoup moins marqués que dans les deux autres. Le collier n'a pas d'anneaux bruns. Le dernier article des palpes est très-long, redressé, sans aucun renflement, et parfaitement linéaire.

Brésil. Coll. Gn. Un o".

Voir poiir la femelle, la Lobuligera.

r> l362. C^ENIPETA SeRAPIS Cf.

Cr. 396 F.

Je ne l'ai pas vue en nature, mais il est certain qu'elle appartient à ce genre. Ses ailes supérieures sont d'un gris-cendré un peu jaunâtre, avec beaucoup de lignes d'un gris plus foncé, et les lignes ordinaires noires. Ses ailes inférieures d'un jaune d'ocre, avec une bordure noirâtre inter- rompue par une ligne médiane et une liture anale ochracées. Cramer ne figure pas le dessous.

Berbices.

VI 363. CyENIPETA MeDINA Gn.

Damonia (f Cr. 324 D E.

ÛO"""'. Ailes super, ayant la première moitié (jusqu'à l'ombre mé- diane) d'un blanc un peu carné avec quelques teintes d'un blanc-verdâtre, traversée par des lignes indécises, plus foncées, l'extrabasilaire géminée, et dont les deux extrémités noirâtres et empâtées, et la seconde moitié d'un brun-noirâtre, semé à la côte et au bord terminal d'écaillés d'un blanc-Iiias, traversée par des ligues noires con(iises,^dont la subterminale

34 HYPOGRAJIMIDA.

forme deux triangles noirs, et coupée par une grande taclie du même blanc que la première moitié, naissant à la côte et traversée par des lignes noires, dont la coudée est la plus distincte. Ailes inférieures d'un gris- blanchàtre enfumé, avec une bordure noirâtre, et la frange d'un blanc- jaunâtre, coupée de noirâtre en quatre endroits. Leur dessous d'un blanc un peu jaunâtre, avec la même bordure et trois lignes médianes noirâtres, parallèles, coudées, dont les deux supérieures absorbent l'arc cellulaire. Poitrine blanche. Pattes blanches, annclées de noir, ainsi que les palpes.

Pernambuco. Coll. Gn, Une 9- C'est une des plus jolies. Elle me parait bien identique avec celle que Cramer a prise pour le mâle de VHy pogravima Damonia,

Gen. HYPOGRAMMA Gd.

chenilles à 16 pattes, catocalifonnes, aplaties en dessous, garnies sur les x:ô' tés ({appendices furfuracés, ayant les 8'^ et 11' aimeaux surmontés de saillies rugueuses; à tête aplatie supérieurement. Chrysalides obtuses, à partie pos- térieure très-aiguë et recouvertes d'une efflorescence violâtre. Antennes minces , à peine garnies dans les ç^ de cils extrêmement fins et assez serrés, sétacèes dans les Ç. Palpes longs, grêles , non velus , ascendants-recourbés, leur article presque aussi long que le 2«, linéaire, aigu. Trompe assez courte. Abdomen lisse, conique. Pattes assez longues, presque glabres, les in- termédiaires offrant dans les cT un pinceau de poils à l'articulation de la jambe. Ailes entières: les supérieures marbrées de noir et de blanc; les infér. sombres, avec l'angle externe d'un blanc vif. Les quatre nervules de la médiane insérées toutes presque au même point et très-loin de la base.

T.es chenilles de ce joli genre sont celles de toute la tribu qui ressem- blent le plus aux Catocalides, et, d'après le dessin d'Abbot que j'ai sous les yeux, elles n'en différent pas sensiblement. Les papillons, au contraire, se rapprochent du genre Cœnipeia et offrent comme lui, sous leurs ailes in- férieures, deux doubles lignes discoïdales, plus ou moins distinctes, surmon- tées d'un arc cellulaire, composé de deux traits superposés. Mais ce qui les fera d'abord reconnaître, c'est l'angle extérieur de ces mêmes ailes, dont le blanc pur tranche nettement sur leur fond noir. Je n'entrerai donc pas dans de longs détails à propos d'un genre si caractérisé. Je dois cependant appe- ler l'attention sur la nervulalion des secondes ailes, qui est assez remarqua- ble, dans les mâles surtout, en ce que les nervules de la médiane parlent presque toutes du même point : la 4"-, qui est ordinairement si isolée, n'est éloignée des deux suivantes que d'un millimètre tout au plus, et encore chez certaines espèces , elle est absolument confluenie. Toutes celles que je connais sont américaines. Cramer en figure cependant une qu'il dit être du Cap. Il serait possible qu'il y eût quelque erreur.

HYPOGRAMMlDyE. 35

/ l364. HypOGRAMMA SCLIMA StoII.

Stoll pi. 40 f. 5.

53""". Ailes super, très-prolongécs au sommet, d'un gris-noîr, marbrées et de groupes lunulaires d'atomes blancs, avec une large tache blanche placée après la cellule, occupant une partie du disque, et traversée d'abord à son extrémité, puis dans son milieu, par la ligne coudée, qui est noire et très-dentée. Subterminale grise, sinuée, irrégullèrc et précédée sommet de deux lunules d'atomes blancs. Ailes infér. d'un noir vif, glacé de bleu, avec l'angle externe assez largement blanc. Dessous des super, avec la tache discoidale très-nette, et deux points blancs, apicaux; dessous des infér. avec deux ligues noires, flexueuses, géminées, ayant entre elles un espace blanc, marqué de deux traits cellulaires noirs. Fe- melle semblable.

Cayenne, Surinam, intérieur du Brésil. Coll. Gn. et Feistb.

HYP0GRA31MA DaMONIA Cr.

Cr. 324 BC.

Je n'ai pas vu cette espèce en nature. D'après la figure de Cramer, elle différerait de la Sulima en ce que les ailes inférieures n'auraient qu'un liseré blanc au lieu de la tache du bord externe, qui se voit cependant en dessous. Ses ailes supérieures n'auraient pas non plus en dessus de tache blanche discoidale bien marquée ; elles seraient d'un gris plus pâle, et di- visées par une plus grande quantité de lignes. Le dessous différerait très- peu ; cependant la côte des supérieures serait entièrement blanche, et l'on verrait , après les taches blanches des quatre ailes , un groupe d'atomes bleus naissant à la côte.

Surinam.

Nota. Je ne décris ici que la femelle. Quant à l'espèce que Cramer a figurée comme étant le mâle de sa Daimnia, c'est la femelle de la Cccni- peta Médina,

i366. Hypogra.mma Capensis Cr.

Je n'ai point vu non plus cette espèce en nature. Elle serait, d'après Cramer, de la taille des précédentes. Le fond de ses ailes serait brun-rou- geâtre-marbré, avec des lignes très-marquées, d'un brun plus clair sur les supérieures. La tache blanche des mêmes ailes serait placée bien plus bas, reposerait immédiatement sur le bord interne , et serait traversée par presque toutes les ligues. La tache blanche des ailes inférieures serait à peu près comme chez la Sulima. Le dessous n'est pas figuré.

Cramer la dit du Cap de Bonne-Espérauce, ce qui ne cadre guère avec rbabiiai du reste du genre.

36 ttYPOGRAMMlDiE.

C

1367. IIypograivijma Balma Gn,

Un peu plus petite que la précédente. Ailes supérieures notablement moins prolongées à l'apex, d'un gris-noir chatoyant en violâtre, avec une bande médiane blanche, nn peu oblique, assez régulière, parlant de la côte, mais n'atteignant pas tout-à-fail le bord interne, et à peu près d'é- gale largeur partout. Cette bande est particulièrement nette, et atteint les deux bords en dessous. Les lignes ordinaires, plus foncées que le fond, sont un peu confuses : la subterminale est largement ombrée de noir, et l'on voit avant la frange une série subterminale de gros points ou traits noirs. Ailes inférieures noires, avec une tache d'un blanc pur, un peu ar- rondie à l'angle externe; leur dessous ayant un arc cellulaire géminé, assez éloigné d'une ligne aussi géminée, au-dessous de laquelle on voit les vestiges d'une autre ligne. Palpes grêles, noirs, divisés par deux fines lignes blanches.

Haïti. Coll. Bdv.

> l368. HyPOGRAMMA ANDROMEDiE Gu.

Taille et forme de la précédente. Ailes supérieures d'un gris-blauc, avec le bord interne noirâtre, et les lignes ordinaires assez confuses, de la même couleur : l'extrabasilaire pliis noire que les autres, mais interrompue. Tache réniforme visible, formant un anneau noirâtre. Frange comme en- trecoupée de gris et de noir. Ailes infér. noires, avec une tache étroite blanche, et se bornant presque à la frange, à l'angle externe.

Chenille d'un gris-jaunâtre ou roussâtre, mêlé de blanc, avec le dos plus obscur et deux lignes sous-dorsales ondées, irrégulières, roussâtres. Le tubercule du S" anneau et celui du 11" sont peu élevés, surtout le der- nier. Stigmates bruns. La tête et toutes les pattes sont de la couleur du corps.

La chenille vit, en mars, sur VAndromeda arborea, le bois de fer et le bouleau. Elle se change , dans des feuilles, au commencement d'avril , en une chrysalide couverte d'une efllorescence d'un blanc-violâtre.

Amérique Septentrionale, en mai, dans les bois de chêne. Décrite sur le dessin d'Abbot.

Gen. ALLOTRIA Hb.

Hb. Verz. 2748.

Chenilles longues, effilées, rases^ sans émînences , à tête au moins aussi grosse que le cou, aplatie en dessus , ayant la première paire de pattes ven- trales un peu plus courte tjue les suivantes. Chrysalides courtes, recouvertes d'une effiorescence bleuâtre, renfermées dans des coques de soie, Antennes

IIYPOGRAMMIDii:. 37

minces, simples dans les deux sexes. Palpes très-ascendants, arqués, peu épais, te 2<-' article étroit, squummcux-lissé, le 3" lonij, linéaire, aigu. Tlwrax court, convexe, velu-squammeux; hérissé. Abdomen assez lontj, conique dans les cT, assez yros cl cylinclrico-conique dans les 9- -^Hes super, entières, mais pro- fondémenl festonnées, squumnieusijs, à lignes distinctes ; infér. épaisses, jaunes, à bordure noire tranchée; la V" nervule Ircs-prononcée, insérée au-dessus des deux suivantes.

Voici un genre dont la place n'est peut-être pas bien lixée, et qui semble vaciller entre les Ilypograminides et les Catocalidcs. Jusqu'ici il me paraît appartenir bien plus aux premières, par le dessous de ses ailes, ses palpes, sa chenille dépourvue d'appendices furfuracés, etc. Toutefois je ne connais de cisu que la femelle, dont l'abdomen est seulement garni de [wils et ab- solument dépourvu décrètes, contrairement à l'usage de cette famille. Je ne sais si le mâle, dont j'ai seulement le dessin sous les yeux, offre de petites crêtes, comme les autres Ilypogrammides.

La chenille de YAllotria Elonyntpha, seule espèce de ce genre, est in- termédiaire, pour la forme, entre celles des Safui et des Ilijpoijramina, elle a 16 pattes, mais la première paire de ventrales est un peu plus courte que les suivantes, et ne paraît pas lui servir à marcher. Aussi tient-elle , même dans le repos, ses anneaux intermédiaires assez ar(}uès. Je n'ose parler de sa nourriture, quoiqu'elle soit ligurée sur une plante voisine des Glycine Mes notes ne sont pas d'accord à cet égard. La chrysalide est franchemeiit effiorescente.

Le papillon paraîtrait, au premier abord, appartenir au genre Pulyphœuis de lalauiilledesHadènides, mais sa chenille, ses ailes inférieures nettement quadrilîdes, et d'autres caractères queratlenlion fait découvrir, indiquent, que cette ressemblance n'est qu'apparente.

IJOy. AlLOTIxIA ElO.WMt'IIA Hb.

Hb. Zutr, 29, 30 et Verz. 2748.

aO'"'". Ailes supérieures à feston terminal noir, épais et profond ; d'un gris-brun clair, avec tout l'espace médian et des places sur le reste de l'aile, d'un blauc-verdàtre. Demi-ligne et cxtrabasllaire noires, épaisses, tremblées et un peu interrompues. Coudée ondée et dentée clans le cf , presque nulle, ou nulle dans la 9i et seulement indiquée alors parle changement de la couleur. Subterminale fortement ombrée de noir inté- rieurement, formant deux saillies principales, l'une carrée, entre les !'« et 2" supérieures , l'autre aiguë , sur la 3'' inférieure. Tache réniforme formant un anneau brun; orbiculaire réduite a un gros point noir. Ailes jnfér. d'un jaune-orangé, avec une large bordure d'un brun-noir, très- nette, arquée, parallèle au bord et marquée d'une liture claire a l'angle anal. Frange blanche, entrecoupée de brun. Dessous des quatre ailes jau-

Lépidoptères. Tome 7. -i

tlYPOGI\AMMlD^.

nâtre, avec une bordure, une ligne et une tache cellulaire, noirâtres. Cette dernière évidée et rénii'ornic aux supérieures.

Amérique Seplentrionalc , Géorgie et Floride , en aoiit. Coll. Bdv. Parait rare.

Chenille d'un gris-blanc, avec des teintes rosées ; les incisions brunâtres et une série transversal de points bruns alignés sur chaque anneau -, ceux- ci mieux marqués, a partir du 5". Sliginatale brune, ondulée, envoyant un trait latéral sur le 10<= anneau, et un autre trait qui fait le tour du 11°, en y formant une arête a l'extrémité. Tète grosse, concolore, avec un trait médian et deux taches arrondies, évidées, brunâtres. Elle vit, en juin, sur les Glycines, d'autres disent sur le noyer blanc [jnglans alba). Elle file sa coque entre des feuilles vers la mi-juillet, et reste à peine quinze jours «n chrysalide.

Tiiinu V. LIMBAT/IÎ.

Chenilles à 16 pattes, mais arquant leurs premiers anneaux pendant la marche, allongées, aplnlies en dessous. Chrysalides le plus souvent efjlores- cenlet. Papillons de taille grande ou moyenne, à antennes jamais pecti- nées, à pattes longues et rarement bien velues, à ailes épaisses, sijuammeuses, bien développées: les supérieures ayant les lignes Jlexueuses, et la coudée ordi- nairement anguleuse et saillante dans le haut, oii elle limite souvent une tache plus claire; les inférieures toujours différentes des supérieures, bicolores de. part ou d'autre; le dessous souvent marqué de dessins prononcés ; la nervulc indép,cndante toujours robuste et i-approchée des suivantes.

Cette tribu est dans le môme cas que la deuxième, et devra probablement être divisée plus tard. Nous y remarquons principalement deux tyiies très- distincts, et dont chacun mériterait peut-être de former dès à présent une tribu séparée, les Calocalidcs et les Ophiderides. Elle se lie par les der- nières avec la tribu suivante, et par les Calephides avec la l\''^{Ej:tensœ).

A. Taille petite ou moyenne. Antennes généralement moyennes ou courtes.

a. Articles des palpes distincts. Ailes inférieures ayant le disque

ou la base blancs, diaphanes, ou moins garnis d'écaillés que le reste.

§. Des crêtes sur le thorax ou l'abdomen Catephida:.

$%. Thorax et abdomen lisses Bolinida.

b. Palpes épais, saillants, à articles indistincts. Ailes

infér. jaunes, à bordure noire Hypocalidœ.

B. Taille généralement grande. Antennes longues. Abdo-

men lisse, velu à la base.

a. Palpes assez grêles, à 3" article moyen, non spatule.

Ailes infér. très-développées, de couleurs vives. Le dessous des quatre marqué de bandes très-dis- tinctes Caiucalidœ,

b. Palpes épais, à 3'' article long et spatule. Ailes

super, aiguës Pattes épineuses . Uphideridcc.

FAM. I.

CATEPIÏIDiï: Gn

Catocalides Bdv. Dup.

Chenilles allomjées, à 16 pattes complètes, à trapézoïdaux aubverrufjueux , vivant à découvert sur les arbres ou les plantes basses. Chrysalides renfer- mées duyis des coques filées contre les troncs ou entre les brouisuilles Papil- lons à antennes filiformes et parfois pubescenlcs dans les cT) « palpes ascen- dants. Courts, à 3*-' article bien distinct, à trompe forte, moyenne, à toupet frontal non saillant, à thorax fortement crête, à collier un peu relevé, à ab- domen plus ou moins crête ou velu en dessus, à pattes assez courtes, plus ou moins velues, à ailes épaisses, squammeuses, veloutées, dentées ou subden- tées, à frantfe longue et squammeuse ; les inférieures ne participant pas des mêmes dessins, ayant toujours le disque ou la base blancs, oit diaphanes, ou moins garni d'écaillés que le reste; la l''" neivule inférieure bien prononcée et aussi forte que les autres, prés desquelles elle est insérée.

Cette famille a quelques rapports avec les Bolinides, mais elle s'en dislui- guepai' plusieurs caractères, qui ressorliront de ceux que je donne ci-des- sus.

. Les chenilles des Catéphides ont toutes IG pattes bien égales, et c'est â tort que M. Buisduval les appelle dans son Gênera : Larvœ pseudo-geu- laetrœ. Je ne conçois pas davantage comment il place son genre Catepkia dans sa tribu des Catocalides, et encore moins comment Duponclicl, (lui ad- met comme moi une tribu des Ophiusidos, l'a imité. 11 suffit de lire les ca- ractères des Catocalides, p. 166, de M. Boisduval, pour voir qu'ils ne con- vieiment en rien aux Catéphides. Du reste, le peu de chenilles connues jusqu'ici varie beaucoup selon les genres, cl quand on connaîtra celles des Liiphoptera, Stictopîera, OdontoJes., etc., on trouvera peut-être encore des différences bien plus considérables.

Les papillons ont tous un air de famille assez prononcé, et pourtant ils sont très-variés, selon les genres. Leur abdomen est tantôt simplement velu comme les Cocytodes et certaines Catephia, tantôt fortement crélé comme d'autres espèces de ce dernier senre et les A/iophia, tantôt enfin, pourvu d'une seule crête trés-petile et Ircs-fugilive, connue les Siictoptem. Leurs ailes inférieures ne sont pas moins variées. Elles ne participent jamais des dessins des supérieures, mais elles ont ordinairement la base blanche ou vitrée; d'autres fois elles sont marquées de bandes bleues ou blanches; parfois enlin, entièrement unies.

Les femelles diffèrent très-peu des mâles dans celte famille, lés antennes

CATEPHIDiE. t\ l

ne sont jamais déci Jcmcnl ciliées et l'abdomen est crôté ou velu dans les deux sexes.

Les Caléphides, quoique peu nombreuses, sont répandues sur tout le globe. Nous n'en possédons pour notre part que quatre es[)éces, dont la classification laissait beaucoup à désirer. Quant aux espèces exotiques, elles sont presque toutes inédites.

Gen. COCYTODES Gd.

Chenilles Tête petite, antennes assez courtes, filiformes et garnies

seulement uu sommet de cils isolés, ù peine visibles. Palpes courts, lissés, appli- qiiés contre le front, ras, le second article mince, très-arqué, le troisième à peine distinct, très-court, aigu. Trompe robuste et longue. Thorax lisse, tini, déprimé, velu-lissé. Abdomen extrêmement velu, non crête, déprimé et (or- mmé carrément dans les çf; le 6*^ anneau muni sur le dos d'une plaque cornée, striée, dépourvue de poils. Poitrine lrcs-t>elus. Tarses épineux. Ailes très- épaisses, dentées, luisantes : les supérieures oblongues , fi bords purallclcs, à lignes distinctes ; les inférieures peu développées, munies dans les çP de poil; sQyeux, tiès-longs, sur la lisière abdominale.

Ce genre est aussi curieux que bien tranché, on le prendrait au premier abord pour uir genre de Crépusculaires, et c'est surtout à la forme longue et étroite de ses ailes qu'il doit cet aspect. Son abdomen aplati chez les cf , comme ceux des Cerastis, est entièrement recouvert de poils longs, soyeux et serrés, le dessous l'emporte encore sur le dessus à cet égard. Sur le des- sus du 6- anneau, les poils s'écartent et laissent à découvert une plaque cornée très-dure, striée transversalement comme une lime, cl bordée de chaque côté d'un rang d'écaillés. Les deux sexes partagent celte confor- mation, qui n'est pas due, comme on pourrait le croire si on ne voyait qu'un seul individu, au dépouillement accidcnlel du tégument de l'anneau, mais qui constitue bien une pièce séparée. Les ailes inférieures des deux es- pèces connues, sont variées de bandes bleues, comme celles des Catocala, et leur bord abdominal est coupé nel, droit, et garni chez les cf de poils lios, soyeux et divergonls, d'une longueur souvent démesurée. Les pâlies et la nervulalion des ailes n'offrent rien de particulier, comme on aurait pu s'y attendre d'après la conformation exceptionnelle de l'insecte, et la forme anormale de ses ailes.

Ce genre parîdl jusqu'ici exclusivement indien.

1.370. CoCYTODES COERUL.* Ou.

75iti.n, Ailes super, oblongues, à bords parallèles, dentées; d'un brun- noir parsemé d'écaillés bleuâtres, avec une large tache apicale, la côte, la cellule et les éclaircics des lignes ordinaires, d'un brun-carmélite. Lignes

/(S CATEPniD^E,

médianes espacées, noires : sublerniinale claire, à chevrons noirs au-dessous de la tache apicale. Taches ordinaires visibles, noires: l'orbiculairc puncli- fornie, la réniforme en anneau interrompu. Une série terminale de traits noirâtres. Ailes inTérieures noires, avec une grande tache cellulaire arron- die, une bande llexueuse, parallèle, qui ne dépasse pas la cellule, et un traita l'angle anal, d'un bleu-violàtre clair. Frange entrecoupée de blanc. Thorax carmélite. Abdomen d'un gris-noir, mêlé en dessous, ainsi que la poitrine, de poils d'un blanc soufré. Bande des inférieures presque blanche en dessous, et atteignant les deux bords. Base également blanche, avec une grosse lunule cellulaire noire.

Indes Orientales. Coll. Bdv. et Gn. Celte belle espèce ne parait pas commune. Je n'ai vu que des mules.

Q^/Syi. COCYTODES GrAJÎIDLATA Gn.

somn-.. Ailes super, dentées, d'un brun-noir un peu luisant, avec une tache apicale, la côte, la cellule et les éclaircics des lignes ordinaires, d'un brun-marron. Tache apicale souillée de noirâtre ; tache orbiculaire punc- tifornie, pupillée ; réniforme claire, se prolongeant .supérieurement et ter- minée par un point noir. Ailes inférieures noires, avec la base et le disque couverts de poils cendrés et une série ondulée de petites taches rondes d'un blanc-bleu, commençant au bord abdominal et finissant dans la cel- lule. Leur dessous avec trois rangs de taches semblables. Jambes d'un brun-jaune. Thorax d'un brun-noir. Abdomen d'un gris-cendré.

tnde centrale. Coll. Gn. Une 9-

Nota. L'abdomen est couvert de poils moins abondants que chez les cf. et, en outre, il n'est pas aplati comme dans ce sexe.

il 372. CoCYTODÉS ImmODESIA Iloev. Catocala Modesta Van der Hoeven. Lép. uouv. pi. 7 f . 8 ab.

Je n'ai pas vu cette Noctuelle, qui est certainement une espèce du genre Cocytodes , et assez voisine de la Gramilata, En voici une description sommaire, d'après la figure et le texte de l'auteur, qui laissent beaucoup a désirer.

90mm, Ailes dentées : les supérieures brunes, variées de noirâtre, avec une bordure de cette dernière couleur, coupée par des points terminaux noirs, cerclés de brun-rouge, et trois lignes ombrées de noir : celles du milieu ondées, parallèles et trcs-rapprochées. Base noirâtre. Ailes infér. d'un gris-cendré, avec trois séries de points arrondis, internervnraux, d'un bleu clair.

Java.

L'auteur se demande si ce n'est point la Dotata de Fabricius, question

CATEPHlD.li. 43

qu'il s'est déjà posée à propos d'une espèce complètement différente, (Voyez Lapoplera Dota ta).

J'ai un peu modifia le nom de cette Cocytadss^ parcç qu'il y a déjà une Plusia Modesta.

Gen. CATEPHIA od..

Och. Syst. Gloss, Treits. Bdv. Gn. Dup.

Chenilles aplaties en dessous, ayant le ventre marqué de lâches noires; à tête arrondie, assez grosse, à trapézoïdaux saillants , pyramidaux et pilifères , à pattes écuilleuses inégales, membraneuses, longues; vivant sur les arbres à découvert. Chrysalides épaisses, à partie anale terminée carrément, contenues dans des coques légères. Jlntennes crénelées de poils fins, multiples, ou fili- formes. Palpes minces, ascendants-verticaux, le 2" article grêle, arqué, le 3' linéaire, long. Trompe robuste, moyenne. Thorax couvert de poils épais et lai~ neux. Abdomen conique, crête dans les deux sexes. Jambes antérieures velues- laineuses. Ailes épaisses , veloutées, dentées : les super, avec une tache annu- laire sous la réni forme; les infér. à frange bicolore, noires, à dessins blancs; la première nervulc insérée presque vis-à-vis de la 4"^.

J'ai dit dans mon Essai sur les Noctuélides' (p. 80), que le genre Cate- phia, tel que le concevaient les auteurs, était composé de trois espèces eu- ropéennes dont chacune devrait par la suite former un genre différent L'étude des exotiques m'a démontré que j'étais dans le vrai, et que, non- seulement le genre Aimphia, que j'ai créé dans mon Index, est indispensable, mais que les deux espèces que j'y renfermais , ne peuvent même demeurer ensemble. Notre Jlchymista reste donc seule représentante du genre Cate- ■phia en Europe, mais il faut y joindre trois belles espèces de l'Inde, de l'A- byssinie et de l'île Maurice, qui forment sans doute un groupe distinct, mais qui n'en ont pas moins tous les caractères essentiels. Elles en différent principalement par une taille double, les antennes eatièreinent filiformes dans les deux sexes, les crêtes de l'abdomen consistant plutôt en des bou- quets de poils élargis, les pattes beaucoup plus velues et dont les anté- rieures munies au genou d'un faisceau de poils extrêmement épais.

VAlchymista est la seule Catephia dont les premiers états et les mœurs soient connus. On jugera, tant par les caractères qui précèdent, que par sa description à son article, de la bizarrerie de ses formes, qui sont peutclre encore plus singulières chez les espèces exotiques. Elle vit chez nous sur les chênes isolés et se retire entre les écorces, surtout aux approches de sa métamorphose. C'est aussi contre leurs troncs que l'on rencontre le papillon fraîchement éclos. Il n'est pas moins bizarre que sa chenille et est, parmi nos Noctuelles européennes, une des espèces les plus anormales. Je ne l'ai jamais vu voler.

Toutes les Catephia sont rares.

44 catephid.ï:,

GROUPE I.

1373. CatEPHIA PlLlPES On.

64'"'". Ailes dentées : les super, un p*eu creusées au bord interne, d'un brun-carnidliie, avec les lignes ordinaires bien distinctes, fines, noires, si- nuées et dentées : la coudée plus épaisse à sa naissance, et ne rentrant en dedansqu'au-dessousd'un anneau ovale placé sous la tache réniforme, qui est peu distincte. Une série de traits lunules, terminaux, noirs. Ailes infér. d'un noir-brun, un peu allongées vis-à-vis de la cellule, avec une bande discoïdale velue, étroite, et une liture anale d'un blanc-jaunâtre; leur îrange avec une tache blanche à l'angle externe, avançant un peu sur l'aile. Dessous des quatre velu, noirâtre, avec la base et le disque cendrés : les infér. avec une grosse lunule vague, noirâtre. Pattes munies de poils très- longs, très-touffus et formant aux antérieures un large pinceau ou brosse de poils divergents.

Ile Maurice. Coll. Guérin. Deux cj'.

1374. Gatephia Syba Go.

Elle est très-voisine de la Pilipes. Je vais en faire la description dans les mêmes termes.

60mm, Ailes dentées : les supérieures oblongues, un peu creusées au bord interne; d'un brun-carmélite varié de gris-carné et de noirâtre, avec les lignes ordinaires bien distinctes, fines, noires, sinuées et dentées : la coudée très-anguleuse et rentrant fortement en dedans sous la 3*' infé- rieure. Point d'anneau sous la tache réniforme, qui est à peine distincte. Orbiculaire formant un point placé sur une partie d'un gris-carné clair- Deux taches ou plaques d'un noir-verdâtre terne sur l'espace médian. Une série de traits lunules terminaux, noirs. Angle apical saupoudré de gris- cendré, avec la naissance de la subterniinale blanchâtre. Ailes inférieures noires, avec une bande discoïdale velue, étroite, et une liture anale d'un blanc pur ; leur frange avec une tache du même blanc à l'angle externe, avançant un peu sur l'aile. Dessous des quatre velu, d'un gris-noirâtre : les inférieures avec la base et le disque blancs, et une grosse lunule vague, noirâtre. Je ne parle pas des poils des pattes, puisque l'individu que je décris est une femelle.

Abyssinie. M. N.

1075. Gatephia Linteola Gn.

65nnm. Ailcs dcutécs : les super, d'un brun-carmélite, avec la base plus claire et les lignes ordinaires bien distinctes, fines, noires, sinuées et rien-

CATEPHID.'E. 45

tées; un petit anneau noir sous la ri'nifonne, qui est peu flistinctoet tou- chant presque la ligne coudée. Une série de traits terminaux lunules, noirs. Ailes infér. noires, arrondies, avec une large tache discoîdalc, une liture anale et l'angle externe d'un Mancde neige. Abdomen (de la femelle) peu crCté. Palpes ayant le dernier article aigu, presque aussi velu que le 2*, dont il est peu distinct.

Indes Orientales. Coll. Saunders. Une seule femelle.

GROUPE II. 1376. Catephia Alchtmista Geoff.

Geoff. II p. lûO Wien.-Verz. W-5 Fab. 298 {Coviergens err.) Engr. SSGnc (rAlchymiste) Bork. 27— Hb. 303 cf— Treils. III p. 323 God. Ip, 100 pi. 53 Gn, Ess. 81, Ind. 2^|8 Bdv. 1326 Frey. Ill pi. 239 = Leiicmnelas Naturf. 1780 p. 77 pi. IV Rossi 1132 Esp. pi. 107 f. 2 Steph. III p. 128.

Larv. Frey. Gn. infrà.

;i5""». Ailes très-(5paisses, veloutées, dentées : les supérieures noires, variées de brun, avec l'espace terminal plus clair, et les lignes ordinaires distinctes, fines, noires, sinuées. Taches ordinaires peu distinctes. Un an- neau ovale sous la rénifornie, touchant à la ligne coudée. Traits costaux blancs et distincts. Inférieures noires, avec une large tache discoïdale, une. liture anale et une autre à l'angle externe, comprenant la frange, d'un blanc de neige. Dernier article des palpes un peu spatule. Thorax noir, trés-iaineux. Abdomen fortement crête dans les deux sexes.

Chenille d'un gris-cendré, mêlé de ronssAtre, sans aucune ligne bien distincte, avec le bord du premier anneau d'un jainie vif. Les trapézoïdaux tous saillants, jaunes, entourés de noir; ceux des ti'^ et 11'' anneaux re- levés en pyramide bifurquée ; de petits points noirs semés sans ordre entre eux. Ventre d'un blanc-blouàtre, avec une tache noire sons les anneaux dépourvus de pattes. Stigmates jaunâtres, cerclés de noir. Une tache blan- châtre, latérale, sur le 11'^ anneau. Vit, en août, sur le chône.

Europe centrale et boréale, en mai. Coll. Div. Toujours rare, quoi- que répandue dans un grand nombre de contrées.

Esper figure une chenille qui ne lui ressemble en rien.

Gen. ANOPHIA Gn.

Gn. Ind. p. 2û8 = Catephia Tr. Ddv. Dup.

Chenilles allonrjèes, cylindnrjuc^, à 11" anneau légèrement renflé, sans éminenceSfà iCle arrondie i vivant à découvert sur les Convolvulacées. Chr)-

46 CATEPHlDiE.

solides renfermées dans des coques à la surface de la terre, Antennes assei courtes, filiformes, plus ou moins pubescentes. Palpes courts, ascendants, appli- qués contre le front, leur 3"^ article de moitié environ du second, cylindrico- conique, obtus. Trompe robuste, courte. Thorax convexe, subcarré, velu-lai- neux, crête, à collier épais, un- peu saillant. Abdomen velu, fortement crête, terminé par un bouquet de poils touffus. Pattes moyennes^ un peu velues. Ai- les presque entières, à franges longues, squammeuses: les supérieures oblori- gués , étroites près de lu base, avec le bord interne un peu creusé; les infér, arrondies, blanches sur le disque, à frange bicolore; i indépettdantc insérée Sur la disco-cellulaire, visiblement en avant et au-dessus des deux suivantes.

On a vu, aux généralités du genre Catephia, que j'en ;ii le premier isolé le G. Anophia, et quoique mon exemple n'ait pas été suivi jusqu'ici, je per- siste à croire cette séparation des plus nécessaires. Il y a, je ne crains pas de l'affirmer, très-peu de rapports entre ces deux genres sous tous leurs états, malgré la ressemblance de dessin des insectes parfaits. Ici ce ne sont plus les formes bizarres des chenilles des Catephia : celles des Annphia rentrent pour ainsi dire dans les conditions ordinaires des chenilles de Noc- tuelles, et ne présentent aucune saillie. Elles vivent d'ailleurs sur les plantes basses et non sur les arbres, et si on les a obtenues quelquefois eu battant certains arbrisseaux, c'est qu'on n'a pas fait attention que des Con- volvulus étaient enroulés autour de leurs tiges.

Les insectes parfaits sont fort remarquables, comme ceux de toute la famille, mais ils se rapprochent plus que les autres de la forme ordinaire des Noctuelles. Les palpes, les pattes, l'épaisseur des ailes, la forme des crêtes abdominales et lu nervulalion des ailes inférieures, ne sont plus les mêmes que chez les Catephia. N'ayant jamais pris moi-même les papillons à l'état parfait, je ne puis rien dire de leurs mœurs : je crois cependant qu'il vo- lent bien plus que les Catephia., et qu'ils rentrent encore à cet égard dans la condition ordinaire des Noctuelles.

J'ai parlé, dans une note des généralités de la tribu des Acontides, de la ressemblance très-marquée que présente la chenille derAc. Luctuosa avec celles des Anophia. Comme les dessins des insectes parfaits offrent aussi quelque analogie, quelques personnes ont été jusqu'à soutenir que ces deux insectes devaient être réunis dans le môme genre. On verra, à la noie à la- quelle je renvoie, quelles ont été mes raisons pour ne pas adopter cette opi- nion.

Les Anophia habitent les Indes, l'Océanic et les contrées méridionales de i Europe. Je ne sache pas qu'aucune ail été rencontrée en Amérique, mais je ne serais pas surpris qu'on en trouvât dans le nord et les îles de l'Afrique. Les espèces exotiques sont inédilcb.

catephid.t:. 47

GROUPE I. 1377. AxopniA Leuco.melas Lin.

s. N. 183 et F. s. 1184 Wien.-Vcrz. W 6 Hb. 30& Bork. 28 Engr. (la Pie) 557 a-c Tr. III p. 321 God. II p. 103 pi. f. 2 Frey. IV pi. 347 Gn. Ess. p. 81 et Ind. 2/t8 Bdv. 132û = Xantho- grapha Fab. 296= Akhymisln Esp. pi. 135 f. 3 = Funesta Esp. pi. 88 r. 6.

Larv. Frey.

Hongrie, Autiiclie, midi de rAlIcmagiie, Ouest de la France, en juin et août. Coll. Div. Pas très-rare dans certaines années.

La clienille, mal connue avant la figure qu'en a donnée Frcyer, vit sur le Convolvuliis sepium. Elle est d'un brun-terreux, avec la vasculaire et la sous-dorsale orangées; la première entrecoupée de noirâtre. La sligma- tale est plus large et plus blanchâtre. Tous les points sont orangé.s. La tête est d'un gris-bleuâtre, ponctuée de noir.

Quoi qu'en disent Treilsclike et Laspeyres , cette Noctuelle est bien la Leucninclas de Linné, ses descriptions ne laissant pas de doutes, et d'ail- leurs elle existe encore en nature dans sa collection , ainsi que me l'a mandé M. Doubleday. Il est surprenant sans doute qu'il cite la figure de Clerck, qui représentela BamhxirU, et Geoffroy, qui a décrit, quoique assez mal, V yllchymista ; mais ces deux contradictions même prouvent combien il faut attacher peu d'importance à ces citations. Linné n'a vu que la base des ailes inférieures blanche, et comme les Noctuelles de ce dessin étaient peu connues de son temps, il a conclu que tout ce qui offrait ce caractère dans les auteurs, se rapportait à la même espèce. Quant à Fabricius, les noms de Leucomelas, Convergens et Xanthographa, so'i\|^ confondus dans son Entomologia systematica, je ne sais par quel hasard, qui paraît, du reste, tout matériel.

GROUPE II.

J.378. A.NOPHIA ACRONVCÏOIDES Gn.

36mm. Ailes subdentées : supérieures épaisses, pulvérulentes, mêlées de cendré et de noirâtre , avec les lignes ordinaires distinctes , fines , noires, sinuécs et denliculées. Les deux taches distinctes : l'orbiculaire annulaire, la réniforme grande, grise , bordée de blanchâtre cxlcrleure- ment et placée sur un grand espace cendré qui remonte jusqu'à la côte. Une petite tache claire entre et au-dessous d'elles. Frange coupée de traits cendrés. Ailes infér. ayant la base d'un blanc-nacré pur; le reste noirâtre, avec la frange blanche , coupée de noir vis-à-vis de la cellule. Dessous des quatre ailes noirâtre , à base d'un blanc sali ; les supérieures

48 catephid.ï:,

avec une grande lunule cellulaire précédée d'un point noir. Poitrine et pattes rosées.

Terre de Van-Dicnien. Coll. Saundcrs. Un çf bien conservé.

Cette Noctuelle j, yu premier abord , l'aspect d'une Acronycta voisine à^Auricovia ,

1379. AnoPHIA OlIVESCENS Gn.

Elle a une certaine ressemblance avec notre Epvnda Nigra {Mthiofs) d'Europe.

36mm, Ailes super, noires, U'gèrenient mordorées ou olivâtres au bord terminal, avec les deux lignes médianes fines, noires, géminées, sinuées et denticulées, cl les traces des deux taches ordinaires; la rénifornie indi- quée extérieurement par quelques atomes jaunâtres. Ligne subterminale à peine sensible. Frange concolore et unicolore. Ailes infér. d'un blanc un peu nacré, avec une bande noire. Subterminale séteudant jusqu'au bord et jusque sur la frange , entre les nervules médianes. Dessous des quatre ailes blanc jusqu'à moitié, puis noir, avec le bord gris. Une forte lunule noire dans la cellule des sui>ér. et un petit point noir sur la nervure cos- tale des inférieures. Cne teinte ocliràcéc à la naissance du bord abdomi- nal. Antennes crénelées et presque subciliées. Poitrine rosée. Abdomen avec une forte crête, sur les 2*= et 3^' anneaux, et un pinceau anal, noirs.

Java. Coll. C'« des Indes.

Nota. Dans cette espèce, on voit partir, de chaque côté de l'abdomen, à sa jonction avec le thorax, un petit pinceau de poils sinués qui remonte sur le dos et vient presque rejoindre chaque côté de la grande crête.

A.

Tous les dessins des supérieures sont confondus, et aucune ligne n'y est visible. Des atonies blanchâtres foruK nt une sorte de tache costale au bout de la cellule. Les crêtes de l'abdomen sont roussâtres.

Inde centrale. Coll. Saunders et Dbday.

B.

La bande noire des inférieures est plus large, et la tache blanche de "l'angle anal se borne à la frange; mais ce qui distingue particulièrement celte variété, c'est que les palpes, la poitrine, l'abdomen tant en dessus qu'en dessous, elles pattes, sont noirs, sans mélange de clair. Les an- teinies (autant que j'en puis juger par un tronçon trés-courl) sont com- plètement filiformes.

Silhet. Coll. Gn. Un seul cf.

CATEPHlDiE.

49

l38o. AnOI-IuA UamUUUII Clerck.

Ramb. Aiin. des Se. U'Obs. 1829 p. 203 Bdv. Ind. Mélli. Add. p. 7 Treits. sup. p. 139 Diip, siip. III p. 550 |)1. 66 Gn. Ess. p. SI Ind. 248 Bdv. 1325 Costa i)l. X\ f. 1, 2 (non 3) = Leucomelas Clerck pi. 1 f . 2 = Adepia Hb.-Gey. 792, 793.

Larv. Costa Gn. infrà.

France méridionale , Espagne, Barbarie, Italie, en juillet. Coll. Div. Encore estimôe.

Cette espèce est, comme on voit, trcs-anciennemcnt connue, puisqu'elle a été ligurée par Clerck. Linné , qui décrit la vraie Leucomelas , a tité, à tort, dans sa synonymie, la figure de cet auteur. Cependant , il est bien probable qu'il a vu aussi l'original de la figure de Clerck, et qu'il a cou- fondu ainsi ces deux Anoplila,

La clienille a tout-à-l'ail le port de celle de Leucomelas^ elle est d'un gris-brun ou verdàlre , pointillé de noir, avec la vasculaire et les sous- dorsales continues, orangées, cl les trapézoïdaux noirs. La siigmatale est blanclultre, un peu ondée. La tète est grise, pointilléede noir. Elle \itaux environs de Montpellier, sur les Concolcutus. Ou m'a dit aussi l'avoir trouvée sur le rosier; mais il est évident qu'on n'aura pas fait attention aux Coiivolvulus qui entouraient cet arbuste. M. Costa la représente d'un \ert pâle, avec les lignes et le ventre d'un fauve vif, séparé de la stigma- tale par nue ligue noire très-tranchée.

Gen. ERVcJLi y,n.

chenilles..,..,. Antennes crénelées dans les cf. Paifjes minces, <)t's- asccndants , à dernier article long, filifonne, nu, très-létfèreinenl subule. Trompe moyenne. Ttiorax velu-liérissé, fortement crête. Abdomen des çf ijréle, carène, muni sur les premiers anneaux de fortes crêtes de poils élat- gies,el termine par un ttoutjuet de poils é/iuis. Jambes veines, celles des pattes antérieures courtes, munies d' une forte touffe dfi poils écuilleux en dessus, lai- neux en dessous. Ailes dentées: les supérieures échancrée s au bord interne , les injérieures presque unicolorcs, ayant aussi une lêqerc échancrure à l'angleanal.

Je ne connais qu'une seule espèce dans ce genre, et encore n'ai -je vu qu'un seul sckc et même qu'un scu! individu. C'est assez cependant pour être convaincu qu'il ne peut être rapporte à aucun des autres genres de celte famille : il s'en dislingue au premier abord, par ses ailes inférieures unicolorcs ; ses pattes antérieures ont une forme particulière. Le bord in- terne de ses ailes supérieures présenlc aussi un caractère propre : il n'est pas droit comme dans les autres espèces, mais sinuc et comme échancré, cl dépourvu de toute espèce de frange, à rcxce[ilion de l'angle inlernc, la frange reparaît cl forme une sorte de dent assez saillanle.

So CATEPHlt>JÈ.

j38i. Erygia AncALis Gn.

38'""'. Ailes supér. d'un brun feuille-mortc , légèrement teinté de vio- lâtre. A la place de la ligne exlrabasilaire, est une bande irrégulièie, dé- chiquetée , d'un brun foncé. La ligne coudée est du même brun et suivie de plusieurs autres lignes fines et denticulées, mais peu suivies, y com- pris même la subterminale. Près du sommet est une taclie en forme de coin recourbé, d'un brun-noir liseré de brun-jaunâtre, et suivie d'un gros point également noir. Frange concoiore. Ailes infér. d'un gris-noi- râtre uni, avec un petit trait en forme de V, d'un jaunâtre clair, en ap- prochant de l'angle anal. Dessous d'un gris-brun clair un peu ciiatoyant : les inférieures ayant, avant le bord terminal, un large espace d'atomes nombreux d'un cendré soyeux.

Indes Orientales. Coll. C'" des Indes. Un cf.

Gen. ODONTODES Gu.

Clicnities Anlcnnc? fthj armes, glaives dans les deux sexes. Palpes

ascendaHls-oblUjues, peu courbés, assez courts, leur 3* article du tiers environ, linéaire, tronqué, formant un- léger coude avec le précédent. Tête petite. Trompe longue. Thorax subcarré, squammeux. Abdomen dabord cylindrique et finissant en pointe allongée et émoussée, avec une seule crête sur le I*"" an- neau. Pattes assez courtes, grêles, à ergots longs: les jambes des intermédiaires garnies de poils comprimés. Ailes supérieures subdentées, pourvues, à Cextré- mité du bord interne, de poils formant une dent ; inférieures presque entières, arrondies, unicolores en dessus, ayant l'indépendante insérée un peu au-dessus des deux suivantes avant la 4"'

Le caractère le plus apparent de Tunique espèce de ce genre, c'est la couleur uniforme des ailes inférieures, mais, si on les interpose entre l'œil et la lumière, on s'aperçoit qu'elles ne conirarient pas la loi commune de la famille , cl qu'elles ont réellement le disque demi-transparent , comme les vraies Annphia .

La petite dent formée par des poils a l'angle mlerne des ailes supérieures, est plus prononcée ici que dans les Anophiu, i)arce que ces poils croissent en longueur jusqu'à l'endroit ils cessent complètement. Au reste, on comprend que, pour peu que l'insecte ait volé, ce caractère doit facilement disparaître. Le genre est indien, et son unique espèce est extrêmement su- jette à varier, eu sorte qu'à n'en voir que quelques individus isolés, on se- rait tenté de croire à l'existence de plusieurs espèces. Elle ne le cède guère 80US ce rapport à la Punvla Inconstans.

CATEPHID^. 5 1

i382. Odontodes Aleuca Gh.

tjO""". Ailes super, d'un gris-brun clair un peu tcinlé de lilas. Ligne extrabasilaire ond(5e et arqui^e , limitant l'espace basilaire qui est plus brun ou plus roussillre, et plus squaniiiKHix (juc le reste de l'aile. Ligne coudée géminée, denliculée , fine , très-rapprocliéc dans le bas de l'extra- basilaire. Sublerminnie peu marquée, blanchâtre, surtout entre les l"^"^^ et nervulcs de la médiane, et bordée supérieurement de taclies sagillées, d'un brun pâle. Tache rénifornie grande, concolorc, liserée fwiemenl de brun et portant une tache foncée dans son centre. Ailes infér. d'un brun- enfunié uni , un peu plus claires sur le disque, avec la frange jaunâtre, mince. Dessous des quatre d'un blanc sale, un peu nacré, avec les nervu- res plus foncées et une large bordure brune, nettement coupée. Les supé- rieures avec la réniforme large, brune, et se fondant avec les ramilication's des nervures.

Indes Orientales. Coll. Bdv. et Gn.

Le dessous de cette espèce rappelle un peu les Heliothis ou les Bolina.

Ailes super, plus variées, plus marbrées , avec des éclaircies blanchâ- tres, suivant les lignes, découpant mieux la tache rénifornie; celles de la subterminale plus prononcées.

C'est principalement de femelles que se compose cette variété,

B.

Toute la base d'un brun-marron vif, découpée nettement sur l'espace médian, qui est d'un blanc azuré.

Cette belle variété a, au premier abord, l'aspect d'une espèce tout-à- fait distincte.

Mêmes localités. Coll. Gn.

Gen. STICTOPTERA Gn.

chenilles jintenncs trcs-loiiyues, minces, filiformes el à peine pu -

bescentes. Palpes courts, assez grêles, peu ascendants, obliques, le 2* arti- cle non arqué, rectangulaire, le 3" filiforme, obtus au sommet. Thorax carré, convexe, squammeux, à collier relevé, à ptérycjodes souvent relevées. Abdomen mince, effilé, conique, avec une petite crête à peine sensible. Pattes cjrêles, gla- bres. Ailes supérieures très-étroites, lancéolées, à lignes fines. Ailes infér. ai- rondics, un peu sinuées, à disque trauspan-nt ; l'indépendante insérée au mênie point que la 3* inférieure.

Les insectes de ce genre onl une forme singulière, et qui rappelle un peu

52 OATEPHID.E.

les CucuUia. Lours ailes supérieures sont oblongues cl lancéolées, tandis que les inlérieures conservent la forme ordinaire, mais en revanche elles offrent celte particularité, que luute leur base cl leur disque sont absolument transparents et irises. Le dessous des supérieures offre également une tache discoïdalc vitrée, mais qui, étant recouverte d'écaillés en dessus, ne s'ap- perçoit que quand on interpose l'insecte entre l'œil et la lumière. Leur thorax prête aussi à cette ressemblance avec les CucuUia (qui n'est du reste qu'apparente), en ce que leur collier, quoique divisé en deux lobes ar- rondis, comme chez les autres espèces, est relevé perpendiculairement. Les plérygodes même d'une- des espèces sont relevées dans le même sens, ce qui lui donne un aspect bizarre et tout-à-fait exceptionnel. Enfin, uu détail que nous devons encore remarquer ici, c'est l'extrême exiguite de la crête de l'abdomen, qui consiste pour ainsi dire en un point velu, lequel disparait facilement quand l'insecte a volé.

L'une des espèces ne m'est connue que par la figure de Cramer. Cet au- teur a donné sous le nom dUAmphya; (pi. d34 C), une autre Noctuelle qui pourrait aussi appartenir à ce genre.

Les Stictoptera sont américaines, et ne se trouvent que rarement dans les envois de Lépidoptères. Je vois cependant figurer l'une d'elles dans le musée de la compagnie des Indes, mais je n'ai pas sa patrie exacte.

i383. Stictoptera Cucullioides Gu.

ilO~'"-. Ailes super, subdentées, d'un gris de lin marqué d'atomes et de petites lignes lines, peu apparentes, roussâtres et noirâtres, avec txv.ù partie de la côte, l'apex et une grande tache triangulaire partant du mi- lieu du bord interne et joignant le milieu du bord terminal , d'un brun feuille-sèche. Ailes infér. ayant le disque transparent , irisé, avec une large bordure noirâtre et un trait cellulaire obscur. Dessous des super, avec une place longitudinale claire et demi-transparente sur le disque. Corps grisâtre, avec le collier roussâtre. Abdomen terminé par un bouquet de poils bifide et long.

Java? Coll. C'^ des Indes. Un seul cf.

Nota. Chez cette espèce, les ptérygodes sont relevées presque perpen- diculairement et ramenées en avant vers le collier.

/ i384. Stictopteha Clara Cr.

Cr. 3o8I.

UQ'""'. Ailes super, subtriangulaircs , entières , d'un brun de terre d'ombre, striées de brun plus foncé, avec de fuies lignes noires, interrom- pues. Espace terminal et partie du disque d'un jaunâtre-ochracé, marqué de bandelettes de la couleur du fond. Ailes infcr. d'un blanc-nacré

CATEPHID^. 53

iransparent, avec une bordure noire Irès-tranchée . et la frange jau- nâtre.

Surinam. Décrit d'après la ligure de Cramer.

Comme je n'ai pas vu cette espèce en nature, je ne puis affirnier qu'elle jppartiennc bien à ce genre, dont elle nie semble avoir tous les caractères. Cramer a donné sous le mémo nom (pi. 600 L) , une autre Noctuelle qu'il donne pour le mule de celle-ci. Pour moi , elle me parait appartenir à une toute autre espèce, et très-probablement à un tout autre genre.

/ j.:i8.>. Stictopteha Viïrea Gn.

aO'"'". Ailes super, entières, très-étroites, avec l'angle interne très- rentré; d'un cendré-violet, sablées d'atomes fins et traversées par une multitude de fines lignes ondulées , subi)arallèles, noirâtres. Six taches subterminales arrondies , d'un brun-cannelle. Celle de l'angle interne plus grande et éclairée supérieurement de blanchâtre. Une quantité égale de groupes arrondis d'atomes noirâtres terminaux. Ailes infér.d'un blanc- bleu nacré, transparent, avec une bordure noire tranchée. Dessous noi- râtre; celui des supérieures avec une tache discoïdale, demi-transparente. Corps noirâtre. Collier cannelle.

Jamaïque. Coll. Saunders. Un seul cf.

i

i386. Sticxoi'teua Diaphaaa Gn.

iO'"™. Ailes super, un peu moins prolongées à l'apex que chez !a yUrea; d'un gris-cendré soyeux, un peu brunâtre à la côte, avec toutes les lignes très-bien écrites, tremblées, noires ; les deux médianes gémi- nées, et entre elles, une autre aussi marquée, mais simple et précédée d'un trait également noir, sur une jdacc brunâtre, entre la côte et la ner- vure sous-médiane. Tache réniforme cerclée de brun et rembrunie au centre, mais moins marquée. Ligne subterniinale claire , mal marquée précédée de taches brunes, chevronnées de noir, et placées deux à deux, frange entrecoupée et précédée de traits noirs, épais, et presque conti- gus. Ailes infér. bien vitrées, avec la bordure et la côte largement noires. Collier d'un brun-carmélite. Abdomen m()ins elTiié et plus ohius que cliez les autres espèces.

Para. Coll. Gn. Un seul 0'.

1087. StiCTOPTERA l'EXESTItA Gn.

Elle me parait très-voisine de la Vitrea; mais, comme je n'ai plus cotlo dernière sous les yeux, je la décrirai dans les mêmes termes pour faire ressortir les diflérences.

Lejjidoplcres, Tome 7. 5

54 CATEPIlIDiE."

^gm». Ailes super, entières, très-étroites , avec l'angle interne cxtrè- jnement rentré et un léger coude au bout de la première supérieure; d'un gris-cendré un peu jaunâtre, très-légèrement ciiatoyant en violâtre, sablées d'atomes fins et traversées par les lignes ordinaires fines, ondulées, plus foncées; les deux médianes géminées : la coudée formant un V très-distinct sur la nervure sous-médiane; l'ombre médiane extrêmement fine et simple. Tache réniforme courte (parce que la cellule est rétrécie), à contours bruns, éclairés intérieurement de jaune. Une ligne brune, éclairée aussi de jaune, entre l'extrabasilaire et l'ombre médiane. Quelques écailles jaunes sur l'espace basilaire. Six taclies subterminales d'un brun-cannelle, limi- tées en dedans par des chevrons ou V noirs , très-fins. Feston de l'aile onde, épais et comme en forme de ^rr^w^ . Ailes infér. transparentes, iri- sées, avec une bordure noire , tranchée. Dessous comme dans la f^itrea. On remarque une tache un peu plus maie, mais très-vague , au-dessus de !a bifurcation de la sous-costale. Collier et base des ptérygodcs d'un brun-roux.

Nouvelle-rribourg (Brésil). Coll. Gn. Un cf.

Gen. LOPHOPTERA Gn. Apamea Bdv.

Chenilles Antennes cylinilrujues, fiUfonncs dans les deux sexes.

Palpes grêles, longs, droits, squammcux, à 3'' article distinct, droit, aussi sijuammeux. Trompe grêle, moyenne. Thorax arrondi. Abdomen assez long, un peu épais et renflé, muni de petites crêtes sur presque toits les anneaux, ires-obtus à l'extrémité , aplati en dessous. Pattes longues et grêles. Ailes en- tières ries supérieures oblongues, arrondies au bord terminal, garnies de lignes transversales d'écaillés relevées, ayant l'aréole très-courte mais large, presque triangulaire , lu l" supérieure insérée immédiatement sur t angle inférieur. .Ailes inférieures à disque transparent, avec l'indépendante insérée au même point que la 3^.

Voici un petit genre qui n'est pas moins curieux que tous les autres de la famille : ce qu'il a de plus caractéristique, ce sont les saillies que for- ment les dessins des ailes, qui sont composés d'écaillcs relevées comme chez nos Torlricides des genres Teras et Peronea. 11 ne manque point, du reste, d'autres caractères pour le rendre lout-à-I'uit tranché. Par les ailes in- férieures, dont le disque est plus ou moins transparent, il se rapproche du genre précédent {Slk-toptera). Au reste, comme je ne l'ai étudié que sur trois individus en assez médiocre état, il est probable que son histoire aura besoin d'être étendue et complétée. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'il n'a rien de commun avec les Apamea, dans lesquelles M. Boisduval avait placé une de ces espèces, considérant sans doute ce classement comme provi- ^ire.

CATEPHID.TÎ. 55

Les LojpJwpfera som propres à l'Afrique et à l'Océanie. Elles paraissent remplacer dans ces contrées les Slictoptcra d'Amérique, avec lesquelles elles ne manquent pas de rapports.

Pygmœa Hb., Zulr. 109, 110, pourrait bien appartenir à ce genre.

l38S. LOPHOPTEKA SoUAM.MUihUA Gn.

3tj'""'. Ailes super, oblougues, à base étroite, à bord terminal arrondi: d'un gris-bleuàlrc ou lilas chatoyant, avec une large bande costale d'un bruu-noir mal, commençant en pointe à la base, puis s'élargissant en se courbant. Une teinte d'un blanc-jaunâtre, fondue avec le gris du l'ond, mais bien séparée de la bande brune, sous laquelle elle est placée. Des rangs d'écaillcs relevées indiquent la place des lignes ordinaires : les trois les plus distincts sont placés à l'extrémité de l'aile. Une série terminale de traits oblongs, noirs, entourés de lilas. Ailes inférieures d'un gris-noir, plus claires et un peu transparentes à la base. Dessous des quatre avec le disque demi -transparent, sur lequel se dessinent, en noir, les nervures et un empâtement au point de leur ramiflcation. Abdomen avec une tache claire sur le dos de chaque anneau.

Nouvelle-Hollande. M. N. Un cf.

Cette espèce forme un passage très-naturel du genre Lopfwptera au genre Slictopiera.

1389. LOPHOPTERA CrISTIGERA ^0.

24""''. Ailes super, d'un gris-violàtre un peu nacré, suivant les reflets, avec toutes les lignes transverses , mais spécialement quatre , situées dans le dernier tiers de l'aile, parallèles, très-légèrement sinuées, compo- sées de petits groupes d'écaillés assez fortement relevées , noirâtres exté- rieurement, d'un gris-jaunâtre intérieurement. La dernière est tout-à-fait terminale. A l'apex est une tache noire plus étendue que les autres. Le disque est en mauvais état , mais il ne parait pas y avoir de traces de la grande tache dorsale qu'on voit chez la Litigiosa. Ailes infér, et dessous des quatre noirs, avec le disque transparent et irisé, sur lequel se déta- chent les nervures.

Afri(iue; maisj'ignorc au juste de quelle partie. Coll. Gn. Un exem- plaire.

1390. LoPHOPTERA Litigiosa Bdv.

Afamea Litigiosa Bdv. Faun. Mad. p. 93 pi. 16 f. 3.

28""". Ailes supér.'d'un gris-nacré-violâtre , un peu luisant , suivant les reflets, avec toutes les ligues trausvcrses d'un jaune-brun peu appa-

56 CATEPHID.li.

rent, bordées' extérieurement de petits groupes d'écaillcs noirâtres, lége- nient saillantes. La coudée très-sinuée; la subterminale plub droite et sui- vie d'ombres vagues. Une grande taclie arrondie, d'un brun-noir, reposant sur le bord interne, avant la moitié de l'aile. Frange concolore, précédée de petites lunules noires. Ailes infér. et dessous des quatre noirâtres, avec la base et le disque demi-transparents. Dessous des palpes blanchâtre ; dessus noirâtre. Abdomen noirâtre, à crêtes concolores.

Madagascar. Un cT assez mauvais , le même qui a servi de type à M. Boisduval.

FAM. II.

Ophiusides Bdv. Dup.

Chenilles rases, cylindriques, à 16 pattes ; vivant à découvert sur tes arbres ou les plantes basses. Papillons à antennes filiformes dans les deux sexes, mais pubcsccntcs dans les çf, à palpes assez courts, ascendants, ordinairement bicolores, à trompe moyenne, à corps lisse, le thorax subcarré et l'abdomen conique, effilé, ai^u à l'extrémité, à pattes longues, grêles, peu velues, à ailes entières ou subdenlées, à frange longue et sq uammeuse : les supérieures à som- met plus ou moins prolongé ; les inférieures discolores, à dessins différents, souvent blanches ou diaphanes à In base ; la l" nervule aussi épaisse que les autres, insérée un peu au-dessus, mais non loin des deux suivantes.

Celte famille est voisine desCatéphides, et s'en distingue principalement par son abdomen lisse, ses pattes plus longues et à peine couvertes de poilS; ses ailes moins épaisses, et dont le bord inicrne est droit, uni et complète- ment dépourvu cfe cette dent velue qui se retrouve chez la majeure partie des Catéphides.

Elle nesl représentée chez nous que par une seule espèce, que les au- teurs avaient rangée dans le genre Ophiusa, espèce de magasin oii on entas- sait pêle-mêle tout ce qui avait une tournure exotique. Mais cette Noc- tuelle est loin de donner une idée des form.es diverses qu'on observe dans les quatre genres qui composent la famille.

Les chenilles des Bolinides sont mal connues, et bien qu'on élève dans le midi de la France celle de la Caïlinn, on fait encore un secret de ses habitudes , en sorte que je ne puis rien dire de bien précis à son égard. Je ne connais en outre qu'une seule autre chenille du gcaraSyneda. Mais les papillons ont un air de famille bien tranché. Ils tiennent à la fois des Acon- tides, des Héliolliides et des Ophiusides.

.lusqu'ici toutes les Bolinides, à l'exception de la Caïlino, sont améri- cames. Un petit nombre a été figuré par les auteurs. Parmi ces dernières je citerai particulièrement celle que Clerck a représentée sous le mauvais nom de Margorilaria (pi. 51), et à laquelle ne correspond aucun texte Linnéen. C'est évideiiunent une espèce de celte famille et très-vraisemblablement du genre BoUna; mais je n'en connais aucune en nature qui puisse sy rap- porter, même en tenant compte des couleurs exagérées ou ternies, comme dans la plupart des figures de Clerck. Cramer a cru la retrouver dans une Pyralide d'Ainboine, pi. 307 K, mais il est évident que sa reconnaissance a porté à faux.

58 BOLiNioj:.

Gen. LEUCANITIS Gu.

Chenilles.. V,\,, Antennes finement pubèscentes dans les ç^, sétacèes dam les Ç. Palpes ascendants-verticaux, connivcnts au sommet, le 2' article sa uammcux- lissé, le distinct, mais presque aussi gros et squammeux, tron- qué au sommet. Trompe assez longue. Thorax court, squammciix- lissé, à col- lier déprimé, à partie postéiieure un peu relevée. Jbdomen glabre, un peu dé- primé, subconique dans tes çf, court, assez gros et obtus dans les 9 Pattes très-longues, mutiques, glabres. Ailes entières: les supérieures nébuleuses, à dessins confus; les inférieures variées de noir et de blanc, ainsi que les quatre en dessoits.

Voici un genre qui paraît aller un peu parloul. A ne voir que l'abdomen et les ailes supérieures, on serait tenté de le placer dans la famille des An- thophilides, et mon collaborateur l'a même rangé dans sa collection dans le genre Microphysn; mais les ailes inférieures, la longueur de la trompC;, la ressemblance des deux sexes, et enfin la présence bien manifeste d'une sréole, m'éloignent beaucoup de celte opinion. On pourrait penser aussi a le placer dans les Ophiusides et même dans les Acontides. Pour moi, la place que je lui donne ici m'a paru la plus naturelle , et il me semble qu'on y retrouve tous les dessins principaux des Bolinides. La grande tache , il est vrai, n'est pas visible en dessus, mais elle reparaît en dessous. La chenille nous apportera là-dessus de plus amples renseignements.

Le genre se borne à une seule et jolie espèce de la Russie d'Europe.

iSgi. Leucanitis Rada.

31""". Ailes super, d'un gris-bleuâtre foncé , saupoudré çà et de blanc-ochracé , avec la ligne extrabasilaire seule bien distincte, rappro- cliée de la base, coudée sur la côte, puis un peu tremblée, noire, éclairée extérieurement d'ociu-acé fondu. Quelques traces d'un rose-vineux , près de l'attache de l'aile. Sublerminale presque nulle et composée seulement d'atomes .ochracés. Tache rénifoime parfois distincte, formant un anneau oehracé. Ailes infér. d'un noir peu intense, avec une tache arrondie sur je disque, une liture arquée, subabdominale, deux petites taches au bord terminal, et la frange, à l'exception du milieu, d'un blanc de neige. Des- sous des quatre ailes blanc , avec une large bordure noire, divisée aux supérieures par trois taches blanches, dont la première très-grande (comme dans les autres Bolinides), et aux inférieures par deux : celles-ci ayant en outre un trait cellulaire et subcellulairc noir, allongé. Thorax mêlé de vineux. $ semblable.

Crimée, Coll. Bdv. et Gn. Très-rare.

bolinid;e. Sg

Glx. PANULA Gn

Clit'itilles AnIetDies Jiltfonncs ttutis les deux sexes, uti peu pubes-

centfs dans le q". Palpes ascendants-obliques, le 2" article comprimé, le 3' court, assPt tjrns, squammeux-vclu. Cotps /jrcle. Abdomen un peu effilé, coii»- que, termine en pointe allongée. Pattes peu velues. Ailes entières, à franges larges: les super, prolongées à l'apex ; les infér. peu développées, unicolores de part et (Cautre, pulvérulentes en dessous; supérieures également unicolores en dessous.

Ce genre se dislingiie d'abord des Bnlina par le dessous de ses ailes ab- solument dépourvu de lâches, et par le dessus des inférieures complètement uniookire. Ses palpes sont également différents. Il s'en rapproche par la ta- che cxiracellulaire, qui lui est commiine avec lui, mais qui ne se reproduit point en dessous. Il est propre à l'Amérique Septentrionale.

/ ï392.

Pa>ula Inconstans Ga.

33"""'. Ailes super, brunes, avec l'espace médian noir ou noirâtre, et limité, d'un côté, par une bande extrabasilairc plus claire, droite et nette du côté de la base, elle est précédée d'une grande tache carrée, noire, se confondant supérieurement avec la tache extracellulaire de même cou- leur qu'elle et renfermant la tache réniforme plus ou moins distincte; de l'autre côté, parla ligne snbterniinale, qui est bien marquée, continue, forme un seul angle non loin de l'apex, puis se courbe légèrement en arc jusqu'à l'angle interne. Une série de petits points terminaux. Ailes infér. arrondies, d'un brun-noir uni , avec la frange un peu plus claire dans Sa moitié externe. Dessous des quatre ailes d'un brun uni, pulvérulent, sans aucune Ifgne ni tache.

A.

Même taille. Le fond de l'aile est d'un gris-cendré ou brunâtre, avec la bande et la tache extrabasilairc d'un jaune d'ocre clair. La couleur noi- râtre est réduite aux deux côtés de la bande.

B.

30inra. Toute l'aile est d'un gris uniforme, et on ne distingue les des- sins que par les lignes ordinaires, qui sont du reste, bien écrites. La tache réniforme est plus visible. Aucune tache noire, pas même celle de l'espace basilairc. Ce sont surtout des femelles.

c.

27""". D'un brun uni, sans bande ni tache cxtracellulairc. Les seules

60 ItOMNID/l':,

lignes qui persislcnl sont : la subterininalf qui est un peu ombrépde fonr^^ au sommet, et de faibles traces de l'exlrabasilairc.

Amérique du Nord. Coll. Div. Commune.

I^ota, On rencontrera, comme on peut le penser, une foule d'individus intermédiaires entre ces quatre types, qui varient d'ailleurs quant à la nuance et à l'intensité de la couleur. La variabilité de cette petite Pavvla peut Ctre comparée à celle de YAchœa Lienardi. Il faut donc se défier des prétendues espèces nouvelles, si on n'a pas un grand nombre d'indi- vidus de celle-ci sous les yeux.

i.'îfjS. Panula Remioipii.a *;n.

36""". Ailes super, d'un hrun-rougeàtre comme chez notre Xantho- grapha), avec un feston peu marqué et précédé «le petits points noirs. Les trois lignes bien distinctes, d'un blanc-jaunàtre, finement liserées de noi- râtre : l'exirabasilaire presque droite, ondée, seulement dans la cellule; la coudée paraissant continuer un trait de nirme couleur qui borde !a tache réniforme, mais se recourbant au-dessous d'elle et prenant la forme ordinaire chez la famille, quoique moins distincte. Subterminale droite , assez visible dans le haut, puis se perdant presque à partir du pli cellulaire et se réduisant à des points internervuiaux précédés de quelques écailles noires. Une teinte noiiâire derrière elle. Tache réniforme normale, un peu noirâtre. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, avec la base et la frange blanrliâ- tres. Dessous des quatre aiitis û'uw blanc sale : les supérieures avec la côle rougeâtre, l'extrémité et une large lunule cellulaire, noirâtres; les infé- rieures .■saupoudrées de brun, avec une lunule cellulaire et des points ter- minaux noirâtres, sans aucune ligne. Pattes intermédiaires avec un fais- ceau géniculaire de poils squammeux, en forme d'aviron.

Amérique Septentrionale, Floride Coll. Dbday. Un o".

Gf\. nOLIXA Dup.

Dup. Cat. p. 180 = Ophiusa Tr. Bdv. Gn.

CliCnilles Antennes lonques, minces, filijonnes, plus nu moins pu-

hescenles flans les çP. Pulpes ascendants, bicolores, à dernier arliclc distinct, filiforme, de longueur variable. Thorax assez robuste, subcarré, un peu velu, lisse. Abdomen lisse, qlabre on peu velu, conique et nigu dans les deux sexes. Pattes lonques, presque glabres. Ailes subrlenlëes : hs super, prolongées à l'a- pex et marquées en dessous et une tache blanche au bout de la cellule ; infé- rieures assez, larqes, à fràncjc bicolore, ayant toujours la base demi-transpa- rente et de couleur tranchée avec celle du bord terminal, au moins en dessous.

Ce genre reprcsenié chez nous par la seule B. Caïlino, est nombreux en

«oi-iNinA,. Oit

espèces exotiques. Les chenilles n'ori sont pas encore bien connues. On sait seulciiienl que celle de noire Caï/ïno vil sur les saules, et on dit qu'elle ressemble un peu pour la t'oimc cl les couleurs à celle de la Pscudnphia Illiiîiaris ; mais CCS renscigneuieiits S'jiil bien vagues. Les papillons (jni loiis entre eux la plus grande analogie, et il faut souvent de rallcnlion pour les dislinguer. lisse trouvent toujours en assez grand nonnbre dans les en- vois qu'on rei;oil des diverses contrées de l'Amérique, et ils sont souvent déflorés ou inutiles. Ces deux circonstances me porionl à croire, qu'ils vo- lent pendant le jour, ce qui serait une ressemblance de plus avec les Hé- liothidps et .Irontidex, dont ils se ra|»proch(;nl trés-réellcment, malgré leur aspect opbinsilorme.

Un caractère ([ui se retrouve toujours, quoique plus ou moins distinct, sur les ailes super, des Bdinn, c'est une grande lâche, souvent bidenlée ou bilobce extérieurement, qui est placée à l'extrémité de la cellule et qui se découpe presque toujours en blanc en dessous. Je la désignerai dans mes descriptions par le nom A\'xlracellitlairp. Il faut bien se garder de la con- fondre avec la tache réniforme ordinaire, tpii (quand elle exisie) est ren- fermée dans revlrarellulkirc. Celle-ci est formée par la ligne coudée, qui , après en avoir dessiné les contours extérieurs, rentre brusquement en de- dans, au-dessous de la cellule, ou elle forme un sinus profond, et va ensuite gagner le bord interne en se rapprochant de l'exirabasilaire. L'espace com- pris entre la partie inférieure de ces deux lignes forme ainsi une bande sou- vent ires-distincte cl plus claire que le fond.

J'aurais pu diviser le genre Bolina en groupes et en sections, mais il au- rait taiil fallu les multiplier, que ce fractionnement serait devenu plus nui- sible qu'utile. J'ob.serve seulement que jtlusicurs espèces sont munies, aux genoux des [lalles intermédiaires, de fascicules de poils peu touffus, mais longs et soyeux, ou quelquefois même écailleux, «pie l'insecte redresse et épanouit à volonté. Mais cette particularilé est loin d'être commune à tou- tes les espèces.

Toutes les Bnlina que je connais sont américaines : les auteure en ont donné quelques-unes.

f 1394. BOUNA AcoXTUjIbES Un.

/lO"!"'. Ailes super, oblongues, d'un cendré-blanchâtre, un pou nuance de vioiairc, avec la ligne coudée noire, très-contournée et embrassant la srande lâche extraccUulaire, qui diffère fort peu du fond. Quelques traits longiUKlinaux au sommet de l'aile, et une série de points allongés dans le niêrae sens, avant la frange, qui est elle-même coupée par de petits traits semblables. Ailes infér. d'un blanc-nacré pur, avec une bande noire ter- minale lrè.s-tranchée, qui s'arrête brusquement ii la li'^ nervule inférieure. Dessous des quatre ailes d'un blanc-nacré , avec celte même bordure. Deuxième article des palpes larue et sécuriforme.

Un seul o^ appartenant au Muséum national, sans désignation de patrie.

«5

BOLIMD^.

lipj. HOLINA ClMS <;n. MelipûUs Jiicunda Hb. Zutr. 81, 82.

Û0'""\ Ailes super, cendrées, avec les nervures, des atomes et des linéaments plus foncés. Ces derniers dessinent la grande tache cxlracoUu- laire,qni est précédée, à la côte, de nuages noirâtres. Deux traits noirs isolés indiquent la ligne subterminale. Un filet festonné précède la frange. Ailes infér. d'un blanc demi-transparent, avec une large bordure noire, interrompue par deux taches terminales blanches. Dessous des supé- rieures blanc à la base, puis marqué d'un triangle noirfUre, sur lequel se dessine la grande tache ovale blanche. Frange blanche festonnée de noir.

Amérique Septenirionale. Coll. Bdv. Mexique. M. N.

U y a déji une iNoctuclle nouïméc Jucunda. J'ai donc été obligé de changer le nom de Ilubncr. J'observe que la figure de cet auteur est nuancée do rose, de violet et de jaune que je ne, vois point dans les indi- vidus que j'ai sous les yeux, quoique l'un d'eux soit parfaitement frais; mais les dessins s'accordant parfaitement, je suppose que cette différence provient d'un zèle de l'onlumincur, dont nous avons une foule d'autres exemples.

I i3i)t>. lk)UNA KaiMEUCA Gn.

ù5™'>'. Ailes super, cendrées, avec les lignes extrabasilaire et coudée fortement ombrées de noir-vcloulé fondu : la dernière est très-brisée en zigzag et découpe la grande tache extracellulaire, qui se trouve munie d'une dent aiguë, puis d'une autre plus grande, tronquée carrément. Deux petits points noirs au sommet de la .subterminale , qui est à peine indi- quée. Une série do petits points terminaux. Ailes infér. d'un blanc pur. avec une très-large bordure noire et la frange blanche. Dessous des quatre semblable, au-dessus des inférieures. Une lunule cellidair.e sous les premières. Abdomen gros et obtus.

Campéche. Coll. Guérin.

i.'^rjj. r.ot.iXA Cailino Lef.

Lefebvve Anu. Soc. Lin. VI p. 9.'i pi. 5 Ramb. Ann. Se. obs. II p. 10 pi. 5 Bdv. Ind. Add. p. 7 et Gen. 136G Ilb.-Gey 83/» Gn. Ind, p. 2Û9 Evers. p. 343 Dup. sup. III p. 50G pi. V.i f. l\ Hcn. Srh. 245.

Larv. ignot.

Sicile, France méridionale, Espagne, en mai et août. Coll. Div, Se répaaU maintenant dans les collections.

bolinid;e. G3

Nous n'avons point encore de bonne figure de cette espèce , si fadle pourtant à représenter. Celle de Duponciiel, assez bien gravée, est enlu- minée avec des couleurs contre nature. Celle de M. Herrich-Sriiœffer, plus raisonnablement coIoriCc, pèclio par la gravure et le dessin.

A.

Partie intci ik; di; la liyni' coudée bien sinueuse, au lieu d'être presque droite, connue dans le type. Rspaco ip.ruiina! d'un cendré plus blanchâtre, avec le sommet de la frange tout-à-fait blanc. Ailes infér. ayant la lunule cellulaire trùs-épaisse , la bordure plus large, les ramifications de la mé- diane plus rembrunies : dessous des mêmes ailes ayant les dessins beau- coup plus nets. La femelle présente des différences semblables , et est notablement plus rembrunie. Tiifin, les palpes, dans les deux sexes, sont an moins moitié plus longs.

Russie méricjionale. Coll. Ddv.

Toutes ces différences, et surtout la dernière , m'inspirent quelques doutes: les Noctuelles ne parais.sent pas, d'ailleurs, avoir les mêmes mœurs, puisque celle-ci volo, au diro de M. Eversmann, s\ir les sommets arides et pierreux de l'Oural , tandis que la nôtre vit dans les lieux hu- mides et au bord des ruisseaux croissent les saules.

I39S. ROMNA FaSCICULARIS Hb. p. ? i| ! "k

Hta. Zutr. 443, Ukli-

^3mm.v Ailes super, d'un gris légèrement violàtrc, varié de noirâtre, avec une bf^ide claire très-oblique, ondée sur ses bords, plus étroite par en haut , leifUén de brun-rougeàlre, el quelquefois enlièremenl de cette dernière coulouy» ce qui la rend moins distincte, el divisée par une ligne fine. Tache exlracRllulairc blancliatrc, obtuse, cerclée extérieurement de rougeàtre. Ligne snlHerniinale ondée, vague, rougeâlre. De petits points terminaux. Ailes infér. d'un blanc-nacré, avec une large bordure noirâtre, marquée d'une liture blanchç entre les nervures médiane et sous-médianc. p' range blanche, un peu salie de brun aprùs la liture. Dessous des supé- rieures noirâtre, avec la base el U tache ovule, blanches, et l'apex cendré. Abdomen très-long, à valves trè.s-d(Heloppées. Palpes blancs et gris.

Femelle plus grise, moins rougcfilrè,nvec la bande et la tache des supé- rieures plus confuses et siilies de !-;ris,

Antilles. CoH. Gn.

M. Feisthamel m'a communiqué une 9 ']""' *i? diffère point des antres, et qui viendrait du Sénégal. Je pense qu'il y aura eu erreur d'habitat.

Nota. Les pattes intermédiaires du cf sont garnies, dans cette espèce,

64 BOI.IMO.f,.

d'un fascicule de poils bbncs qui s'épanouit dans certainps positions, et qui lui a \alii le nom que Ihil)ner lui a imposé.

l39{). Hoi-IVA INoVANDA On.

Plus petite que la Fascictilaris, dont elle se distingue par les carac- tères suivants : L'espace basilairc est j)lus noir, et la ligne qui le termine est écliancrée sous la nervure sous-niédiane.La bande est plus large, moins oblique. La ligne qui la coupe est géminée et elle est bordée extérieu- rement de noir bien prononcé, ainsi que la tache extracellulaire, dont l'extérieur figure trois dents aiguës. La subterminale est ombrée do noir. Le dernier article des palpes est plus court.

Colombie. Coll. Saunders. Une seule 9 assez mal conservée.

l/lOO. ROLINA OCHRODES Gn.

Taille et port de Fascicularis. Ailes super, noirâtres, avec la base et tout l'espace terminal cendrés, celui-ci nuancé de noirâtre au milieu du bord terminal et marqué d'une tache semblable à l'apex. Milieu de l'aide occupé par une très-large bande oblique, d'un jaune d'ocro vif, divisée, vers tes deux tiers, par un filet plus foncé. Tache extraccllulaire bien marquée , d'un gris sali , un peu angtUeuse extérieurement, et précédée intérieure- ment d'un petit trait perpendiculaire jaunâtre. Ailes infér. d'un blanc- opalin, sali de poils jaunâtres au bord abdominal, avec une bande termi- nale noire, qui se rétrécit subitement des deux tiers après la nervule, et qui est coupée , entre cette nervule et la 3"^, par une tache terminale arrondie, blanchâtre. Dessous des quatre ailes à peu près comme dans Fascicularis. Dernier article des palpes plus long et plus mince.

M. N. Sans indication de patrie. Plusieurs cf.

t/jOI. BOLINA (/ONTORTA Gd.

50""™. Ailes super, d'un gris-violet très-varié de noir, avec une bande oblique droite, bien marquée, blanchâtre, divisée par lui filet roux, s'élar- gissant en entonnoir dans le haut, elle est très-salie de brun-violâtre et se liant ainsi a la tache extraccllulaire, qui est blanchâtre , très-irrégu- lière, formant extérieurement, d'abord une dent aiguë , puis une saillie arrondie, et contenant quatre nervures plus foncées, entre lesquelles les diîux intervalles supérieurs .sont cintrés. Ligne subierminale très-distincte, sinuée, mais non anguleuse, claire, liserée de rougeâtre extérieurement largement ombrée de noir vif inlérieurenient, surtout au sommet. Les si- nus de la coudée aussi remplis de noir. Ailes infér. à base d'un blanc pur, avec le bord abdominal et une très-large bande terminale, noirs : cette

801.IMD.E. 65

deriiiôre coupée par deux laclies tcnniuales cl la frange, blaiiclies. Des- sous comme dans les espèces précédentes. Front et milieu du thctrax d'un gris-ochracé, avec les cotes du collier et les ptérygodcs noirs. Genoux des pattes intermédiaires munis de fascicules de poils d'un blanc pur, droits et aussi longs que la jambe , qui est elle-même très-allongée cl un peu renflée.

Ile Sainl-Tliomas. M. N.

l4o2. BoLi.NA ImPARALLELA Gn.

41""". Ailes super, d'un gris-brun foncé, un peu vioiàtrc. avec l'es- pace basilaire plus clair, carné, coupé obliquement et traversé par plu- sieurs lignes fines, vau;ucs , parallèles, rapprochées, grises. Une bande médiane, droite, oblique en sens contraire, de la même couleur que la base , et coupée aussi par trois filets fins rougeâtres , contre le dernier desquels est appliquée la tache exiracellulaire, ovale, oblongue, ou plutôt réniforme et plus large que la bande, d'un jaune-carné clair. Entre les deux bandes, l'espace est varié de noir, et , derrière la dernière , le noir figure de petites épines. Ailes infér. noires, avec une large tache à la base, prolongée dans le sens abdominal, et les deux tiers extrêmes de la frange, d'un blanc-nacré. Un point cellulaire noir en dessous,

Colombie, Mexique? Coll. Gn.

i |i4o3. BOUNA NlGHOBASlS

fn peu moins grande que V Imparallela , à laquelle elle ressemble extrêmement, el dont elle pourrait bien n'être qu'une variété. Voici les dilTérences :

Elle est un peu plus foncée, et absolument de la même couleur que notre Empyrea d'Europe. L'espace basilaire est nettement tranché et presque noir. Une bande extérieure oblique, parallèle, à bords droits, se découpe nettemcul et forme un V avec l'autre bande. La tache extracellulaire est plus allongée, beaucoup plus étroite, et se confond tellement avec la bande du milieu, qu'elle en fait, pour ainsi dire, partie intégrante. La bande blanche du dessous est, par suite, moins lar^e el A bords moins ar- qués que chez V Imparallela.

Mexique. Coll. Ddv. ei Gn. '

fk^o[{. BoLiNA Perpenjdicularis Gd.

agmuj. Ailes super, prolongées à l'apev, d'un brun-noiràtrc. Espace basilaire noir, ncllemcnt limité par une bande perpendiculaire d'un blanc-

66 BOUNID^.

jaunâlrc. Une ligne (la coiidcje) très-flexucuse embrasse la tache cxtracel- lulaire, qui est ovale-allongco , un peu rûnit'ornie, blanche ou carnée, se recourbe jusqu'à toucher la bande perpendiculaire, puis regagne le bord interne en s'écartant un peu. Le sinus qu'elle forme, est double et rempli de noir fondu. Un petit trait blanc au bout d'une tache noire dans la cellule. Ligne subterminale d'un blanc-jaunàlre, visible surtout à l'angle interne, elle s'élargit, coudée et éclairée de rougeâtre au sommet. Ailes infér. d'un blanc un peu diaphane, irise, sali, avec les nervures, un arc cellulaire et une large bordure, noirâtres. Une tache blanchâtre termi- nale interrompt cette dernière vis-i-vis de la nervule. Dessous d'un blanc plus pur , avec la lunule cellulaire plus grosse et très-visible , quoique irrégulière. Dessous du corps blanc. Genoux des pattes intermé- diaires garnis, comme dans la Fuscicalaris , d'un faisceau de poils diver- gents, d'un blanc roussi à la base.

Femelle ayant toute la base, compris la bande, d'un gris-carné clair. Tache extracellulaire un peu plus large, formant un angle vis-à-vis celui de la ligne subterrainale , et bordée de rougeâtre comme elle. Un point noir bien marqué , après la tache cellulaire. Tache extracellulaire plut, large en dessous, et le trait blanc de l'aiiex mieux marqué. Pattes blan- ches, sans fascicules.

Colombie. M. N. et Coll. Gn.

^ li{0'J. BOLINA CeLLAEIS Gn.

al"i«n. Ailes super, d'un cendré-jaunâtre foncé, varié de noir, avec les deux tiers supérieurs de l'espace basilaire, une bande Iransverse qui le suit et la tache exiracellulaire, d'un gris-jaunâtre clair. Une tache d'un uoir velouté forme un petit triangle au bord interne de l'espace basilaii-e et remplit , de l'autre côté de la bande , le sinus de la ligne coudée. La bande est obscurcie par une ombre bruPiC, extérieure, qui la sépare aussi de la tache extracellulairc. Ligne subterminale noire et vague suj)érieure- ment, et d'un gris-noiràtre clair en approchant du bord interne. Ailes infér. noirâtres , avec la base un peu plus claire et le tiers externe de la frange blanc. Dessous des quatre ailes noirâtre , avec la base d'un blanc enfumé sablé de brun ; les super, avec une tache extracellulalre précédée d'une lunule foncée; les infér. avec un petit point cellulaire noir. Corps grêle. Ailes proportionnellement larges.

Colombie? Coll. Gn. Une seule Ç.

Je possède un çf très usé, venant certainement de Colombie, et qui diffère principalement en ce que la bande extrabasilaire est extrêmement étroite et comme pyriforme inférieurement, Je ne sais si c'est le sexe op- posé de la Cellaris ou une espèce distincte. Il est eu trop mauvais état pour être décrit.

BOLINID.E. 67

|i4o6. BoLiNA Januaris Gn.

""" a, "^oi v^-^ ^-""^ "'

37'"'". Ailes super, d'un bruii-cI)ocoIat, avec une bande transverse mais non oblique et l'espace terminal d'un gris-violet. La bande est nettement limitée du côté de la base par la ligne extrabasilaire , qui est arquée, mais non ondulée et brisée en angle sur la nervure costale. La ligne coudée est très-contournée, non anguleuse, et figure, par en haut, la tache extracellulairc d'un gris-rouge, précédée de deux traits fins, clairs, dont l'antérieur est appuyé sur une tache noire. Le sinus très-pro- fond, formé par la ligne coudée sous la tache, est comblé de brun-noir; enfin, l'espace compris entre le sommet de la coudée et celui de la sub- terminale est d'un brun-noir très-foncé , liseré de clair vers l'apex et suivi d'une petite tache apicale. Ailes infér. et dessous des quatre comme chez la Bussaris.

Haïti. Coll. Gu. Cayenne. Coll. Feisth.

, 1407. BoLlNA MaRMORARIS Gn,

Taille de la précédente. Ailes sui)ér. variées de grls-verdatre, de gris- jaunâtre et de noirâtre. Une ligne de cette couleur limite l'espace basi- laireet se fond extérieurement en gris-bleuâtre, qui entoure la tache extra- cellulaire. Celle-ci d'un ochracé clair, mal arrêtée et précédée d'un trait lunule, étroit, noir et jaune. Un petit trait clair costo-subapical, liseré de rouge-brun, est croisé par une liture noire, apicale, en zigzag. Un feston terminal noir. Ailes infér. demi-transparentes, enfumées, avec les ner- vures, lu cellule et une bande terminale, noires : cette dernière marquée d'une tache terminale ochracée, très-nette. Frange blanche coupée deiioir vis-à-vis des 3'= et d" nervules. Dessous des quatre ailes très-tranché, noir: les inférieures avec les taches du dessus, les supérieures avec la base, la tache extracellulaire, Une tache apicale et la frange, d'un blanc-jaunâtre irisé.

Brésil. Coll. Gn. et M. ^.

A.

Beaucoup plus sombre; fond de la couleur d'un brun-violàtre enfumé; dessius plus confus. Lignes de l'espace basilaire plus uoires. La subter- minale plus visible et marquée de ferrugineux. Inférieures plus obscures, avec la tache terminale rousse.

Honduras. Coll. 3auaders.

6S HoI.lMDiE,

l4o8. JmJLI.NV HlllUN.NKAHIS Ou.

36'""'. Ailes siipér. cJcntces, aiguës à l'apex, profondément festonnées au bord terminal, d'un brun-roux, un peu plus clair sur le disque, mais sans laclie extracellulaire et avec un petit espace basilaire gris. Deux grandes taches costales noires, en forme de trapèze: la première bordée extérieurement, dans la cellule , d'un petit trait blanc suivi d'un point noir ; la seconde limitée par le sommet de la sublerminale, qui n'est visible qu'en cet endroit. Ailes infér. d'un blanc hyalin, avec les nervures et une large bordure noirâtre, rélrécie à l'angle anal et coupée entre les 3'^ et li-- inférieures, par une laclie jaunâtre, arrondie, très-nette, qui ne se confond pas avec la frange. Corps blanc en dessous. Pattes sans fascicules.

Pernanibuco. Coll. Gu. Un cf.

Cette petite Bolina est d'un aspect plus grêle que beaucoup de ses congénères.

fl4oy. iîOLlNA MaNIPULARIs Gn.

<i5"""'. Ailes super, d'un cendré-jaunâtre clair, avec une grande tache triangulaire plus foncée et mêlée de noirâtre, formée d'un côté par une iigne très-oblique, droite, d'un autre côté, par la ligne subterminale on- dée et sinuée : ces deux lignes se réunissant en pointe au bord terminal Cet espace foncé est occupé en partie par la tache extracellulaire, grande, irrégulière, anguleuse , bordée de noir et précédée d'un petit trait clair placé sur une tache noire veloutée. Une petite tache apicale, brune, vague. Ailes infér- d'un blanc sale enfumé, avec les nervures, un point cellulaire et une bordure, noirâtres. Celle-ci coupée par deux taches terminales, dont l'anale plus distincte. Frange blanche, coupée de noirâtre vers les *■ et 3'' nervules. Dessous d'un blanc-jaunâtre irisé, avec les de.ssins noirâtres correspondant au dessus. Corps , pattes et palpes cendrés. Ces deniierîi ayant le ^'^ article assez long.

Brésil. Coll. Gn. Une seule 9-

I l4lO. IJOLINA 1.1 tXlOTHO IDES Gc^ ,

Plus petite que la précédente, avec laquelle elle a du rapport; mais ses dessins sont très confus. Ailes super, d'un cendré ob.scur, sablé et nuage confusément de brunâtre, avec deux taches vagues, noirâtres, parlant de la côte et s'éteignant bientôt. Entre ces deux taches est la trace de la ta- che extracelluiaire qu'on ne distingue qu'en transparence , et qui n'est nullement arrêtée ni bordée. Un petit trait clair, légèrement ombré de noir de chaque côté, et placé sur la première tache costale, ferme la cel-

BOMNID^, 69

!u!e. Une petite laclie apicale vague , noirâtre. Ailes infér. et dessous comme chez la Manipularis. Dessous du corps blanchâtre. Thorax d'un cendre foncé. Dernier article des palpes encore plus long et un peu spa- tule.

Colombie. Coll. Saunders. Une seule 9-

^1411^^ BoLJJiA^RuSSARI. GU. 4, tTj ^VV^^^'^'^*

l'iD""". Ailes supér. d'un brun-carné clair uni (comme chez, notre yotua Baja), avec les trois lignes ondées, un peu plus loncées, à peine sensibles, sans tache extracellulairc. Un seule taclie brune à la côte, près de l'apex, liserée de clair extérieurement, fondue intérieurement. Ailes infér. noirâtres, avec une petite partie du disque d'un gris-enfumé, un peu transparent, mal arrêté. Une tache terminale vers la li" nervuîe mé- diane et la frange, d'un gris-ochracé fumeux. Dessous du même gris sable de brun, avec un point cellulaire et un commencement de bande à l'angle anal, noirâtres. Tache extracellulairc des supérieures marquée en blanc-» jaunâtre. Dessous du corps d'un blanc sale.

Martinique. Coll. Feisth.

l4l2. BOLINA FaSCIOL.^KIS i^^-

Hb. Zutr. Û43, /iû4.

48'"'". Ailes super, prolongées à l'apex , d'un gris-violet , avec touie la première moitié et une grande tache costo-apicale d'un brun-chocolat velouté, vif. Une bande oblique, à bords parallèles, de la couleur du fond, coupe la partie foncée. La tache extracellulaire est ovale-réniforme , àT bords obtus non bordés, d'un gris-carné clair: un paraphe noir, irrégu- lier, sépare sa partie inférieure de la bande oblique. Le bord terminal est teint de brun-chocolat fondu. Ailes infér. noires, avec une tache discol- dale prolongée dans le sens abdominal , et les deux tiers extrêmes de la frange, d'un blanc-nacré. Dessous des inférieures avec un petit point cel- lulaire , et un feston noir sur la tache blanche terminale externe. Dessous du corps et moitié inférieure des pulpes d'un beau blanc.

Brésil. Coll. Div.

A.

La couleur chocolat remplacée par du noir. Tache extracellulairc d'un blanc-nacré.

Honduras. Coll. Saunders.

Lépidoptères. Tome 7.

ro BOLINID/E.

H

l3. BOLINA LniITARlS Ga.

Taille et port des précédentes. Elle ressemble beaiicoup à Cunearis et n'en diffère qu'en ce que la lâche cxtracellulaire est bien visible en dessus, claire, ovalaire, et, en dessous, notablement plus grande. La tache blan- che des ailes inférieures est beaucoup plus étendue que chez la précé- dente et occupe une notable partie de l'aile. Le blanc de la base des supérieures en dessus n'est nullement marqué de noir. Il doit y avoir encore d'autres différences dont je ne puis bien juger sur le seul individu très-fruste que j'ai devant les yeux.

Mexique. Coll. Bdv.

f i4i4- BoLiNA Cunearis Gn.

Taille et port de Fasciotaris. Ailes super, ayant l'espace basilaire d'un ochracé-roussâlrc , et tout le reste d'un gris-violet. Ces deux cou- leurs séparées par une tache en forme de coin un peu courbe, dont la pointe est au bord interne, d'un brun-chocolat foncé vif. Une tache sub- apicale semblable, comme chez Fasciolaris. Point de traces de la tache extracellulaire en dessus. Des traces seulemeni de l'extrabasilaire , gémi- née, parallèle à la tache cunéiforme. Bord terminal ombré de brun fonda. Ailes infér. et dessous comme chez Fasciolaris. Thorax, collier et palpes roux.

Cuba. Coll. Lefebvre.

A.

Ailes super, d'un ton généralement plus clair, avec les taches brune? et le bord à peine plus foncés. Tache extracellulaire visible, du même ton que la base de l'aile, qui est plus carnée , moins jaunâtre. Dernier article des palpes plus court.

Brésil. Coll. Gn. Un q^.

Serait-ce une espèce différente? Je n'ose en décider sur un seul indi- vidu.

l[\\S. BoLlNA FUSCARIS Gn.

Taille et port des deux précédentes, dont elle se distingue, surtout par sa couleur presque unie et l'absence de la tache costo-apicale. Ailes super, d'un brun-roussâtre clair, un peu violàtre, avec une tache médiane en V allongé, touchant les deux bords, quelques nuages à la côte et une nuance au bord terminal, d'un brun-carmélite. Tache extracellulaire visible seulement en transparence. Ailes infér. noires, avec une tache dis- coïdale, triangulaire, rétrécie, et deux liserés terminaux comprenant la frange , d'un blanc-nacré.

Montevideo, Coll. feisth.

BOLINlDiE.

Gen. SYNEDA Gn.

Cluiiillei épaisses, cylindriques, rases, à 16 pades égales, non aplaties en /(essoits, sans cminevces, à têle grosse et globuleuse ; vivant sur les plantes basses. Chrysalides non effiorescentes, uiijtiés à Cextrémiié. Antennes as- sez courtes, filifoniia dans les deux sexes, mais un peu épaissies et finement pubescciiies dans les cf. Palpes courts, ascendants, plaqués contre le front, squammeiuv, épais, bicolores, le dernier article très-court et en bouton. Coips lisse, peu robuste. Le thorax squammeux, à ptèrygodes un peu écartées, l'ab- domen long, effile Cl subconique dans les (f, plus court et cylindrico-coniqut dans les Ç. Pattes minces, presque glabres. Ailes presque entières, arrondies, à franges longues, squammeuses, bicolores; les inféiieures larges, les quatre variées en dessous de couleurs très-tranchées.

Les caractères ci-dessus feront distinguer des Bolina proprement dites ce petit genre, dont le faciès est assez tranché. Je ne sais rien de plus sur ses chenilles, que je ne connais que par un dessin d'Abbot. Comme les deux espèces que je possède sont toutes deux figurées dans les auteurs, je crois n'avoir pas besoin d'en faire une descri[)lion générale. Elles habiten: l'Amérique.

l4l6. SyNEDA LlMUOLARlJ- Hb.

Hb. Zutr. 689, 690,

36n!m. Ailes super, d'un gris-violet foncé, variées de brun et de gris clair, avec une bande oblique, submédiane, nette, d'un blanc-jaunâtre teinté de roux, et marquée de deux fines lignes rousses, puis une grande taciie anguleuse, au bout de la cellule, d'un gris clair, entourée de brun- roux et séparée de la bande par un petit trait blanc, cellulaire, oblique, entouré de noir. Ailes infér. noires, avec une bandelette subterminale on- dulée , une bande subabdoniinale , une tache épaisse en forme de C, et la majeure partie de la frange , d'un blanc-jaunâtre. Dessous des quatre ailes noir, avec des taches blanches bien Irancliées. Abdomen zôné de blanchâtre.

Amérique Septentrionale. Coll. Div Ne paraît pas très-rare.

i4i7- SïNEiiA Graphica lll>.

Hb. Zutr. 11, 12.

Taille de la précédente. Ailes super, d'un cendré soyeux, avec l'espace basilaire et une tache ou bande subuiangulaire médiane, joignant les deux bords, d'un bruu-uoir; la dernière coupée par une grande lâche

72 BOLINID^.

bidentéc, de la couleur du fond. Ailes inl'ép. noires, avec une bande sub- terminale sinueuse, une bande abdominale et une tache discoïdale, d'un jaune-fauve. Dessous varié de noir et de blanc-jaunâtre très-tranchés.

Chenille épaisse, d'un gris-bleu, avec une large stigmatale et des bandes suivant les incisions, d'un jaune-citron. Tête d'un jaune-roux. Pattes de la couleur du fond. Elle vit sur une plante que je ne puis reconnaître sur le dessin d'Abbot. Elle s'enfonce en terre au commencement de mai, et se change en une chrysalide d'un rouge-brun luisant.

Amérique Septentrionale, en avril. Coll. Bdv. Se pose souvent à terre, sur les routes et les sentiers. Elle n'est pas très-rare en Géorgie.

Cette singulière espèce ressemble à la fois aux Caiocala, aux Euclidia, aux Brephos; niais c'est surtout par les couleurs. Si on examine la forme et les dessins, on verra qu'elle est réellement beaucoup plus voisine des Bolina , et qu'elle ne peut être séparée de la précédente. La chenille a de la ressemblance, pour les couleurs, avec celle de notre Diloba Cœru- îeocephala. La chrysalide se rapproche de celle de nos Aplecta. Je répète qu'il faut toute ma confiance dans Abbot pour rapporter cette chenille à la Grafhica.

lAM. III.

HYPOCALin.E.

P'oir pour les caracii'res le tjcuri- llypocala.

Au premier abord on serait tenlé de réunir celte lamille aux llyblœides. Fabricius en a renfermé deux espèces dans son genre Eyhlœa, et Esper, dans sa Monographie de ce genre, n'en a pas même fait un genre séparé; mais, si l'on étudie exactement les caractères, on voit qu'une conformité de couleurs et de dessins, et encore, plus apparente que réelle, serait le seul titre de rapprochement entre ces deux familles. Quoique je ne connaisse les premiers étals ni de l'une ni de l'autre, je ne crois pas qu'ils présentent grande ressemblance.

Il est assez difficile de placer bien naturellement la famille qui nous oc- cupe. Cependant elle me parait avoir une assez grande affinité avec les Bo- linides. Elle se reconnaîtra du reste, au premier abord, à la forme de ses palpes, qui forment une sorte de bec, et dont le second et le troisième arti- cles sont tout-à-fait confondus.

Je ne sais rien de ses mœurs.

Gen. HYPOCALA Gn

Chenilles ,...l.. Antennes inoycnncs, plus ou moins pubcscenles dans les Q^. Palprs très-saillants, droits, très-larges, comprimés, contigus, à articles in- distincts et de forme ordinairement triangulaire, le dernier aussi squamnieux <}u€ les précédents. Trompe peu robuste. Veux gros et saillants. Toupet frontal allongé, caréné, épais et serré. Thorax oblong, squammeux, robuste. Abdomen long, renjlé, non caréné en dessus, un peu velu, jaune avec des taches noires, portant une petite crête à la base. Pattes fortes, vn peu velues. Ailes subden- tées: les supérieures pulvérulentes, à ligue subterminale en partie distincte; les infér. jaunes à bc7durc noire, ayant la nervule indépendante insérée prés des trois autres, vis-à-vis de la 4^ inférieure.

Les espèces de ce genre sont de moyenne taille et irès-semblables les unes aux autres, en sorte que leurs variétés se confondraient ahsulument, si l'on n'avait pour les distinguer la différence de ciliation des anicnaes. Voici leur description générale :

Les ailes super, sont subdenlées, d'un gris de poussière tirant sur le jaunâtre, et le plus souvent pi(]uécs ou striées d'atomes bruns. La tache or. biculaire est nulle, mais la réniforme apparaît le plus souvent, ovale et noi- râtre. Les lignes sont toutes indislincic^,sauf la sublermiiiale, dont la partie

74 HYPOCALID^E,

inférieure est toujours visible, noiràire, un peu dentée, et suivie d'une ligne parallèle, rapprochée, ferrugineuse. Les ailes inférieures sont jaunes, avec )ine large lâche cellulaire et une bordure noire, irrcguliore et interrompue, près de l'angle anal, par une tache de la couleur du fond , comme chez les Catocala. Le dessous des mêmes ailes a les dessins noirs encore plus nets et la côte grise. Celui des supérieures est également jaune, avec deux bandes noires qui partent de la côte et s'arrêtent avant le bord interne. L'abdomen a'est pas zôné de jaune et de noir comme dans les Tlyhlœa, mais tout jaune, avec des bandes noires, occupant seulement le dessus des anneaux, et l'anu? également noir en dessus.

Les Ilijpncala habitent l'Inde, l'Afrique et l'Amérique; elles ne sont pas communes dans les collections, on les trouve presque toujours en mau- vais état.

Andremona, Cramer 3o8 C D, appartient évidemment ici, mais on sent que dans un genre les espèces sont si peu différentes, il est impossible de la rapporter avec certitude à l'une d'elles, surtout quand on ne l'a pas reçue de la même localité.

Je dois observer ici que je n'ai eu à ma disposition qu'un petit nombre d'individus de chaque espèce, et presque toujours assez mal conservés. Il se peut donc fort bien que j'aie omis des dessins importants, ou que j'aie trop insisté sur des différences, (jui peuvent varier, en définitive^ dans la même espèce. On fera donc bien de s'attacher plutôt aux caractères organi- ques tirés des antennes ei des palpes, qu'aux dessins des ailes.

1411^- IIypoCALA RoSTRATA Fab

Fab. 2 Naturf. p. 197 pi. IV f. Ix.

ûl™"'. Ailes super, d'un'gris un peu lilas , finement saupoudré de rougeâtre, avec une grande tache noirâtre occupant toute l'aile, à l'ex- ception du bord interne, du bord terminal, et d'une grande tache semi- lunaire à la côte, avant l'apex. Subterniiuaie se perdant, par en haut, dans cette tache et suivie d'un point noir au bord terminal, entre la /j"" infé- rieure et la sous-médiane. Ailes infér. si bien envahies par le noir, qu'on n'y distingue que quatre taches jaunes disposées en carré, presque comme chez VHybl. Constellata. Dessous des supérieures à disque noir, coupé par une tache jaune-, celui des inférieures ne différant point des autres espèces. Palpes en triangle un peu allongé et légèrement incombant. Antennes médiocrement longues, grêles, avec des cils très-courts, peu vi- sibles et isolés,

Inde centrale. Coll. Gn. Un cf.

Cette espèce semblerait, au premier abord, former le passage entre les genres Hyhlœa et Ihjpocala. Je pense que la forme de la tache noire des supérieures et l'étendue relative des taches jaunes des inférieures doivent varier.

ntPocALiD^. 73

1419. IIypocala Subsatura Gn.

/jO™'". Ailes super, d'un gris de poussière, aspergées d'atomes noirâ- tres et ferrugineux, et ayant le disque et surtout la partie qui entoure la réniforme et avoisinc la suliterniinale, vaguement teinté de gris-noirâtre ou vioiatre, luisant et un peu uiélalllque. On trouve des traces de toutes les lignes formées par des écailles ferrugineuses, un peu saillantes : la subterniinale est entière et atteint jusqu'à l'apex» La tache réniforme est indiquée aussi par des écailles ferrugineuses, et entourée extérieurement par une ligne courbe, écartée, qui n'est que le sommet de la coudée, ordl- nairemont nulle dans ce genre. Ailes infér. noires, avec la frange, un large rayon abdominal , dont le centre est occupé par des poils noirStres, et deux taches assez petites, bien isolées, superposées, jaunes. Dessous des super, avec le disque noir coupé par une seule tache jaune. Réniforme bien entourée de noir et bien éloignée du bord interne. Dessous des infé- rieures avec la tache noire cellulaire très-large et souvent contiguë, par un de ses angles, à la pointe formée par la bordure noire, qui est large et marquée d'une petite tache jaune, bien circonscrite. Palpes bien triangu- laires, un peu incombants. Antennes minces, garnies de fascicules de cils très-légers et un peu frisés.

Silhet. Coll. Gn. Deux (f.

Elle se rapproche de la précédente par ses ailes inférieures, le noir domine.

1420. IIypocala Plumicornis.

Même taille. Les ailes supérieures sont d'un gris plus lilas, et le disque est moins foncé. Les lignes sont moins distinctes, mais on voit, entre les deux médianes, un espace qui comprend seulement la côte et la cellule, et qui est fortement strié de ferrugineux sur un fond roussâtre. La tache ré- niforme y est bien marquée, semi-lunaire, et liserée de noir. Le noir ne forme plus le fond des ailes inférieures : elles sont jaunes, avec une large bordure noire formant une pointe émoussée sur la 4"^ inférieure et mar- quée d'une petite taclic jaune arrondie, ne touchant à la frange que par un seid point. Une large tache discoïdale se joint à cette bordure par la côte : elle est en partie formée par des poils noirs, ainsi que deux rayons abdominaux, dont l'extérieur rejoint la bordure i l'angle anal. Le dessous des supérieures a deux bandes noires, bien isolées, et celui des inférieures a la tache cellulaire étroite, rectangulaire, et la bordure aussi étroite et serpentante. Les antennes sont garnies de cils très-visibles, mais légers, recourbés, réguliers, mais non fascicules. Les palpes ont le dernier article fléchi en dessous.

Un seul (f, qui m'a été envoyé comme venant de la Cafrerie; mais cette provenance me laisse quelques doutes.

7^ nypocALiDJî.

Defïorata var. Naturf. pi. IV f. 8, 9.

ies ailes infér. sont d'un gris de lin uni , sans lignes ni taches, autres que la subterminale, qui s'arrête à moitié. Le S*" article des palpes n'est presque pas fléchi. Point d'antennes.

Cet individu m'a été euvoyé comme le précédent, et je doute tout autant de sa provenance. II me paraît bien celui que Esper a rapporté comme variété à la Defïorata de Fabricius, qui en est, du reste, toute différente. Il pourrait bien constituer une espèce séparée de la Plumicornis ; mais, comme il est unique et n'a point d'antennes , je crois plus prudent de m'abstenir.

1421. Hypocala Filicornis Gn.

60""". Ailes d'un cendré un peu lilas, clair, uni, avec quelques stries noirâtres, qui ne sont un peu serrées qu'au milieu delà côte. Tache réni- forme ovale, pleine, noirâtre, bien marquée. Demi-ligne s'arrêtant au mi- lieu de l'aile, elle forme un peu 1' g. Lunules terminales minces, mais l)ien écrites. Ailes infér. et dessous des quatre comme dans la précédente, sauf que la tache cellulaire des inférieures est plus longue et plus étroite. Palpes un peu moins droits. Antennes du (f minces et garnies de cils ex- trêmement courts, à peine visibles et isolés.

Honduras. Coll. Saunders. Un beau o".

il\-xi. Hypocala Deflor.\ta Fab

Fab. 3 Naturf. p. 199 n" 2 f. 6, 7.

35mm, Ailes super, d'un cendré-jaunâtre uni et très-finement asper^d de noirâtre, qui ne s'accumule neileniont nulle part. Tache réniforœe îrès-visible, ovale ou semi-lunaire, noire, un peu évidée au milieu. Ligne subterminale peu sinuée , assez mince, ne formant pas 1' g au milieu, qu'elle atteint à peine. Ailes infér. ayant la pointe de la bordure assez saillante en dessus, et celte même bordure mince et très en zigzag en dessous. Tache cellulaire noire , un peu isolée , arrondie en dessus et semi-lunaire en dessous; les deux bandelettes noires des supérieures y sont très-élroites et très-écartécs. Dernier article des palpes un peu coudé sur le précédent. Antennes minces et à peine pubesccntes. Taches noires de l'abdomen presque entièrement effacées (accidentellement?)

Indes Orientales. Coll. Saunders. Un cT-

HYPOCALID^. 77

i423. Hypûcai.a Efflouescens Gu.

37""". Ailes super, d'un cendré clair, sablé d'atomes noirs, avec un large espace d'un jaune d'ocre fortement strié de liruii, et comprenant les deux tiers de la cote, la cellule et nue partie arrondie après elle. Lipne sub- terminale remontant presque jusqu'à l'apex, et très-nettement liserée de noirâtre en dedans et de ferrugineux en dehors. Un petit feston noir ter- minal bien (•cnl. Ailes infér. d'un jaune-orangé, avec une grosse tache cellulaire nullement liée à la base , mais raliariiée à une bordure noire pareille à celle de la DefUrata. Dessous comme chez cette dernière. Dernier article des palpes sans coude distinct. Antennes assez épaisses et pubescentes. Abdomen à taches noires, distinctes.

Silhet. Coll. Gn. Un o".

i/fî/i. IIypocala Angulipalpis Ga.

Le seul individu que j'aie de cette espèce est tellement défloré, que je ne puis décrire ses dessins; mais il est évident qu'il forme une espèce bien tranchée.

Elle n'a que 30""". C'est la plus petite du genre. Ses palpes ont le der- nier article plus long que le second , presque filiforme et brusquement coudé vers la terre ; le second n'est pas triangulaire , mais subulé. Les antennes ont des cils assez longs, mais très-minces et non fascicules. La bordure des ailes infér. est étroite et forme une pointe émoussée. La tache cellulaire est arrondie ou semi-lunaire de part et d'autre. Quant aux ailes super., une nuance noirâtre borde intérieurement Ja subterminale et s'avance sous la 3"= inférieure. Pour le reste, elle me paraît assez voisine de VEfflnrescevs. L'abdomen me paraît plus conique que chez les autres.

Inde centrale. Coll. Saundcrs.

1425. HYPOCAfA PlliUKETl Gu.

ù6">™. Les ailes super, sont d'un gris-jaunâtre, marquées, surtout à la côte et avant la subterminale , de petites vergetures perpendiculaires, noirâtres. La tache réniforme est m.il écrite, semi-lunaire , évidée, noi- râtre, surtout par en bas. La subteruiinale ne dépasse guère la moitié de l'aile. L'aile inférieure est, de pai't et d'autre, comme dans la Plumi- cornis ; mais la bordure est simpknient renflée et ne forme pas de pointe par en haut. La tache jaune qui la coupe est double, ou , si l'on veut, liée à une autre tache qui se confond avec la frange. La lâche cellu- laire est rattachée à la base par un rayon noirâtre. Le dernier article des palpes est droit, rhomboldal et un peu distinct du second. Les antennes sont assez longues, nettement et régulièrement garnies de cils disposés

78 HVPOCALIDiE.

par fascicules tranchés, fournis, qui vont en décroissant jusqu'aux deux tiers, puis cèdent la place à des cils simples et très-courts.

Haïli. Un o^ assez mauvais qui m'a été donné par mon maliieureux ami Pierret, que la mort vient de ravir si prématurément à l'Entomologie.

1426. IIypocai.a Axdri-mona Cr.

Cr. 358 CD.

le ne la connais que par la figure de Cramer. D'après cette figure, elle différerait surtout de la Pierreti, en ce que les ailes super, seraient sim- plement striées et sans autre dessin que la moitié inférieure de la lign» subterminale.

I AM. IV. CATOCALIDJ*: Bnv

Bdv. Ind. Méth. Gn. Dup.

Chenilles longues, altémiées aux deux hauts, munies sur les côtés de petits tentacules fuifuracés, un peu aplnties el muniaècs de tacites noires en dessous, à tête aplatie ; vivant sur les arbres. Chtysalides effloresccntes, renfermées dans des coques de soie et non enterrées. Papillons de taille grande ou moyenne, à antennes peu ou point pubescentes, à palpes redressés, à articlrs distincts, à trompe longue, à thorax squammeux, crête, à abdomen conique, crête ou velu sur le dos, à pattes robustes, assez longues, à ailes larges, épaisses, squammeuses, plus ou tnoins dentées; les supérieures nébuleuses, à lignes dis- tinctes ; les inférieures de couleurs vives, avec des bandes noires ; le dessous des quatre varié principalement de noir et de blanc disposés en bandes. Indépen- dante aussi forte que les autres et insérée un peu au-dessus.

Je n'ai pas besoin d'entrer dans de grands détails sur cette famille, les généralités du genre Catocala qui la compose presque exclusivement, peu- vent m'en dispenser. Je n'ai donc à parler ici que de sa place même. Le faciès des insectes, sous leurs trois étals, est si positif, qu'elle forme sans doute un tout bien distinct, mais peut-être par cela même est-elle sans rap- ports bien décidés avec les familles voisines. Aussi elle a plus de ressem- blance de couleurs et de dessins, (jue de cai;fictères communs avec les Ophidéridcs qui la suivent. Il en est à peu près de même avec les Hypoca- iides qui la précèdent. Cependant le genre Partheuos (qui a du reste un fa- ciès un peu ambigu) a, aver cellos-ci et avec les Bolinides, des rapports ussez marqués.

Puisque je viens de parler du genre Partheuos, je dois dire ici qu'il n'est peut-être pas à sa place définitive dans les Catocalides. Ses caractères sont notablement diflérenls de ceux des Catocala, el quand on connaîtra sa che- nille, il serait possible qu'il dût se rattacher à une autre famille. Celle-ci se bornerait alors au solide et indivisible genre Catocala.

Gen. PARTHENOS Hb,

Hb, Ex. Schm.

Chenilles Antennes moyennes, très minces, trèsrapprochées à leur

insertion, à peine pubescentes dans les çf, filiformes dans les Ç. Palpes asccn- dants-obliques, le 2' article étroit, vclu-lissé, le long, comprimé, aigu, à peine squammcux. Trompe moyenne, mais forte. Front étroit. Thorax robuste.

8o CATOCALIDJE,

court, subcarré, velu-fourré, muni d'une forte touffe entre les ptérygndcs, qui sont courtes et trianijulaires. Abdomen ne dépassant pas les ailes itiférieuies, caréné et conique dans les q", épais et oblus dans les Ç, peu velu et crête dans les deux sexes. Pattes assez, courtes, peu velues, les intermédiaires ayant les ge- noux garnis de poils fcLsciculés, susceptibles de s'épanouir dans les cf. Ailes larges, dentées : les supérieures aiguës au sommet, avec les taches ordinaires très-grandes, l'aréole rhombo'idale oblongue ; les inférieures très-variées de jaune et de noir, nettement quadrifides, avec la cellule courte, et [indépendante insérée un peu au-dessus des trois suivantes.

J'ai dit dans les géncralilés de la famille, que la place de ce genre ne me parait pas encore exempte de toute incertitude. 11 ne se compose que d'une seule espèce de l'Amérique boréale, qui ne le cède à aucune autre pour la beauté des dessins. Je ne sais rien de ses mœurs ni de ses premiers états.

\ i^9.y. Parthenos Nubilis Hb, Hb. Exot. Schm.

65mm. Ailes super, dentées et profondément festonnées, d'un condré foncé, avec les lignes extrabasilaire et subterniinale seules visibles, noires et géminées : la première d'abord arquée, puis anguleuse, sur la nervure sous-médiane; la deuxième parallèle au bord , dentée et précédée de fer- rugineux. Une bandelette blanche part de la côte et est traversée par une autre ligne qu'on peut considérer comme la coudée , mais qui forme une immense tache rénil'ormc, avec une autre ligne intérieure. Ailes infér. d'un jaune-fauve vif , avec quatre bandes noires irès-flexucuses, parallèles : la dernière composée de taches liées entre elles ; la première ne consistant qu'en une large lunule cellullaire; leur dessous mêlé de blanc et de roussâ- tre, strié, avec une seule bande noire, étroite, et une lunule cellulaire. Thorax gris, zôné de blanc et de noir. Femelle à ailes un peu plus lar- ges: les supérieures plus foncées, à dessins très-confus et ;\ peine dis- tincts, à bandelette blanche très-étroite ; les inférieures avec la dernière iîande noire non maculai re.

Amérique Septentrionale. Coll. Gn. Ne paraît pas communs.

Gen. CATOCALA Och. Och. Syst. Gloss. Tr. Bdv. Gn. Dup. Steph.

Chenilles allongées, un peu aplaties en dessous, atténuées aux deux cxtré- Jîîites, garnies sur les côtés de petits appendices furfuracés, marquées sons Lt ventre de taches noi)-cs, à lête aplatie et coupée obliquement; vivant à découvert sur les arbres ou arbrisseaux, contre les troues desquels elles se tiennent col- lées. — Chysalides recouvertes d'une efflorescence bleuâtre ou rosée, renfer-

CATOCALID/E. 8 ï

•ncca dutis des i:o(/ucs de soie léi/cies, Jilécs entre les feuilles ou tes vcorccs. Antennes longues, grêle:,, pubcscenles dans les çf, sctacées dans les Ç . Palpes ascendants, connivents : leur 1' article épais, squummeux^ /e 3' très- distinct. Trompe longue et robuste. Tltorax convexe, squamrneux, subcurré, mum tCunc crête courte et bijide entre les ptérygodcs. abdomen long, conique, crête ou velu en dessus et terminé par un bouquet de poib rétréci dans les deux sexes. Pattes longues, robustes, squammeuses. Ailes larges, épaisses : les supé~ rieures pulvérulentes, à lignes dentées et très-distinctes; les inférieures disco- lores et bicolores, au moins en dessous. L'aréole étroite; {indépendante aussi forte que les Suivantes cl insérée presque au même point. Au repos elles for- ment «Il toit élargi, écrase, et l'insecte parait triangulaire.

\'oici le genre il existe le plus d'aflinito entre les espèces européennes et les exotiques. C'est aussi un de ceux qui sont les mieux circonscrits ei les plus faciles à reconnaître du premier coup-d'œil, sous leurs trois états.

Les chenilles, d'abord, ont un aspect suigencris. Elles sont allongées, bombées en dessus, aplalies en dessous, chacun de leurs anneaux est marque d'une large tache noire. Leur tête est aplatie, coupée obliquement et toujours un peu bilidc au sommet ; enfin, ce qui est plus caractériôti- que encore, leurs côtés sont garnis de petits filaments charnus et comme écailleux, qui tombent le long des pattes, lesquelles sont fort écartées. L'u- sage de ces appendices ne s'explique pas d'une manière complètement irré- futable. Je suppose qu'ils sont destinés par la nature à augmenter l'adhé- rence de la chenille au plan de position, contre lequel elle se tient d'habi- tude étroitement collée, et je les compare aux filaments préhensibles qui garnissent les tiges du lierre et qui sont destinés évidemment, eux, au même usage. Cette adhérence est en effet plus grande dans le genre Cato- cala, que dans aucun autre, et on a la plus grande peine à arracher les chenilles des branches, les couronnes de leurs pattes membraneuses lesretiennenl, il est vrai, bien plus solidement encore. Elles passent leur vie ainsi cramponnées et appHquées sur les écorces, avec lesquelles leurs couleurs les font confondre complètement ; car celles qui ne sont pas grises ont ou des nuances jaunâtres, qui se marient à celle des écorces des arbres étrangers qui les nourrissent, ou des dessins variés de vert pâle et de noir, qui les font ressembler aux lichens qui tapissent certains chênes. Ces che- nilles sont demi-arpcnleuses et courbent Icsércment leurs anneaux quand elles marchent; mais si on jugeait de leur activité par leur immobilité ha- bituelle, on se tromperait grandement : elles sont au contraire des plus vives, et, quand on les touche et qu'il leur convient de s'échapper, elles le font avec une agilité merveilleuse, en exccutanl des sauts ou frétillements mulli- pliés. Elles vivent toutes sur les arbres, mangeant assez peu, et passant un très-long temps à arriver à leur taille définitive.

Leurs chrysalides placées dans des réseaux de soie suspendus entre des feuilles, ou filés à même les troncs, sont de forme ordinaire, Irés-arrondies et recouvertes d'une épaisse poussière blcuàlrcj grise ou rosée,

82 CATOCALID.'E.

Enfin, lôs insectes parfaits sont encore plus reconnaissables , et il n'est presque aucune personne, aicme étrangcre à rEnlomologie, dont ils n'aient attiré rallcnlion par les belles couleurs de leurs ailes inférieures, qu'on dé- couvre subitement quand le.papillon déploie ses ailes supèiieures, qui sont aussi ternes que les autres sont brillantes, et cela, afin que l'insecte puisse se confondre, comme sa chenille, avec la couleur des troncs d'arbre sur lesquels il se pose habituellement. Je suis entre dans mou Essai, dans des détails de mœurs que je ne répéterai point ici, et je donnerai, à la place, une description sommaire du genre, (jui me dispensera d'allonger beaucoup mes descriptions.

Les ailes supérieures des Catocula sont invariablement grises, saupou- drées d'atomes plus clairs et plus foncés, et nuagées çà et de blanc et de noirâtre. Une série de points bruns, éclairés de blanc, précède le bord terminal, immédiatement dans les plus petites espèces, à une distance mar- quée dans les grandes. Vient ensuite la ligne subterminalc, qui est rarement bien nette, toujours dentée et plus claire que le fond. Les deux lignes suivantes, au contraire, sont toujours distinctes, assez écartées : l'exlrabasi- laire formée de lunules ou arcs irréguliers ; la coudée, de dents plus ou moins aigvios, et dont celles du haut presque toujours plus saillantes. De^ deux taches, la réuiforrae est la seule visible, encore est-elle souvent fort nébuleuse, mais nous en trouvons ici une troisième, placée immédiatement au-dessous, ordinairement plus claire que le fond, entourée de noir, et que je nomme suhrèniforme. Les ailes inférieures sont le plus souvent dentées, à bordure toujours noire, mais assez souvent interrompue vers les trois quarts de son parcours, et qui reparaît seulement à l'angle anal, elle forme alors une tache noire. La frange, qui est toujours claire, mord ordinairement sur cette bande, à l'angle externe, et y laisse une tache claire, plus ou moins étendue. Indépendamment de cette bordure, on voit une autre bande noire, plus étroite, parlant du milieu de l'aile, et subissant des inflexions qui va- rient avec les espèces. Parfois cette bande manque absolument, d'autres fois elle est réunie à la couleur de la base, et ne laisse au milieu de l'aile qu'une bandelette jaune ou bleue; enlin, il arrive quelquefois que l'aile entière est diune teinte noire veloutée unie. Dans les autres cas, la couleur du fond est le bleu, le rouge ou le jaune fauve ou orangé. On a divisé nos Catocala eu- ropéennes en groupes, suivant (lu'elles offrent l'une de ces trois couleurs, et, comme cette division est commode, je m'y suis rangé autant que je l'ai pu. J'avertis toutefois qu'elle n'est pas très-naturelle, et qu'il n'y a aucune différence de taille, de coupe, de faciès et de nourriture, entre nos Catocula Sponsa, Promissa, dont les ailes inférieures sont d'un beau rouge, et les Nengama, Palœnyama, etc., de l'Amérique du Nord, chez lesquelles elles sont du même jaune. que chez notre Conversa, et encore les Epione, Vi- dua, etc., elles sont entièrement noires.

Le dessous de toutes les ailes des Catocula est invariablement d'une cou- leur claire, avec des bandes noires, même chez celles qui sont toutes noires en dessus, Seulement, tantôt la couleur claire est la même que celle du

CATOCAf.lD.E. 83

dessus des ailes infr-ricures, taniôl elle est remplacée por du blanc, qui est alors plus ou moins leinlc de rouge ou de jaune dans le tiers ou la moitié interne do l'aile inférieure.

Les Cutocala varient assez peu, môme pour l'intonsitO ou la nuance du gris. Les femelles sont ordinairement un i)eu plus nébuleuses que les mâles, et la bande brune ou rousse qui suit l;i coudc-e, y est plus manjuce ; mais il est un autre organe sujet ;i varier dans ce genre, quanta la couleur, c'est Tabdomen qui, ciiez certaines espèces, se recouvre accidenteilenicnt d'une nuance d'un beau rougc-rosé. La C.at. Optata est souvent dans ce cas, et j'ai vu une C. Promissu qui offrait la même particularité. .Te suis persuade qncVEleda, et en général toutes les espèces de la section ftl"* peuvent la présenter, sans parler de la l'acUi, elle constitue la nuance normale.

Les Catocala habitent l'Europe et l'Américiue Septentrionale, ou elles bont encore plus nombreuses que dans nos contrées. Elles s'avancent chez nous jusquà l'Altaï, mais je n'ai point entendu dire qu'en Amérique, elles franchissent l'isthme qui sépare les deux continents, ce qui est pourtant possible. Je n'en connais non plus aucune espèce d'Afrique, ni d'Océanie.

Parmi les espèces publiées par les auteurs, et que je n'ai pu retrouver, je citerai Grynea, Cr. 208 H, dont les couleiu's me iwraissent exagérées elles dessins trop accusés; peut-être se rapporte-t-elle a une des espèces que j"ai décrites, mais c'est ce dont on ne pourra jamais être sûr avec une ligure si grossière.

GROUPE L

f (Catocala Hb.)

1428, Catocala Fraxim l.in.

S. N. 125 Rœs, IV pi. 28 f. 1 Wien.-Verz. X-2 Wiik. pi. 00 ~ Sepp. I pi. 1 H , 1 0 , 'iO Fab. 152 Esp. pi. loi Bork." û Hb. 327 Brahni. 603 Doaov. V pi. 171 , 172 Haw. 1 Tr. ÏU, p. 529 God. II p. 30 pi. 45 Stepli. III p. 131 Gn. Ind. p. 2/t8 Bdv. 1327 = la Likenéc bleue GcolT. II. p. 151 Engr. 5G3 a-i.

Lurc. Scpp.

Europe centrale et boréale en septembre. Coll. Div. N'est pas rare par certaines années.

Je l'ai reçue également de l'Amérique Septentrionale, elle ne diffère en rien de nos individus européens.

tt [Eunetes Hb.) i4?-9. Catocala Elocata Esp. Esp. p. 127 pi. 99 f. i, 2 Eiigr. ^U Déplacée) iàUaùcfy Lork. 5

84 <:atocalid^>

Tr. ni p. 334 God. II p. 58 pi. Û6 Curt. 217 Gn. Ind. 248 Bdv. 1328 = Nupta Fab- 148 = Uxor Hb. 328 Enc. 182. Larv. Engr.

France centrale et méridionale, Espagne, Italie, en août. Coll. Div, Pas rare.

Les auteurs ont figuré quelques variétés , mais toutes accidentelles. Ainsi, \diMarita,Wû. 494, a les ailes supérieures plus sombres, et les infé- rieures d'un rouge très-pâle, avec la bande médiane plus large et prolon- gée jusqu'au bord abdominal. Dans la fig. 564 e d'Engramelle , les mômes ailes sont d'un jaune sale.

Quant à la Niims de llubner, 655, 656, que M. Boisduval rapporte aussi comme variété à VElocata, je n'ose la considérer comme telle sans l'avoir vue en nature , principalement à cause de la forme des ailes , qui me parait fort différente. Les dessins des supérieures, la bande médiane des inférieures, etc., ne me semblent pas non plus pouvoir convenir à VElo- cata.

i43o. Catocai.a Dedtjcta Evers.

Eversm. Bull. Mosc.

Taille et port à'Elocata , avec laquelle elle parait avoir une certainv^ ressemblance.

Ailes super, d'un gris presque blanc, avec les lignes médianes très-mar- quées en noir: l'extrabasilaire épaisse à la côte, ondulée, puis terminée en pointe au bord interne; la coudée à dents aiguës, presque égales; l'ombre médiane très-nette et suivie d'une série de litures isolées, qui grandissent en descendant, et dont les dernières sont entourées de gris-bleu. Deux sé- ries parallèles de lunules, d'un gris très-pâle, suivent la coudée. Ailes super. d'un rouge-rosé pâle, mais plus pur que chez Elocata, avec la bande mé- diane tenant le milieu entre celle de lYupta et celle Elocata , arrondie d'abord, puis formant, après la h'' inférieure, un coude en forme de pied humain. Bord terminal formant un liseré blanc, interrompu seulement par quelques taches roses, et surmonté de la bordure noire, qui n'atteint la frange en c^ucun point.

Altaï. Décrite sur un beau dessin fait d'après nature, par M. Kin- dermaun.

143 1. Catocala Parta Gn.

75mm. Ailes super, un peu oblongues, très-dentées, d'un cendré un peu jaunâtre, avec des dessins à peu près comme ceux de notre Electa^ et notamment une grande tache discoïdale arrondie, irrégulière, placée sous la réniforme, qui est elle-même précédée d'un espace blanchâtre, et une liUire noirâtre allant gagner l'apçx. Ailes infér. d'un rouge miuiacé

C.AtOCAUDAi,. 35

assez pâle, avec une bande noire médiane, élroilo, arrondie, s'arrétant à la nervure sous-médiane, et une bordure noire dont l'angle externe est éclian- cré de blanc sale. Dessous des mêmes ailes moitié blanc et moitié rouge, avec les bandes du dessus cl un trait cellulaire accolé à la première. Ab- domen d'un gris-jaunâtre.

Amérique Septentrionale , Canada. Coll. Gn. Trois exemplaires. N'est pas des plus communes. Elle participe à la fois de YElocata et de VElccta.

i/|32. Catocala Nupta Lin.

S. N. 119 Albin, pi. 80— Scbœff. pi. Ibl Wilk.pl. ;55 Ujen.- Verz. X-* Sepp. I pi. 7 Esp. pi. 97 f. 1,2 (non larv.) Engr. (la Mariée) 565 a-/'— Bork. 0 Donov. Vil pi. 224 Hb. «.lO Haw. 2 Tr. m p. 337 God. II p. blx pi. 45 Steph. III p. 132 Gn. Ind. p. 248 Bdv. 1329 = Pacta Berl. Mag. 12 Nalurf. IX p. 112 = La Likenée rouge Geoff. p. 150? := La Déplacée Engr. 564 d (non alla;).

Larv. Sepp.

75™'". Ailes supérieures dentées, d'un gris de poussière sablé de noir, avec une foule de lignes et nuances flexueuseset dentées, d'un gris-olivâtre ou noirâtre, et notamment les deux lignes médianes géminées : l'extrabasi- laire oblique, ondée, mais non arquée; la coudée sinueuse et dentée, rentrant fortement sous la nervure sous-médiane, et suivie d'une bande foncée, parallèle ; la subterminale à peu de distance, régulièrement dentée en scie. Une série de traits subterniinaux. Tache réniforme obscure au milieu, surmontant une tache ronde. Ombre médiane mince et suivant les mêmes contours que la coudée. Ailes infér. d'un rouge-vermillon, avec une bande médiane étranglée dans la cellule, atteignant presque le bord abdominal, une large bordure sinuée, noires, et la frange blanche.

Commune dans toute l'Europe, en juillet et août. Coll. Div.

Chenille allongée, atténuée aux extrémités, très-aplatie en dessous; dun gris-cendré un peu jaunâtre, avec deux bandes irrégulières, ondées, in- terrompues, plus ou moins visibles, et souvent complètement nulles, d'un gris plus foncé, noirâtre ou verdâtre. Trapézoïdaux saillants, concolores. Frange latérale d'un gris-blanc. Tête aplatie , coupée obliquement . concolore. Ventre bleuâtre, à taches noires. Vit, en mai et juin, sur les» peupliers et les saules.

A. Concubin» Bork. Bork. p. 21 Esp. (Nupta) pi. 97 f. AB (d'après bepp.) Hb. 329.

Ailes super, d'un cendré pur, non jaimatre; les inférieuies d'un rouge plus vif, avec la bande médiane plus marquée au bord abdominal. Se trouve à peu près aussi souvent que le type, et surtout dans les 9

Lépidoptères, Tome 7. 1

86 CATOCALlDiC.

Cependant Borkhausen dit avoir trouvé les deux sexes ; il décrit même la chenille, mais il avoue qu'il a obtenu les deux prétendues espèces de che- nilles intermédiaires.

1433. CaTOCALA PuERPEKA Gior.

Giorna Cal. ent. p. 142 Tr. III p. 358 et sup. p. 163 := Pelles Hb. Û35, 594, 605 ■- God. II p. 76 pi. ÛG Gn. Ind. p. 249 Bdv. 1337. Larv. ignot.

Italie, France méridionale, Suisse, en juilifit et août. Coll. Div. N'est pas des plus communes.

Quand même le nom de Pellex ne serait pas postérieur à celui de Puer- yÉra^ il devrait encore être rejeté, par la raison que Linné a donné une Noctua Pelles (Mus. lud. Ulr. 23; S, N. 75), qui n'est pas, il est vrai, une véritable Noctuelle.

fff {Lamprosia Hb.) 1434. Catocal.\ Amatrix Hb. Hb. Ëurop. as?, et Exot. Schm.

88'»™. Ailes super, presque rectangulaires, à dents arrondies ; d'un §rîs-poudreu\ un peu violâtre, saupoudré de noir, avec une nuauce noi- râtre allant de la base au bord terminal, vers les deux premières supé- rieures, dont l'extrémité y est plus noire, et les deux lignes médianes noires, très-contournées: la coudée formant deux angles très-aigus sur la partie obscure, puis rentrant vers la û« inférieure, au point de toucher presque l'extrabasilairc, à laquelle elle se lie par deux traits noirs. La tache réniforme contiguë à cette rentrée. Subterminale presque nulle. De pclits points subtcrniinaux. Ailes infér. d'un rouge-vermillon, souvent un peu jaunâtre, avec une large bordure noire et une bande médiane arquée, ar- rondie, s'arrêtant avant le bord abdominal. Femelle semblable.

Amérique Septentrionale. Coll. Div. Ne paraît pas tiès-rare.

Chenille très-atténuée antérieurement, du même port que celle de Nttpta, d'un gris-jaunâtre clair, uni, avec les incisions [ilus jaunâtres. Ex- trémité du 8'= anneau encore plus foncée, très-saillante sur le dos, avec des traits noirs, dont un plus long au-dessus des pattes. Caroncule du 1 f de la même couleur, descendant en fer-à-cheval jusqu'au stigmate, et bordée extérieurement de noir. Tête très-apiatie, avec un trait noir latéral. Toutes les pattes concolores. Elle vit sur les peupliers.

A. Bande médiane des ailes inférieures se prolongeant jusque près du bord

CATOCALlDiE, 87

abdominal, elle remonte fortement en crochet. Nervure méUiaue noire. Amérique boréale. Coll. Bdv, Un o^.

1435. Catocala Caba Gn,

Taille et port A'Amatrix^ à laquelle elle ressemble beaucoup, mais dont elle diflcre par les caractères ci-après :

Ailes super, aussi épaisses, mais beaucoup plus unies, d'un gris-noir saupoudré sur les nervures, autour des lignes, à la place de la réniforme, à la cote, à l'apex, etc., d'atomes jaunes ou olivâtres. Les trois lignes sont d'un noir vif, et ne sont guère distinctes non plus, que dans leur partie supérieure : l'extrabasilairc forme un coude différent et plus aigu swr la sous-costale ; lacoudée, naissant moins près du bord terminal, est d'abord beaucoup plus oblique , et les deux pointes qu'elle forme sont infiniment plus aiguës, et non surmontées d'un trait noir. Il n'y a point d'ombre noire à la base de l'aile. Ailes infér. d'un rouge beaucoup plus rosé (comme chez notre Optata), avec la base et le bord abdominal garnis de poils noirs; ce noir se liant à la côte avec la bande médiane, qui est plus ar- rondie, moins échancrée, et dont la pointe rejoint le noir du bord abdo- minal. Dessous des quatre ailes beaucoup plus noir, avec les bandes blan- ches plus rétrécies. Corps plus noir de part et d'autre.

Amérique Septentrionale, environs de Baltimore. Coll. Gn. Un cf. Cette espèce est encore plus belle que VAmatrix. Elle parait fort rare.

i436. Catocala Electa Rœs.

Roes. I pi. XV Bork. 8 Hb. 331 Tr. lU p. 355 God. H p. 60 pi. 46 Gn. Ind. p. 249 Bdv, 133G Pacta Wilk. pi. 35 Wien.-Verz. X-3 Esp. pi. 98 f. 1 = l'Accordée Engr. 566 agef.

Larv. Rœs.

France centrale, Autriche, Allemagne, en août et septembre. Coll. Div. Plus rare que la Nupta, mais habitant les mêmes lieux.

U Electa varie peu. Cependant on en trouve qui ont l'abdomen d'un rouge-rosé, comme la figure 2 d'Esper. C'est probablement cette variété que les auteurs ont prise pour la Pacta de Linné. Engramelle en figure une autre (t) dont les ailes inférieures sont très-pâles.

1437. Catocala Optata GoJ.

God. II p. 63 pi. 17 Tr. sup. p. 162 Gn. Ind. p. 2/(8 Bdv. 1334 = Optubilis Hb.-Gey. '933-'ï36.

Lui'v. ignot,

France centrale, en juin et juillet. Coll. Bdv. et Gn.

88 CATOCALlDiE.

Le typé de cette jolie Catocala est toujours assez rare dans les collec- tions. Il se distingue par ses ailes super, d'un cendré pur, ou à peine mé- langé de jaunâdre, à dessins noirs extrêmement marqués, à ligne basilaire très-noire et très-épaisse ; les inférieures d'un rose très-tendre, avec la frange et le bord terminal d'un blanc presque pur ; leur dessous à peine

teinté de rosé.

A. Amanda Bdv. Bdv. Gen.

Le gris des ailes super, et du thorax toujours jaunâtre, avec les dessins moins saillants. Ailes infér. d'un rose très-vif, à frange toujours salie de noir; leur dessous ayant toute la moitié interne d'un rose décidé.

Midi de la France. Coll. Div.

On l'élève abondamment à Montpellier depuis quelques années, mais on n'a encore ni figuré ni décrit en détail la chenille, qui vit sur le Salix Caprœa.

6. Seiccta Bdv

Teinte des ailes supérieures entre le type et V Amanday et, en outre, un peu violacée, avec les dessins aussi nets que dans le type. Ailes infér. d'un rose très-vif et un peu rouge. Abdomen très-mélangé de rouge-vineux en dessus.

Midi de l'Espagne. Coll. Bdv.

143 y. Catocala Lopin a h. -s.

Herr.-Sch. 234, 235.

Je ne Tai pas vue, et je la décris sommairement d'après la figure pré- citée, le tfexte n'ayant pas encore paru.

50min, Ailes super, d'un gris-jaunâtre, nuancé de gris de fer, avec les deux lignes médianes noires, très-visibles: l'extrabasilaire arquée et trem- blée; la coudée formant deuxdents aiguës, et suivie d'une ligne jaunâtre, îulgurée, très-aiguë et très-marquée. Deux traits noirs superposés à la base de l'aile. Ailes infér. d'un rouge-vermillon pâle, tirant sur le rose, avec une bande médiane noire, très-étroite, perpendiculaire, formant un crochet à son extrémité, et une bande terminale assez large, interrompue aux deux tiers, et suivie, près de l'angle anal, d'une tache noire isolée. Dessous des quatre ailes avec la bande terminale d'un gris-noir, et une bande médiane noire ; celle des super, d'abord large, puis formant un cro- chet étroit au bord interne. Antennes fortement ciliées.

ij-. ï439' Catocala Pacta Lin.

S. N. 120 et F. S. 1166 Fab.'lZiO'' Bork. 7 Hb. 332 Tr. III p. 352 God. II p. 65 pi. ù7 On. Ind. p. 248 Bdv. 1335 Evers,

CATOCALlDiE, 89

Faun. Ural, p. 348 Herr.-Scli. SSa = Pacta Suecica Esp. pi. 99 B f. l,î. Larv. BRG.

Suède, Norwège, Russie, Oural, en juillet. Coll. Bdv.

Cette espèce, toujours très-recherchée, n'est pas rare autour de Kasan, dans certaines années. Il est rare de la recevoir fraîche. Elle varie pour la taille et aussi un pou pour le fond de la couleur, qui est plus ou moins bleuâtre. Enfin, l'abdomen est plus ou moins teinté de rouge, suivant les individus.

i/|4o. Catocala Ultronia HL.

Hb. Zutr, 3/i7, 348?

52ran. Ailes super, subdentées, d'un gris-testacé clair, avec deux larges litures noires, l'une occupant largement tout le bord interne, et longée par deux traits noirs, l'autre allant de la côte au bord terminal, en laissant au sommet de l'aile une tache ovale de la couleur du fond, traversée par le haut de la subterminale, plus claire, et longée par deux traits noirs sur les et 3"^ supérieures. Une nuance bleuâtre sur le disque, la tache réniforme esta peine indiquée. Ailes infér. d'un rouge-vermillon vif, avec une bordure et une bande médiane noires, touchant les deux bords, ar- quées et parallèles. Frange noirâtre, mais blanche à l'angle externe.

Amérique Septentrionale, en juin. Elle est rare. Coll. Gn. Un cT'.

Chenille n'ayant que de très-petites caroncules, d'un gris-jaunâtre mar- bré de blanc, avec une foule de lignes et de points noirs, une tache noi- râtre latérale sur le anneau , et la tête concolore. Vit en avril sur le Quercus virens et d'autres espèces de chênes, et sur les Cornus. Elle flle sa coque vers le commencement de mai.

Je ne suis pas bien sûr que cette espèce soit l' Ultronia de llubner. Dans sa figure, les dessins des ailes supérieures me paraissent un peu différents, et surtout les places blanches très-mal rendues, et le rouge des ailes infér. plus miniacé. Cependant, comme l'espèce est bien caractérisée, et que je n'en connais pas de plus voisine, je lui en ai laissé le nom.

tttt {^sHoies Hb.) i/|4i. Catocai-a Conjdncta Esp.

Esp. p. 129 pi. 99 B f. 3-4 Bork. 11 Tr. III p. 347 God. II p. 74 pi. 47 Gn. Ind. p. 248 Bdv. 1333 = Conjuga Hb. 335 = l'Insépa- rable Engr. 570 abc d.

Lare. Tr.

France méridionale, Italie, en juiu. Coll. Div. N'est pas des plus communes.

9^ CATOCALID^,'

* 1442. Catocala. Promissa Rœs,

Rœs, IV pi. 10 f. 1,2 larv. papîl. 4? (non 3) Wien.-Verz. X G Fab. <50— Esp. pi. 96 f. t-5— Boik. 10— Engr, (la Promise) 569n6^ Hb. 657 ïr, III p. 349 Gn. Ind. p. 2/48 Bdv. 1332 Dup. sup, III p. 540 pi. 30 = Sponsa Donov. IX pU 324 God. II p. 6&pl. liS = Coîtjuncia Steph. III p. 35.

Larv. Rœs. Esp. •— Hb.

Commune dans les grands bois de chênes de la plus grande partie de l'Europe, en juin et juillet. Coi). Div.

Engramelle représente en p une variété accidentelle, claire, et en ik au contraire une variété à ailes inférieures d'un rouge presque noir, prove- nant de la collection Gerning. Ne pas confondre avec eétte Noctuelle la figure 3 de Rœsel et h d'Engramelle, qui représentent la Sponsa.

Abdomen entièrement lavé de rose. Paris, Coll. Bdv.

B.. Mneste Hb.

Hb. 569 = Prmnissa Hb. 334 = Conjuncta Esp. pi. 100 f. 1,2.

Je donne ici la synonymie que Hubner lui-même applique à sa Mneste dans son f^erseichniss. Cette prétendue espèce me paraît tout-â-fait ima- ginaire. Elle est fondée surtout sur ce que la bande médiane des inférieures n'atteint pas tout-à-fait l'angle anal; car, si l'on veut appliquer les autres différences, Hubner et Esper ne s'accordent plus. C'est eu exagérant la bande de sa Promissa 657, et les parties blanches de ses ailes supérieures, qu'il est parvenu à en faire deux espèces.

1443. Catocala Sponsa Lin.

S. N. 118 Rœs. IV pi. « 9 f. 3 Geoff. II p. 150 Wien.-Verz. X 5 Fab. 147 Esp. pi. 95 Bork. 9 Hb. 333 Haw. 3— Tr. III p. 343 Fisch. Ent. Russ. p. 196 pi. V— God. II p. 68 pi. 48 f. 2— Steph. III p. 133 Gn. Ind. p. 248 Bdv. 1331 = Nupta Wilk. pi. 68 = Pro- missa Steph. III p. 134 = la Likcnée rouge Engr. 568 a-e.

larv. Rœs. Hb.

Commune dans les bois de chênes de la plus grande partie de l'Europe, en juillet et août. Coll. Div.

La chenille est si complètement différente de celle de la Promissa, qu'il

CATOCALID.E. g I

est incroyable que Godard ait prétendu les réunir. Le papillon se dis- tingue facilement par sa taille plus grande, ses ailes supérieures d'uu gris- brun mêlé de jaune, et non de blanc ; les infér. d'un rouge plus gai ; la bande qui précède la bordure plus étroite, à angles arrondis, etc., etc.

A. Rejecta Fisch. Fiscli. Eut, Russ. p. 107 pi. V f. 2.

Elle dilTcrc (d'après l'auteur précité, car je ne l'ai pas vue en nature) par ses ailos inférieures entièrement noires, avec une ligne claire, rosée, située derrière la place de la bande médiane. L'anus est rosé. Les ailes supérieures ont un ton plus bleuâtre et plus uni, et la tache blanche qui précède les taches oi"di«aircs est plus claire et plus grande.

Russie.

Je la regarde comme une variété accidentelle.

i444' Catocala Dilecta Tork.

Bork. 12 Hb. 388 Tr. III p. 34i Gn. Ind. p. 248 Bdv. 1330 = Sponsa var. God. II p. 68 pi. 48 f . 3 = la Likenée rouge var. Engr. 568 g h ,

Larv, Tr.

Autriche, Hongrie, Italie, midi de la France, en juillet. Coll. Div.

La ligure 3 pi. 99 d'Esper, citée ici par Treitschke, ne me semble qu'une simple variété de la Sponsa.

1445. Catocala Ilia Cr. Cr. 33 BC Enc.181.

S3">"'. Ailes super, dentées, à apex un peu obtus, d'un gris-noirâtre pulvérulent, nuage de blanchâtre, de brun et de noir, avec les lignes un peu confondues : la coudée épaisse et noire, formant deu\ dents aiguës; la subterminale à dents de scie assez bien marquées. Une tache triangulaire noire, mais peu distincte, accolée au trait hasilaire. Réniforme cerclée de blanc, parfois niênic toute blanche, surtout dans les Ç, avec une petite tache blanche, anguleuse, en dessous. Ailes infér. d'un roux vif, avec la base couverte de poils noirs, une bande médiane épaisse, deux fois étran- glée, puis allant se perdre, en se coudant, dans les poils noirs, et une bor- dure noire, assez large, avec deux siiuis profonds dans sa moitié interne, et ne laissant entre elles et la bande précitée qu'une bande rousse à peine de la largeur de cette dernière et encadrée de noir de tous côtés. Eclian- crurc du bord externe iciutéc de roux, se délayant en jaune clair. —Te-

92 CATOCALIDiE.

melle semblable, ayant ordinairement l'espace médian moins mêlé de blanc.

Amérique Septentrionale , en mai , dans les bois de chênes et sur la li- sière des prés. Coll. Div. Ne paraît pas rare.

La chenille a le port de notre Nupta. Elle est d'un gris-verdâtre, avec la tête saillante, concolore, mais entourée postérieurement de noir. Tous les trapézoïdaux sont saillants et forment des pointes pyramidales inégales; celles des à", 8" et 11" anneaux sont plus élevées. Au-dessus de la place, occupée d'ordinaire par les lignes stigmatale et sous-dorsales, sont des bandes ondulées, irrégulicres, noirâtres, évidées au milieu et se liant en une seule. Une liture noire occupe les côtés du 8<^ anneau. Elle vit sur le Callicarpa americana, le Quercus coccinea et d'autres chênes.

A.

Les super, plus noires, avec la taciie réniforme à peine blanchie, et celle qu'elle surmonte, d'un noir profond, au lieu d'être blanche.

Même provenance. Coll. Gn.

Cette Catocala paraît varier beaucoup quant aux dessins des ailes su- périeures.

i446- Catocala Uxor Gn.

70mm. Ailes super, dentées, d'un gris-jaunàtre pulvérulent,. légère- ment nuage de blanc et de noir, mais sans place bien marquée de l'une de ces couleurs. Les lignes peu accusées et perdues dans la couleur du fond ; les nervules perdues dans des litiires noires, délayées sur l'espace termi- nal. La taclie réniforme concolore, mais entourée d'un anneau d'un blanc- bleuâtre assez distinct ; la subréniforme irrégulière, presque égale, un peu plus claire seulement que le fond. Ailes infér. d'un roux vif tirant sur le rouge, vers le bord abdominal, mais plus jaunâtre en approchant de la côte, avec des poils noirâtres à la base, une bande médiane birn entière, d'abord large, coudée à angle droit vers la nervure sous-médiane, puis faisant, près du bord abdominal, un nouveau coude, pour aller rejoindre les poils noirâtres, et laissant entre elle et la bordure, qui a un renflement principal et bien marqué, traversé par les 3'' et inférieures , un espace étroit et bien parallèle, à partir de ce renflement, jusqu'au bord abdomi- nal. Teinte du dessous couleur de melon.

Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Une 9-

La figure de VlHa Cram. s'applique presque aussi bien à cette espèce qu'à celle que j'ai ainsi nommée.

CATOCAUDiE.

93

ttttt (Monnonia Hb.) i447' Catocai.a Lacrymosa. Fidua Enc. 189?

80""". Ailes supér. dentées, prolongées et un peu aiguës à l'apex, d'un gris-noir pulvérulent, mêlé de brun et de blanc. Toutes les lignes confondues au premier abord, dans le fond : les deux médianes éclai- rées de blanc au bord interne ; la coudée profondément sinuée, ayant deux dents égales, aiguës et prolongées vis-à-vis de la cellule, et une rentrée très-forte au-dessus de la sous-médiane. ?Juance brune qui la suit limitée immédiatement par la subterminale, qui est bien marquée et très-noire. Points subterminaux très-éclairés de blanc. Ailes infér. d'un noir de ve- lours uni, avec la frange blanche, profondément dentée de noir; leur dessous d'un blanc-bleiiàtre à la base, puis noires et divisées par une ban- delette blanche, serpentante, bien nette.

Amérique Septentrionale. Coll. Gn. Un beau cT.

Il est facile de la distinguer d'Epione en lisant les descriptions que j'ai faites exprès dans les niOnies termes.

i/f/jS. Catocala Epione Dr. Dr. I p. /i6 pi. 23 f. 9 Cram. 102 ef— Fab. 163 Enc. 190.

65""". Ailes supér. dentées, prolongées et un peu aiguës à l'apex; d'un pris-noir pulvérulent, mêlé de brun et de blanchâtre. Lignes médianes très-disliuctcs, épaisses, noires : la coudée sinuée, ayant une dent plus saillante vis-à-vis de la cellule, et une rentrée médiocre et a traits arrondis sur la sous-médiane. Nuance brune qui la suit formant une bandelette bien tranchée, séparée par une bande vague, blanchâtre, de la subterminale, dont le milieu seulement est bien visible. Tache réniforme brune, vague, contiguë à la subréniforme, qui est très-distincte, claire et bordée de noir. Ailes infér. d'un noir de velours uni, avec la frange blanche très-entière. Dessous des mêmes d'un noir-violàtre, sur lequel on distingue ;\ peine un commencement de bande médiane , et la base légèrement teintée do bleuâtre.

Amérique Septentrionale, à la fin de mai. Coll. Div. Paraît répandue dans tout le continent septentrional.

Chenille d'un gris-carné, marbré de gris-bleuâtre, sans éminsnces bien sensibles, avec la sous-dorsale noire, interrompue au milieu de chaque anneau, elle est ouverte, par un point blanc, la siigmatale d'un gris- noir, serpentante et surmontée d'une autre bande pins pâle. Tête concolore, avec deux points rouges sur le vertcx. Vit sur